La guerre 14-18 racontée aux enfants à travers l'amitié d'un adolescent et de son cheval: c'est le thème de ''Cheval de guerre'', le nouveau film de Steven Spielberg qui sort sur les écrans français ce mercredi 22 février.
Quatre mois après son Tintin en 3D, revoici Steven Spielberg sur les écrans. Avec, cette fois-ci, une belle histoire mélo et rétro qui fleure bon le grand cinéma classique, technicolor et grands espaces, saga en temps de guerre, amitié à la vie à la mort entre un ado et un cheval: Cheval de guerre, son nouveau film –peut-être le plus maîtrisé d'une carrière déjà exceptionnelle.
Le film est tiré d'un livre pour enfants de Michael Morpugo paru en 1982, qui avait déjà été adapté au théâtre à Londres en 2007. Tout commence, dans les paysages splendides de la campagne anglaise, au début de la Première guerre mondiale, par la naissance d'un magnifique poulain. Il est vendu aux enchères à un fermier, subjugué par sa beauté.
Son fils Albert (Jeremy Irvine) se prend aussi d'amitié pour le cheval, qu'il surnomme Joey, et qu'il va dresser, à force de patience et d'amour. Mais le fermier (Peter Mullan), sa femme (Emily Watson) et leur fils ne roulent pas sur l'or, et ont surtout besoin d'un cheval de labour, pas d'un pur-sang. Le brave Joey va donc apprendre à labourer –seul moyen d'aider la famille à payer le loyer de la ferme.
Ce n'est pourtant que le début des malheurs du petit cheval. Le pays est en guerre, les chevaux sont réquisitionnés pour aller au front, vraie boucherie où la plupart finiront comme chevaux de trait dans l'artillerie et seront massacrés par les canons. Joey est donc vendu à l'armée, et embarqué pour le continent.
Albert n'a qu'une envie, partir à sa recherche, le retrouver, le sauver d'une mort attendue. Mais Albert est trop jeune pour faire la guerre. Et avant que des retrouvailles ne soient possibles, il va s'en passer des choses, pour Joey, le courageux « cheval de guerre », dans le nord de la France, sous les obus, dans les tranchées, dans la campagne, sous la neige ou sous le soleil, dans la ferme d'un Français amateur de confitures et de pigeons voyageurs (Niels Arestrup) ou dans l'infirmerie au milieu des morts et des blessés.
C'est un film de guerre, où l'on retrouve parfois des ambiances d'Il faut sauver le soldat Ryan, mais raconté aux enfants, en insistant davantage sur cette amitié entre Albert et Joey que sur les combats meurtriers, pourtant bien présents en toile de fond. « Le film ne dit pas qui a tort ou raison. Il s'agit vraiment du lien qui se noue entre les personnages et le cheval », dit Spielberg. « Les chevaux ne font pas de politique, ils ne se préoccupent que de leurs fardeaux. C'est le point fondamental du récit qui lui confère de l'humanité au beau milieu de la guerre ».
L'histoire est belle, le scénario est très mélo (certaines scènes, à la fin, tireront des larmes aux spectateurs) et les bons sentiments débordent de partout. Mais c'est surtout un film d'une maîtrise exceptionnelle, dans lequel Steven Spielberg prouve une nouvelle fois –mais en a-t-il vraiment besoin?– qu'il est un cinéaste hors du commun. Ce Cheval de guerre marquera sa filmographie, même s'il n'atteint pas la gloire des précédents chefs d'oeuvre du réalisateur que furent Les dents de la mer, Rencontres du troisième type, Les aventuriers de l'Arche perdue, E.T. l'extra-terrestre, Jurassic Park, La liste de Schindler, Il faut sauver le soldat Ryan, Minority Report ou Munich.
La grande vedette du film est bien sûr Joey, dont le dresseur a fait des merveilles pour des scènes tournées, assure Spielberg, sans trucages numériques. Celle dans laquelle le cheval court dans les tranchées puis se retrouve coincé dans les barbelés, au beau milieu du no man's land entre Allemands et Français, est impressionnante.
L'autre nouveau venu au cinéma est Jeremy Irvine, un jeune homme de 20 ans qui fait moins que son âge et interprète Albert. « Je ne voulais pas quelqu'un qui avait joué dans d'autres films », explique Spielberg. « Je désirais un nouveau visage. Joey était un illustre inconnu, alors il fallait qu'il en soit de même pour Albert ». C'est sans doute ce qui donne au film cette authenticité et cette candeur, que ne vient pas perturber la virtuosité de la réalisation.
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oeildelynx, le 25 mai à 10:25
patatrick, le 25 mai à 10:25
Cocotte, le 25 mai à 10:24
bercegayant, le 25 mai à 10:23
Encore un doux rêveur ! ! On est bien parti ! ! ! Monsieur ...
brigitteh, le 25 mai à 10:20
Je me suis réjouie trop tôt! j'avais mal compris et je croyais que du coup, chic alors, Copé ne ...
nellyolson, le 25 mai à 10:11
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HeyBaal, le 25 mai à 09:50
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Bluesun, le 25 mai à 08:13
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