Par Philippe P
A propos de l'auteur
Né l'année du lancement de la série XIII sur une terre qui a donné naissance à quelques grands noms du 9ème art (dont Jacques Martin et Blutch), je n'ai pas vraiment été élevé dans le culte de la bande dessinée, même si la littérature a bercé ma jeunesse. Mon enfance est partagée entre les incontournables de la ligne claire et les comics Disney et Marvel. Ce n'est qu'à l'adolescence - par le biais de ma passion pour l'aéronautique, de Buck Danny, de Tanguy et Laverdure, de Biggles et des autres - que je m'aventure vraiment dans les méandres de la bande dessinée. Un univers sans fin dans lequel j'aime me perdre, cueillant au passage quelques perles qui feront autant de grands moments de lecture. De Bilal à Goscinny, de Van Hamme à Tardi, ces influences plurielles guident toujours mes choix aujourd'hui et prouvent qu'il existe de la bande dessinée pour tous les goûts. L'important étant d'essayer avant de juger.
Pas de sélection la semaine dernière vaut double ration aujourd'hui. De quoi vous offrir un éventail de choix plus large, de l'espionnage au polar en passant par le roman graphique historique ou encore la chronique sociale. Bonne lecture à tous !
Officier de la Grande armée, Malicorne ne sait pas vraiment quoi faire à son retour à la vie civile. Mettant à profit sa grande connaissance des armes, il devient tueur et duelliste professionnel. Un travail qui le classe cependant parmi les rebuts de la société. Son incroyable instinct de survie attire l'attention du préfet de Paris qui le charge d'une périlleuse mission : infiltrer une société secrète et éliminer son gourou.
Il est des albums dont la qualité semble immédiatement une évidence. Histoire originale, découpage au poil, personnage intrigant : le scénario de Malicorne est particulièrement soigné, ce qui donne au récit une fluidité et une cohérence devenues trop rares dans la bande dessinée dite grand public. Le dessin, de facture assez classique, est lui aussi de grande qualité et rappelle celui de certains maîtres de la BD réaliste. A découvrir de toute urgence !
Malicorne - Première partie, Le Gris, Bezançon, Montaigne et Bouët, éd. 12bis, 55 p., 13,50 euros, disponible
Avec cette histoire des relations entre les États-Unis et le monde arabo-musulman (auquel est associé l'Iran), Jean-Pierre Filiu et David B. tentent d'expliquer le présent par le passé. Ce premier volet, qui couvre 160 ans d'Histoire et deux guerres mondiales, débute par les campagnes contre les provinces barbaresques et s'achève par la chute de Mossadegh, premier ministre iranien écarté du pouvoir par un coup d'état fomenté depuis Washington. Un excellent album au récit rythmé et passionnant. Le dessin de David B. brille par sa virtuosité et la richesse de ses détails. Surfant sur la vague de le roman graphique historique popularisé par Joe Sacco, les deux auteurs livrent un album distrayant et didactique.
Les Meilleurs ennemis - Première partie 1783-1953, Filiu et David B., éd. Futuropolis, 120 p., 20 euros, disponible
Deux étranges personnages effectuent un voyage à travers le temps et l'espace en quête des origines du big-bang. Perdus dans un univers où les ondes cosmiques valsent au gré des trous noirs, leur progression vers la vérité est ponctuée d'explications comico-scientifiques à scotcher un Einstein sur son siège.
Vous cherchez un album inclassable, un objet littéraire non-identifié, un spécimen unique, bref un truc. Et bien en voici un qui ne risque pas de vous laissez indifférent. Album mêlant humour corrosif et délire scientifique, (Vue d'artiste) est tout simplement unique en genre. Ou peut-être est-ce plutôt son auteur, le mystérieux Francis Masse, qui reste une énigme, lui qui n'avait plus sorti une bande dessinée depuis 1987. Un album décoiffant à la lecture néanmoins lourde et parfois pénible. L'essentiel étant de ne pas se décourager car le jeu en vaut vraiment la chandelle.
