INTERVIEW : Robert F. Kennedy, à Berlin, c’était des gens qui veulent continuer de jouir des libertés

INTERVIEW : Robert F. Kennedy, à Berlin, c’était des gens qui veulent continuer de jouir des libertés

Publié le 31/08/2020 à 14:41 - Mise à jour à 14:44
FranceSoir
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Auteur(s): Xavier Azalbert pour FranceSoir

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Robert Kennedy a délivré un discours historique ce samedi 29 août 2020 à Berlin devant une foule très importante (plus d’un million de personnes selon les organisateurs mais 38 000 selon les sources officielles).  Robert est le fils de Bobby Kennedy et neveu de John F. Kennedy, ancien président des Etats-Unis, tous deux assassinés. Nous avons pu l’interview en compagnie de Mary Holland et Senta Depuydt la présidente de la section européenne de son association.

 

Retrouvez cette interview exclusive dans la vidéo ci-après.

Retrouvez l'interview ci-après

FS : Robert, que se passe-t-il dans le monde selon vous ?

RK : Je pense qu’il y a des gens qui pensent que la pandémie a été planifiée, que le virus a été fabriqué génétiquement, qu’il a été relâché accidentellement ou de manière planifiée, qu’il serait comme une arme.

En réalité, je pense que personne ne connaît la réponse à ces questions. 

Mais c’est une crise. Et chaque crise devient une opportunité propice pour des éléments autoritaires. Et cette crise est une opportunité de la même manière que 9/11 l’a été (attaque sur les deux tours à New-York). Chaque crise majeure est utilisée par les élites, militaires ou du renseignement, les apparatchiks, les télécoms ou dans ce cas, vous avez posé la question de qui bénéficie de cette situation.

Les sociétés qui bénéficient le plus sont celles des milliardaires de la Silicon Valley qui contrôlent les communications ou les interfaces, que ce soit Amazon ou Jeff Bezos ou Zuckerberg ou Bill Gates. Ils sont ceux qui continuent à gagner des milliards et des milliards pendant que la classe moyenne de manière globale est laissée pour compte.  Tous les programmes sociaux sont en faillite.

Cela se traduit par une situation sociétale oligarchique qui demande un énorme contrôle social. Avec la simultanéité de l’installation de la 5G, cela leur donnera une capacité sans précédent de surveillance et de contrôle du comportement humain, ainsi que la capacité d’exploiter nos données et de nous faire devenir des machines à consommer.  Ce n’est pas important de savoir si ce qui arrive était planifié ou pas.

Mais c’est utilisé pour avoir un effet maximum pour imposer l’obéissance et un contrôle social sur l’humanité.

 

FS : Parlons du rôle des médias. Vous avez eu une énorme audience à Berlin hier et avez donné un discours incroyable qui touche beaucoup de personnes ainsi que les droits de l’homme, la santé. Peu de média ont couvert l’événement. Pourquoi ?

RK : Je ne suis pas sûr qu’ils ne le couvrent pas. J’avais dit au départ que ce qui allait se passer, c’était qu’ils allaient prétendre que tous ces gens n’étaient pas là, qu’ils parleraient de 3 ou 5000 personnes et nazies. Et aujourd’hui, un parent m’a envoyé, un beau-frère qui s’avère être juif, m’a envoyé un article du Daily Kos, un important journal, qui dit que Robert Kennedy était à Berlin pour parler lors d’une manifestation et antisémite. Il se demandait ce qui m’était arrivé. 

C’est réellement extraordinaire. La censure dans les médias traditionnels, les réseaux sociaux qui tirent un avantage de ce confinement, Bill Gates, Marc Zuckerberg, Facebook et Google… Google détient une société qui fabrique des vaccins. Ils ont un deal de 750 millions de dollars avec Glaxo qui réalise un vaccin contre la grippe, contre la Covid-19. C’est une filiale d’Alphabet, la société holding de Google, c’est une société parente. Et Google censure toute information critique à l’égard des vaccins. Même si cela critique la politique gouvernementale.

