Sida: les malades vivent, presque, normalement grâce à la trithérapie

Bonne nouvelle mais...

Sida: les malades vivent, presque, normalement grâce à la trithérapie

Publié le :

Jeudi 11 Mai 2017 - 12:50

Mise à jour :

Jeudi 11 Mai 2017 - 12:55
D'après une étude publiée ce jeudi dans la revue "The Lancet HIV", l'espérance de vie des personnes atteintes du sida en Europe et en Amérique du Nord a augmenté d'environ dix ans depuis l'introduction de la trithérapie. Une bonne nouvelle puisque de nombreux séropositifs ont désormais la même espérance de vie que la population générale.
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Une étude publiée ce jeudi 11 dans la revue The Lancet HIV a révélé que l'espérance de vie des séropositifs d'Europe et d'Amérique du Nord a augmenté d'environ dix ans depuis la mise en place de la trithérapie en 1996. L'étude a été réalisée auprès de 88.504 patients originaires de 18 pays d'Amérique du Nord et d'Europe ayant subi une trithérapie entre 1996 et 2010.

Cette méthode de soin à permis aux personnes atteintes du sida de prolonger leur espérance de vie de manière considérable, de nombreux patients ont désormais la même que la population générale. Pour les chercheurs, pilotés par l'université de Bristol ce sont les combinaisons antirétrovirales qui sont en grande partie à l'origine de cette avancée.

En effet, le choix des traitements est plus large pour les patients, les associations médicamenteuses sont aussi moins toxiques et enfin, les protocoles de soins sont mieux respectés. Les trithérapies, aussi appelées combinaisons antirétrovirales, sont composées de trois substances ou plus pour empêcher le VIH de se reproduire dans le corps et ainsi éviter les dommages qu'il inflige au système immunitaire.

D'après les scientifiques, l'espérance de vie d'un patient de vingt ans qui aurait commencé son traitement à partir de 2008, et n'étant pas décédé lors de la première année de traitement, peut aujourd'hui atteindre l'âge de 73 ans pour un homme et 76 pour une femme. Pourtant, les chercheurs ont remarqué que les personnes infectées par le VIH par des injections de stupéfiants n'avaient pas obtenu les mêmes résultats: leur espérance de vie reste plus faible que celle de la population générale.

Cependant cette bonne nouvelle ne doit pas faire baisser la vigilance de la population quant à la prévention contre le virus du sida, qui reste une maladie incurable qui suppose un traitement à vie. En 2015, 1,1 million de personnes étaient mortes des suites du sida selon Onusida, l'organisation des Nations unies en charge de la lutte contre le sida dans le monde.

C'est une bonne nouvelle pour les personnes atteintes du sida mais la prévention ne doit pas être mise de côté.

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