Usage inhabituel ou trop fréquentés: les lits des étudiants du Crous de Rennes surveillés?

Usage inhabituel ou trop fréquentés: les lits des étudiants du Crous de Rennes surveillés?

Publié le :

Jeudi 07 Septembre 2017 - 13:10

Mise à jour :

Jeudi 07 Septembre 2017 - 13:15
©Capture d'écran YouTube
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Scandale dans une résidence universitaire du Crous de Rennes: les lits seraient surveillés. Des capteurs relèveraient ainsi (en temps réel) toute activité anormale à des fins de "maintenance préventive" selon la société qui les commercialise...

Il s'agit d'"observer l'usure du lit", selon le fabricant. Il n'empêche que la polémique enfle depuis que les étudiants logeant dans une résidence universitaire du Crous de Rennes ont appris que leurs lits ont été équipés de capteurs. Objectif assumé par la société qui a imaginé ces couches, citée par Ouest-France: surveiller toute activité jugée anormale pour "planifier l'entretien préventif". Sauf que les élèves disent ne pas avoir été prévenus...

"Lorsqu'un étudiant prend son lit pour une barre de tractions ou quand le matelas se transforme en canapé pour dix personnes, nous sommes au courant", détaille Paul Malignac, directeur général d’Espace Loggia qui a conçu ces lits. Des données collectées en temps réel: "en cas d’urgence, un SMS est envoyé automatiquement à un agent technique qui peut intervenir dans la chambre". La société est ainsi très fière de cette "première mondiale" prévue toutefois pour être conduite sur la base du volontariat.

Contrairement à ce qu'indique Ouest-France, la société Artisans IoT (filiale d'Espace Loggia) a publié sur son site une réaction indiquant que le test pilote au Crous de Rennes n'a pas débuté. "Les données collectées sont entièrement anonymes. En aucun cas elles ne donnent des informations privées sur la vie de l’étudiant dans sa chambre ou à proximité", assure ainsi l'entreprise. Ce qui entre toutefois en contradiction avec la possibilité d'intervention d'agent technique dans une chambre précise et en temps réel.

Des étudiants sont quoi qu'il en soit choqués. "J’aurais aimé qu’on me prévienne", dit l'un, cité par le quotidien régional, tandis qu'un autre souligne la question du respect de la vie privée: "C’est vraiment limite. On dirait de l’espionnage". A l'inverse, d'autres estiment que "c'est bien pour la sécurité".

Certains étudiants dénonce le côté "Big Brother" du dispositif.

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