Loin de ses rôles de séducteur, George Clooney révèle une nouvelle facette de son talent en interprétant un personnage de loser dans ''The Descendants'', sur les écrans français ce mercredi 25 janvier. Et se place en bonne position dans la course à l'Oscar.
Quelques kilos en trop, en chemisettes hawaïennes ridicules et en tongs, l'air paumé du loser, marié à une femme de son âge (c'est rare) mais cocu et bientôt veuf, bousculé par ses filles qui ne lui obéissent pas, du vague à l'âme à en revendre, et des questions existentielles qui lui tombent dessus d'un seul coup. C'est l'autre George Clooney.
Pas le tombeur de ces dames au sourire charmeur, pas le séduisant Dr Ross de la série Urgences, pas l'icône publicitaire Nespresso au savoureux « What else? », pas le brillant politicien de son dernier film comme acteur et réalisateur, Les marches du pouvoir. Non, l'autre George Clooney, le fragile, celui qui pleure –et fait pleurer– dans The Descendants, le nouveau film d'Alexander Payne.
Attention Jean Dujardin, le danger s'appelle George pour l'Oscar du meilleur acteur, dans un mois à Los Angeles. Aux Golden Globes récemment, il y avait deux catégories : les comédies et les films dramatiques. Dans la première, The Artist et Dujardin l'ont emporté, et dans la seconde ce sont The Descendants et Clooney. Aux Oscars, il n'y aura qu'une catégorie...
Avocat à Hawaï, Matt King (George Clooney) voit sa vie basculer le jour où sa femme, victime d'un accident de ski nautique, est hospitalisée pour un coma dont elle ne sortira jamais. Jusqu'alors il avait été un père pas très attentionné, et le voici obligé de s'occuper de ses deux filles, Scottie, 10 ans, gamine vive et insouciante, et Alexandra, 17 ans, ado rebelle envoyée en pension. Aucune des deux ne respecte son autorité, il ne sait pas quoi faire pour lier avec elles des liens qui étaient jusqu'alors superficiels. « J'ai toujours été le parent de remplacement, la doublure », reconnaît-il.
Mauvais père, mais aussi mauvais mari. Il apprend, de la bouche d'Alexandra, que sa femme le trompait. Dès lors, comment pardonner à celle qui est en train de mourir à petit feu sur son lit d'hôpital, inconsciente et sous perfusion? Comment continuer à élever ses filles dans ces conditions? Matt King prend la décision d'aller, avec ses deux filles, à la recherche de l'ex-amant de sa femme. Pas pour lui casser la gueule, mais pour lui annoncer sa mort prochaine...
Le ton du film est doux-amer, avec un humour entre le gris foncé et le noir parsemant une histoire très mélodramatique. Aux côtés de George Clooney –dont c'est peut-être le meilleur rôle–, les personnages sont attachants, notamment sa fille aînée Alexandra (interprétée par Shailene Woodley, qui fait ses débuts au cinéma après plusieurs séries télé) et son drôle de copain. On regrettera juste un excès de musique hawaïenne, guitare, banjo et ukulélé à la limite de l'overdose, même si le réalisateur évite soigneusement de transformer Hawaï en carte postale.
Bien placé dans la course aux Oscars, The Descendants est le cinquième film d'Alexander Payne, expert dans la description des failles intimes et des faiblesses cachées de ses personnages. Ses deux derniers lui avaient valu cette réputation auprès des critiques et du public: en 2002 Monsieur Schmidt (avec Jack Nicholson) et en 2004 son plus gros succès, Sideways (avec Paul Giamatti), Oscar du meilleur scénario. Tous deux décrivaient déjà des personnages à un tournant de leur vie, contraints de faire le point sur leur existence et sur leurs rapports avec les autres.
Ici aussi, dans The Descendants, Alexandre Payne dit des choses graves sur un ton badin, et s'interroge sur le deuil, le pardon, les relations entre parents et enfants, les racines familiales, les ancêtres et la descendance, la trace que chaque être humain est amené à laisser sur cette terre. On rit beaucoup, les situations cocasses et la candeur des personnages font passer de bons moments, mais on n'est jamais loin d'avoir la larme à l'oeil ou le coeur serré. Comme George Clooney, qui balance entre les deux, optimisme et vague à l'âme, motivation et découragement –mais à la fin, c'est l'émotion et l'envie de vivre qui ont le dessus.
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max0001, le 25 mai à 10:56
LARVAN, le 25 mai à 10:56
c'est dans ce rgistre que l'UMP devrait avoir sa place mais à première vue A Juppé ne l'a pas ...
chauffeur-livreur, le 25 mai à 10:56
baddy34, le 25 mai à 10:50
Ptet bien, mais la la police n'a rien à voir dans cet accident. Alors pourquoi des émeutes si ce ...
spide, le 25 mai à 10:49
Ah… quelle belle ville, je n’habite pas bordeaux mais, j’ai entendu parler du pédé de ...
nellyolson, le 25 mai à 10:11
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HeyBaal, le 25 mai à 10:45
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Bluesun, le 25 mai à 08:13
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pasloi, le 25 mai à 10:34
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rafale, le 24 mai à 20:02
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