Vitesse limitée à 80 km/h sur les routes: "300 à 400 vies" sauvées par an

Sécurité routière

Vitesse limitée à 80 km/h sur les routes: "300 à 400 vies" sauvées par an

Publié le :

Jeudi 21 Décembre 2017 - 14:48

Mise à jour :

Jeudi 21 Décembre 2017 - 14:57
La réduction de la vitesse maximum autorisée de 90 km/h à 80 km/h hors agglomération et sur les routes sans séparation physique entre les voies, déjà expérimenté dans certaines zones, devrait être généralisée à toute la France dès 2018
©Charles Platiau/Reuters
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Les préfets ont reçu de la Sécurité routière un document dans lequel sont détaillés des arguments en faveur de l'abaissement de la vitesse autorisée hors agglomération, selon le site moto-net.com (source). Ce dernier rappelle en préambule que la France est confrontée à une hausse ininterrompue de la mortalité routière qui s'est accrue de 3,5% en 2014, de 2,3% en 2015 "avant de se stabiliser en 2016 (+0,5%)".

Selon Le Parisien, la mesure a été présentée la semaine dernière aux préfectures. Or, affirme la Sécurité routière, une baisse de la vitesse maximale autorisée (VMA) de 90 à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central pourrait "orienter durablement la courbe de la mortalité routière à la baisse". En effet, il apparaît que la vitesse est la première cause de mortalité sur les routes de France, "avec plus de 1 .000 décès par an (...) devant l'alcool et les stupéfiants". Une baisse de la VMA de 10 km/h pourrait ainsi sauver entre "300 et 400 vies par an" selon la Sécurité routière.

Lire aussi - Vitesse réduite à 80 km/h et taux d'alcool: c'est décidé

Le document fait également valoir les autres impact positifs induits, selon la Sécurité routière, par cette mesure sur la fluidité du trafic, l'environnement (-30% d'émissions de polluants) et le budget des automobilistes, qui économiseraient "120 euros par an, en moyenne, de carburant". Il faudrait "environ six mois" pour mettre en place cette nouvelle VMA, souligne l'argumentaire, et "environ 400.000 kilomètres" de routes seraient concernés.

Le projet est fortement controversé. Il y a dix jours, le Premier ministre Edouard Philippe s’y est dit favorable "à titre personnel". Une décision devrait être prise lors du Comité interministériel de la sécurité routière qui se tiendra "probablement le 18" janvier. Une autre proposition visant à relever la vitesse limite à 100km/h sur les tronçons jugés plus sûrs aurait finalement été abandonnée, de même que l'abaissement du taux d'alcoolémie autorisé de 0,5 g par litre de sang à 0,2g. Mesure qui aurait été jugée trop difficile à faire passer en même temps que la réduction de la vitesse.

La vitesse devrait être réduite à 80 km/h au lieu de 90 km/h.

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