C’est vraiment incroyable de vivre dans ce monde kafkaien. Nous pensions que cela arriverait un jour, parce que nous avons lu George Orwell, Aldous Huxley, Kafka quand nous étions gamins. Mais nous n’avions jamais pensé que cela arriverait aussi tôt. 

Je pense que c’est le moment de prendre les choses en mains et de partir en campagne si besoin est. C’est le moment de se confronter à la réalité car ils ont une réponse à tout,

les media sont extraordinaires. Ils ont la capacité à s’en prendre à quelqu’un, à dire sans aucun problème que j’étais là pour m’exprimer devant des nazis. 

Sur scène, il y avait un immense portrait de Mahatma Gandhi, qui n’est pas vraiment nazi, le maître de cérémonie était noir, originaire du Ghana, il y avait un moine Hari Krishna, c’était l’opposé même du nazisme. C’était des gens qui aiment la démocratie, la liberté, la liberté de parole et qui veulent que nous puissions continuer à jouir de ces libertés.

C’étaient des gens qui se posent des questions sur l’autorité. C'est l’opposé du nazisme. 

 

FS : Vous venez de parler des vaccins et des investissements réalisées par certaines sociétés. Est-ce que le développement d’un vaccin à ARN vous inquiète ?

RK : Je ne crois pas que le vaccin de Moderna aboutira. Les tests cliniques ont été vraiment mauvais. Dans le groupe avec des doses importantes, 21% de ceux qui ont reçu le vaccin en test ont eu des effets secondaires graves. Ils ont été hospitalisés pour être médicalement suivis. Tout médicament, avec un risque aussi élevé, serait mort-né. Dans le groupe avec de faibles ou moyennes doses, 100% des personnes ont eu une réaction.

Ils songent à vacciner les enfants, à vacciner des milliards d’enfants sur la planète. Un enfant n’a quasiment aucun risque d’attraper la Covid. Pourquoi administreriez-vous une substance qui a 100% de chance de causer une mauvaise réaction ? 

En plus, les personnes sur lesquelles ils réalisent les tests ne sont pas des Américains normaux. Ils ne testent que sur des personnes en parfaite santé, sans diabète, pas d’arthrite, sans maladie coronarienne ou de maladie de Crohn, des gens qui n’ont jamais fumé, sans surcharge pondérale…

Et ils veulent utiliser ce vaccin sur des Américains qui pèsent 20 kg de trop, mangent trop de beignets, qui ont du diabète… Pour moi, ce vaccin a tant de problèmes. S’il est mis sur le marché, ce sera la fin de tous les vaccins car il va entraîner tellement de mauvaises réactions.

Personne ne se fera plus jamais vacciner. 

 

FS : Vous n’êtes donc pas vraiment inquiet par l’ARN car vous ne pensez même pas que le vaccin sera commercialisé ?

RK : Je suis quand même inquiet. Il y a 200 vaccins en cours de développement. Dans certains endroits, ils ont déjà voté des lois. Vont-ils rendre les vaccins obligatoires ? Une fois qu’ils seront approuvés, seront-ils automatiquement obligatoires ? C’est fou. Peut-on rendre obligatoire un produit que l’on ne connaît pas encore ? Particulièrement un produit qui va être administré à des personnes en bonne santé. Ce n’est pas un médicament que vous administreriez à une personne malade qui pourrait mourir de sa maladie. Vous administrez cela à des personnes qui n’ont aucun risque de tomber malade. C’est très, très risqué. 