(Vue d'artiste), Francis Masse, éd. Glénat, coll. 1000 feuilles, 56 p., 15 euros, disponible
Né aux États-Unis de parents vietnamiens, GB Tran ne s'intéresse pas vraiment à ses racines. Pour lui, ce pays du bout du monde ne signifie pas grand chose, mise à part quelques films de guerre. Il accepte néanmoins d'accompagner sa famille au Vietnam à la mort de sa grand-mère. C'est une révélation. S'il persiste tout d'abord à rejeter cette double-culture, il prend rapidement conscience du passé de ses parents et des difficultés qu'ils ont enduré pour fuir leur pays et s'installer aux États-Unis. Retraçant le parcours d'une famille vietnamienne de l'occupation japonaise à la chute de Saigon en 1975 en passant par la guerre d'Indochine et celle du Vietnam, cette autobiographie est à la fois un voyage initiatique et un récit historique qui tient autant du Maus de Spiegelman que du Gaza 1956 de Joe Sacco.
Vietnamerica, GB Tran, éd. Steinkis, 285 p., 25 euros, disponible
1943. Albert Clavier a 16 ans et insiste impuissant à l'occupation de son pays par les troupes allemandes. Trois ans plus tard, la situation s'inverse. Après s'être engagé dans la Coloniale, il part pour l'Indochine où l'armée française combat les terroristes du Viêt Minh. Communiste, il sympathise rapidement avec les populations locales. Arrivé à un point de non-retour et ulcéré par les exactions commises par ses camarades, Albert choisit de déserter et de rejoindre la résistance au nom de la liberté. Quitte à passer pour un traître.
Après ses travaux remarqués sur Gaza et la Palestine, Maximilien Le Roy, futur ex-dessinateur (puisqu'il a décidé de plus se consacrer qu'à l'écriture) très engagé, s'est intéressé au Vietnam et cette douloureuse histoire qui le lie à la France. Adaptant un ouvrage autobiographique écrit par Albert Clavier (décédé récemment, mais que Le Roy a rencontré), il livre un récit poignant sur le destin tragique d'un homme de convictions. Un album au dessin vif et parfois minimaliste rehaussé d'aplats de couleur qui prend malheureusement trop souvent un ton partisan et naïf.
Dans la nuit la liberté nous écoute, Maximilien Le Roy, éd. Le Lombard, 200 p., 24,95 euros, sortie le 23 septembre
Michel, un éléphant en situation irrégulière, n'a plus de feuilles de sa plante miracle qui lui permet de lutter contre les effets du poison qui le ronge. Défiguré, il a décidé de vivre avec les autres marginaux de la Cité 14 - une ville imaginaire qui pourrait se situer dans l'Amérique des années 30 - qui sont revenus à un état semi-sauvage. La belle Vanita se morfond de sa disparition et tente de mettre fin à ses jours. Sauvée par le voisin extraterrestre de Michel, elle part à sa recherche en compagnie d'Hector, son ami et célèbre reporter du Telegraph.
Après avoir publié les quatre premiers albums de la saison 1 (initialement sortis sous forme de dix mini-livrets chez Paquet), Les Humanoïdes associés inaugurent donc la seconde saison de Cité 14, une série remarquée lors de sa première parution. Empruntant son univers à l'Amérique des années 30, ce polar-social, arrosé de touches de steampunk, fait inévitablement penser à Blacksad du fait de ses animaux anthropomorphes. Une série plaisante à la lecture dynamique et au dessin captivant.
Cité 14 - Saison 2, t.1 Chers corrompus, Gabus et Reutimann, éd. Les Humanoïdes associés, 60 p., 12,90 euros, disponible
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C'est officiel Amazon vient d'annoncer l'arrivée des livres numériques de Harry Potter.
Roi de Jupiter, le 25 mai à 11:29
je pense que la France devrait surtout se débarrasser de la génération qui est tienne est qui à ...
Robert2400, le 25 mai à 11:29
Ce ne serait pas un mal. On ne peut plus supporter les girouettes, ça
samedidix, le 25 mai à 11:28
çà serait possible peut-être de faire comme ci ou comme çà si l'entreprise était ...
yahiaoui, le 25 mai à 11:25
En Europe,ils demeurent arabo-africains,c'est à dire marocains,algériens ou tunisiens...;en ...
Izard, le 25 mai à 11:24
nellyolson, le 25 mai à 11:08
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HeyBaal, le 25 mai à 11:00
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Bluesun, le 25 mai à 08:13
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pasloi, le 25 mai à 11:06
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rafale, le 24 mai à 20:02
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