Il est de ces groupes qui déplacent les foules et remplissent les salles en quelques heures. De ces formations dont les chansons et albums sont connus sur le bout des doigts par des fans de tous âges. MUSE fait partie de ceux-là, de ces grands, de ces très grands groupes de rock qui, pendant deux heures de concert, enflamment leur public.
Le trio britannique était dimanche soir à Lyon. Quelques jours après leur passage à Bercy, Matthew Bellamy et ses compères retrouvaient la Halle Tony Garnier, improbable salle lyonnaise au son parfois détestable. La première partie, Biffy Clyro, aura donné le ton au cours d'un set agressif. Les oreilles chauffées à banc, les 17.000 spectateurs, venus de toute la région lyonnaise, pouvaient alors trépigner devant les trois énormes colonnes installées sur scène. Trois colonnes, une pour chaque membres membres du groupe.
Le ravage Plug In Baby
Le silence se faisait alors dans la Halle Tony Garnier bouillonnante. Puis, au son de leur dernier single, Uprising, les Britanniques apparaissaient comme le public chavirait. C'était parti pour près de deux heures de show où s'emmêlaient les dernières compos du groupe, Resistance, MK Ultra ou l'exceptionnelle Unatural Selection. Les fans de la première heure, ceux des époques Showbiz et Origin of Symmetry, quand MUSE jouait à Lyon devant 300 personnes massées au Ninkasi Kao, trouvaient aussi leur compte. La plupart des tubes qui ont fait la renommée du groupe ont été joués, de New Born à Supermassive Black Holes en passant par Hysteria, Time is Running Out, Feeling Good ou l'inévitable Plug In Baby au riff ravageur.
La foule, massée, pouvait exulter au rythme des pogos. Sous leurs yeux, le spectacle perdurait. Les mélomanes appréciaient l'impressionnante maîtrise technique des trois musiciens - mention spéciale au bassiste Christopher Wolstenholme, aussi désinvolte que doué. Les autres pouvaient observer l'étonnante mise en scène, vidéos et jeux de lumière jusqu'au final, explosif. Un air d'harmonica signé Ennio Morricone et MUSE pouvait lancer Knights of Cydonia, conclusion parfaite d'une soirée électrique.
Le batteur, Dominic Howard, saluait la foule. Et donnait déjà rendez-vous. Cet été, lors d'une nouvelle tournée qui s'annonce déjà fabuleuse. Le groupe investira le Stade de France. Preuve, si certains en doutaient, que MUSE fait désormais partie des plus grands.


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