Après des mois de tergiversations et de débats houleux, le site des calanques, situé aux portes de Marseille, est devenu officiellement ce mercredi un parc national.
La création aux portes de Marseille du parc national des calanques, dont le décret a été signé ce mercredi, marque l'aboutissement de longues années de débats, parfois houleux, pour trouver un subtil équilibre entre défenseurs de l'environnement et usagers locaux.
C'est désormais officiel, le Premier ministre François Fillon, également ministre de l'Écologie depuis le départ du gouvernement de Nathalie Kosciusko-Morizet, a signé le décret et fera une visite des calanques en bateau jeudi à Cassis (Bouches-du-Rhône), dans le cadre de la campagne présidentielle.
Ce parc « nouvelle génération » est le premier à voir le jour en France depuis la loi de 2006 qui augmente la place des acteurs locaux, et le troisième parc péri-urbain au monde après Le Cap et Sydney. Son objectif : protéger un site exceptionnel, terrestre et marin, soumis à de multiples menaces comme la pression urbaine, la surfréquentation, la pollution ou encore les incendies.
L'idée prend racine dans les années 1910-1920 quand des habitants s'élèvent contre l'extension d'une carrière, raconte Benjamin Durand, directeur adjoint du Groupement d'intérêt public (GIP) porteur du projet. Puis des acteurs associatifs prennent le relais, obtenant le classement du site en 1975.
Mais ce n'est que vingt ans plus tard que l'aventure prend véritablement forme par la volonté de quelques amoureux de la nature. « Ils sont venus me voir en me disant : “ces calanques, il faut les préserver et trouver un mode unique de gestion de l'espace” », se souvient le député UMP Guy Teissier, maire de secteur, qui met en place et prend la tête du GIP en 1999.
En avril 2009, un arrêté lance officiellement la concertation, riche de 300 réunions, suivie de l'enquête publique (plus de 4.500 contributions) pour parvenir début 2012 à la charte finale, au prix de moult négociations sur la définition du périmètre notamment.
« Depuis le début, le dossier passionne »... et divise, relève Benjamin Durand. D'un côté, instances environnementales et écologistes déplorent un manque d'ambition du projet; de l'autre, pêcheurs, plaisanciers, grimpeurs, cabanoniers et élus redoutent une sanctuarisation de l'espace. Au final, « tous les usages qui se pratiquent déjà dans les calanques pourront continuer mais dans un cadre plus régulé », poursuit-il. Et Guy Teissier salue lui de « bons équilibres ».
Ainsi en mer, des zones de non-pêche seront instaurées sur 10,5% du « cœur » du parc, les jet-skis seront proscrits, la visite en bateau se fera sans messages diffusés par haut-parleur pour respecter la quiétude des lieux. Sur terre, la chasse restera autorisée, mais avec un arrêt progressif des lâchers de tir. Les randonneurs seront priés de rester sur les sentiers balisés, les activités de falaise pourront être règlementées, les pratiques sportives extrêmes seront bannies, tout comme le bivouac ou l'éclairage artificiel.
« On veut favoriser une pratique douce du territoire, explique Benjamin Durand. On y vient pour se ressourcer, on aime le côté bout du monde, loin des désagréments de la ville. » Dans cette optique, les futurs agents du parc auront pour mission première de sensibiliser le public à la protection de l'environnement, avec possibilité de verbaliser les usagers irrespectueux, et de mieux maîtriser la fréquentation (près de deux millions de personnes par an).
Pour Guy Teissier, la signature du décret, juste avant la présidentielle, sonne comme « une vraie consécration » après une bataille « aussi compliquée ». Mais les militants de la première heure, comme Denyse Ricard-Maubon, fondatrice du collectif « Un parc national pour les calanques », sont, en revanche, beaucoup moins enthousiastes : « C'est un parc politique, on a tout permis à tout le monde, estime cette habitante dont la famille vit depuis sept générations à Sormiou. Il le fallait, mais il n'est pas bon. »
La majorité UMP de Marseille a émis un avis favorable pour le futur par des Calanques qui doit ...
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En espérant que ce "label" protège le parc, la faune et flore et que cela ne devienne pas une manne touristique, faut se méfier de l'UMP qui fait feu de tout bois, superbes calanques de Marseille, classées à l'UNESCO avant tout.
amazonia, le 18 mai à 12:54
la critique : RECIPROCITE ? UMPS ? les humoristes plus mous ! comme notre capt'ain de ...
amazonia, le 18 mai à 09:55
vous dite = LA FRANCE en récession? des emprunts pour qui? Distribution de millions au Mali ...
amazonia, le 17 mai à 19:56
la guerre du mensonge aussi le poid des mots et choc des photos! PSG tour eiffel =qatar l'image ...
MESSAWOOD57, le 17 mai à 19:48
Qu’a-t-il donc, l’ex- chargé des relations WWF France ? En refusant ainsi la hausse de la ...
MESSAWOOD57, le 17 mai à 19:39
Le vieux divague et va plus loin jusqu’à rêver une troisième guerre mondiale. Donc, la ...
nellyolson, le 12 mai à 10:07
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HeyBaal, le 26 jui à 17:29
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pasloi, le 3 mai à 21:48
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Bluesun, le 26 jui à 17:21
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rafale, le 25 jui à 23:39
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