
Nucléaire iranien - Téhéran ne veut pas se faire “enrichir” ailleurs
Philippe Cohen-Grillet, le jeudi 19 novembre 2009 à 04:00
Echanges de bons procédés
L’accord proposé à l’Iran (et qui aurait attesté de sa bonne foi quant à sa renonciation à toute velléité militaro-nucléaire) était pourtant des plus limpides : Téhéran transférait 1.200 kg d’uranium enrichi à 5 % à la Russie puis à la France, avant de rapatrier sur son sol une matière enrichie à plus de 19 % et destinée à une utilisation scientifique et médicale. Conséquence de ce scénario, la République islamique se serait trouvée privée de la quantité d’uranium nécessaire qui aurait, potentiellement, pu lui servir de base à une bombe atomique. C’est donc cet échange de bons procédés (et de bonnes volontés) que l’Iran vient de balayer d’un revers de main.
« Nous continuons à parler avec les Iraniens », a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, après l’annonce du refus iranien, qui claque pourtant comme une gifle à la face de naïfs négociateurs occidentaux.
Continuer le dialogue
Désormais, l’Iran appelle à une nouvelle réunion à Vienne, en Autriche, avec les grandes puissances, signifiant ainsi son rejet du projet d’accord tel que proposé par l’Agence internationale de l’énergie atomique il y a près d’un mois.« Là, il y a une réponse très claire et négative des Iraniens », a reconnu avec clairvoyance Bernard Kouchner lors d’une conférence de presse à Jérusalem, où il était en visite. « Le résultat, pour le moment, c’est le moins qu’on puisse dire, est peu encourageant. Il n’empêche, nous allons continuer (à dialoguer) », a encore souligné le ministre.




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