Terrorisme et lutte antidrogue: bientôt l'interdiction des avertisseurs de radars?

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Terrorisme et lutte antidrogue: bientôt l'interdiction des avertisseurs de radars?

Publié le 29/04/2017 à 12:03 - Mise à jour à 12:29
©Regis Duvignau/Reuters
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Un projet de décret du ministère de l'Intérieur envisage d'interdire la détection des forces de l'ordre par les avertisseurs de radars comme Coyote ou Waze dans certaines circonstances. Les autorités évoquent notamment le risque terroriste pour justifier cette mesure.

Ils sont devenus le compagnon de route de très nombreux automobilistes. Ce sont 88% des conducteurs français âgés de 18 à 45 ans qui utiliseraient un avertisseur de radars. Du moins pour l'instant car la législation pourrait se durcir en la matière.

Les détecteurs de radars (qui repèrent leur présence) et brouilleurs sont déjà interdits, au contraire des avertisseurs qui se contentent d'indiquer des "zones de danger" et de faire vivre une communauté de conducteurs qui se préviennent entre eux. Une pratique qui pourrait bientôt être plus sévèrement réglementée

Un projet de décret propose en effet de rendre "invisibles" à ces systèmes les forces de l'ordre, mais uniquement dans des circonstances définies. Il ne s'agit donc pas d'interdire purement et simplement les avertisseurs de radars.

Le ministère de l'Intérieur reconnaît d'ailleurs que, d'une certaine façon, ces applications peuvent avoir un effet bénéfique sur la sécurité routière via la fameuse "peur du gendarme". "Le signalement des forces de l'ordre peut contribuer à faire baisser la vitesse", concède-t-il. En revanche, il s'inquiète de l'utilisation qui peut en être faite "en cas d'alcoolémie, de consommation de drogues, de recherche d'individus, notamment terroristes, criminels ou évadés de prison".

L'idée serait donc que les forces de l'ordre déployées dans des opérations de cette nature ne puissent plus être repérées, tout en laissant aux automobilistes la possibilité de se voir signaler les contrôles de vitesse. Un paradoxe qui devrait nécessiter une consultation entre les entreprises qui proposent ces services et les autorités.

Mais le concept fait cependant déjà grincer des dents certains automobilistes qui y voient un moyen d'interdire purement et simplement la signalisation des contrôles de vitesse. Une pétition de la Ligue des conducteurs adressée à la Commission européenne contre ce décret qui en est encore au stade de projet a déjà récolté plus de 140.000 signatures.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Le ministère de l'Intérieur reconnaît des avantages aux avertisseurs de radars, mais souhaiterait en limiter l'usage dans certains cas.

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