Mais si vous regardez en arrière dans l’histoire, on a connu de nombreuses fois ce type de tyrannie de la peur. Je suis actuellement dans le pays où les gens les mieux éduqués, les plus éclairés de la planète, les plus grands démocrates qui soient, les plus instruits d’Europe, probablement les plus tolérants, ce qui explique que dans les années 1930, tellement de juifs vivaient en Allemagne, parce qu’ils avaient fui les Pogroms à l’Est et l’inquisition espagnole, avaient fini par s’installer en Allemagne et s’y étaient bien intégrés. Et puis le monde entier est devenu fou. Donc l’exemple du totalitarisme allemand montre qu’il y a un million de chemins vers un ADN nationaliste. J’ai grandi dans un monde où les gens, la génération qui avait connu la deuxième guerre mondiale, pensaient qu’il y avait un problème avec les Allemands. Mon père, lui, a toujours dit que le problème n’était pas les Allemands. C’était un problème qui pouvait nous concerner tous. Cela peut arriver n’importe où. Si les Allemands en sont arrivés là, on peut tous y arriver.

Si nous ne sommes pas vigilants, la même chose pourra se produire ici. Cela n’est pas un problème allemand.

 

FS : Si votre père était parmi nous aujourd’hui, pensez-vous qu’il dirait toujours la même chose, peut-être même plus fort ? 

RK : Je pense qu’il serait très, très inquiet par ce qui se passe en ce moment. 

 

FS : Robert, je sais que vous êtes le président d’une association de défense des enfants. Si nous nous intéressons aux enfants car je pense que vous êtes concerné par l’héritage que nous allons leur laisser et le monde dans lequel nous vivons, que pensez-vous que nous devrions faire pour eux ? Vous pensez que nous devons nous prendre en mains et que la solution doit venir des citoyens ?

RK : Je crois que toutes les solutions existent dans une démocratie, dans une démocratie qui fonctionne bien. Ce que nous n’avons pas aux Etats-Unis. Nous avons été un exemple. Mais nous avons laissé l’argent défaire la politique. Notre démocratie a été minée. Les gens ont perdu confiance. L’organisme censé contrôler les politiciens est corrompu. Le vote ne compte plus. Et maintenant les grandes sociétés contrôlent les centres de communication, l’industrie pharmaceutique contrôle les réseaux de télévision et les réseaux sociaux ont des accords avec les réseaux télécom, la 5G et les grosses entreprises pharmaceutiques. On voit ces cartels pharmaceutiques qui ont noué des alliances stratégiques avec les réseaux sociaux, les télécoms et même avec les services de renseignement, l’armée. Ce que nous voyons là est la face très, très sombre d’une ploutocratie. Je ne veux pas… Je peux aussi vous dire quelque chose pour vous remonter le moral. Rires.

 

FS : Vous êtes très sérieux. Mais nous devons trouver une voie de sortie. Et la voie de sortie est la démocratie.

RK : Les institutions demeurent. La plupart des institutions qui font rempart entre les entreprises avides et les enfants vulnérables ont été neutralisées. Le congrès, les parlementaires ont été achetés par des contributions. Les agences de régulation ont été empêchées par des mécanismes de corruption.

La presse a été minée, elle nous a été volée, il n’y a plus de presse. Il ne s’agit plus pour elle de dire la vérité, mais de promouvoir une orthodoxie, l’orthodoxie gouvernementale, l’orthodoxie des sociétés.

Nous avons toujours les cours de justice. Aux Etats-Unis, vous ne pouvez pas poursuivre une société pharmaceutique pour avoir fait du mal à votre enfant, mais vous pouvez toujours les poursuivre pour fraude. Il y a toujours un moyen d’obtenir justice. Le système judiciaire est ce qui fonctionne encore dans notre démocratie.

Et nous avons la rue. Comme vous l’avez souligné, nous avons peut-être eu un million de gens dans la rue hier. Et personne ne s’en est rendu compte pourtant. C’est une drôle de question. Emerson a posé la question : si un arbre tombe dans la forêt et que personne ne le remarque, est-il vraiment tombé ? Si un million de gens sortent dans la rue et que personne ne le remarque, est-ce que cela a vraiment eu lieu ?

Pour le reste du monde, cela n’a pas eu lieu.

 

FS : Je peux seulement vous inviter à venir faire un discours en France. Ce sera probablement la prochaine étape.

RK : il y aura probablement quelques centaines de personnes selon les journalistes.

 

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Auteur(s): Xavier Azalbert pour FranceSoir


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