Ségolène Royal veut revenir sur l'interdiction des feux de cheminée à Paris et en Ile-de-France

Ségolène Royal veut revenir sur l'interdiction des feux de cheminée à Paris et en Ile-de-France

Publié le :

Mardi 09 Décembre 2014 - 08:45

Mise à jour :

Mardi 09 Décembre 2014 - 09:39
La ministre de l'Environnement Ségolène Royal veut revenir sur l'interdiction des feux de cheminée en Ile-de-France, qui devait prendre effet au 1er janvier 2015.
©alexandre Duret-Lutz
PARTAGER :

Pierre Plottu

-A +A

Interdira, interdira pas? Alors que l'interdiction des feux de cheminée en Ile-de-France à partir du 1er janvier 2015 était actée et désormais connue de tous, ou presque, Ségolène Royal veut finalement revenir sur cette décision.

L'Express assure ce mardi que la ministre l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie Ségolène Royal, qui avait probablement donné son accord avant que la décision ne soit prise, n'est désormais plus d'accord avec le préfet de la région Ile-de-France. Elle compte ainsi revenir sur l'arrêté préfectoral qui fixait l'interdiction de faire des feux de cheminée à Paris et dans 435 communes franciliennes.

Ce texte prévoit une interdiction de faire du feu dans un âtre qui ne serait pas équipé d'un insert (caisson métallique à l'intérieur). Les Franciliens concernés, qui seraient au nombre de 100.000, sont ainsi nombreux à avoir déjà fait les travaux de mise en conformité. Une démarche qui a un coût, de 3.000 à 6.000 euros selon le modèle de cheminée à équiper, et qui permet de réduire jusqu'à 90% la quantité de particules fines émises par les feux.

Car ce sont bien ces particules, cancérogènes, qui sont dans le viseur des autorités. Cette mesure d'interdiction ainsi que celles annoncées récemment par Anne Hidalgo contre le diesel à Paris vont ainsi dans le sens d'une amélioration de la qualité de l'air. Et de la santé des habitants de la capitale, où la majeure partie de la pollution atmosphérique provient de la circulation et des systèmes de chauffage, même s'il existe une controverse sur les chiffres exacts.

Quoi qu'il en soit, à trois semaines de la date butoir prévue par l'arrêté préfectoral, il fait peu de doute que les Franciliens ne souhaitent qu'une chose: être fixés rapidement.

 

 

Un peu plus de 100.000 habitants de l'Ile-de-France sont concernés par la mesure.


Commentaires

-