Un drone comme cadeau de Noël: où, quand et comment est-il légal de l'utiliser ?

Un drone comme cadeau de Noël: où, quand et comment est-il légal de l'utiliser ?

Publié le :

Lundi 26 Décembre 2016 - 11:17

Mise à jour :

Lundi 26 Décembre 2016 - 11:29
Alors que de nombreux drones ont dû être offerts cette année, la réglementation n'est pas forcément connue de tous les pilotes amateurs. Si les interdictions sont nombreuses, il reste possible d'utiliser son drone à condition de respecter certaines limites.
©Don McCullough/Flickr
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Parmi les cadeaux de Noël devaient cette année encore se trouver de nombreux drones. Et à peine l'engin déballé, l'envie de l'essayer prend le dessus. Alors pourquoi ne pas faire un premier essai dans le jardin, dans un parc, en volant le plus haut possible et cela même si la nuit est déjà presque tombée en ce mois de décembre?

Parce qu'il est probable que cette utilisation soit illégale. En effet, face au développement de ces drones de loisir et aux risques qu'ils génèrent, les règles concernant le pilotage et le vol des drones ont été revues en 2015.

La plus importante et la plus restrictive d'entre elles concerne les zones qui peuvent être survolées. Le plus simple pour savoir si le survol est autorisée est de consulter la carte interactive mise à disposition par le gouvernement sur son géoportail.

Il y est possible de rentrer une adresse précise, mais au premier coup d'œil, on peut constater que le survol des agglomérations, notamment de Paris, est interdit (en rouge). Autres zones interdites facilement reconnaissables sur la carte par de longs rectangles parfaitement dessinés, les aéroports et aérodromes pour des raisons évidentes de sécurité. De même que les sites "sensibles" tels que les bases militaires ou centrales nucléaires. De plus, faire voler son drone dans les zones voisines nécessite une autorisation préalable.

Au regard de cette carte, il peut sembler nécessaire de parcourir des kilomètres pour un moment de plaisir. Mais le préfet peut décider de réserver certaines aires et horaires à la pratique de l'aéromodélisme. Ainsi à Paris, Anne Hidalgo avait annoncé en septembre dernier l'autorisation de vol un dimanche par mois dans certains lieux de la capitale.

De même, l'interdiction ne concerne pas l'espace privé, comme un jardin. En revanche le pilote est tenu où qu'il soit de respecter certaines pratiques comme "une vitesse et une hauteur maximale adaptées à l’environnement immédiat (bâtiments, arbres, …) et permettant de limiter les risques en cas de perte de contrôle". Cette hauteur ne doit jamais excéder 150 mètres. De plus, le vol de nuit est interdit et le pilote doit constamment garder le contact visuel avec son appareil et ne pas survoler les personnes.

Enfin, il est rappelé par la notice mise en ligne par le ministère du Développement durable les impératifs de respect de la vie privée.

A noter que ces règles sont plutôt moins restrictives que les anciennes qui interdisaient le survol de "l'espace public" en général. Si les drones sont régulièrement pointés du doigt pour les risques qu'ils présentent, les autorités ont donc également voulu tenir compte du développement de ce loisir.

(Voir ci-dessous la vidéo du gouvernement sur l'usage des drones de loisir):

 

Les drones de loisir sont interdits en agglomération, mais il existe des dérogations et exceptions.


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