L'hydroxychloroquine revient sur le tapis, selon deux méta-analyses: à un stade précoce, elle peut contenir des hospitalisations

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Peter D’Angelo pour FranceSoir
Publié le 09 octobre 2020 - 14:58
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L'hydroxychloroquine revient sur le tapis
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Tribune : L'hydroxychloroquine est le médicament qui a fait parler le plus de lui depuis le début de la pandémie. C'est certain. Actuellement, ce médicament est n’est pas recommandé ou interdit comme traitement contre la COVID19 dans la plus grande partie de l'Europe. Mais, à la lecture de la dernière publication de l'un des chercheurs internationaux les plus éminents de l'université de Yale, Harvey Risch, nous arrivons à une conclusion différente.

Le Dr Risch est l'un des auteurs d'une méta-analyse scientifique qui n'a pris en compte que les études "randomisées" sur l'efficacité de l'hydroxychloroquine : “Essais contrôlés randomisés dans la prévention de l’infection, de l’hospitalisation et de la mort par COVID-19". Il convient de préciser immédiatement que la "méta-analyse" a une valeur plus élevée qu'une seule recherche car elle rassemble plusieurs publications scientifiques, sur un certain sujet, et fait une synthèse pondérée, augmentant ainsi la puissance de l'analyse statistique. Ici, en combinant les données d'une série d'études "randomisées", les chercheurs ont constaté que l'utilisation "précoce" de la drogue par des personnes non hospitalisées produisait une réduction statistiquement significative de 24% du risque d'infection, d'hospitalisation ou de décès. Joseph Ladapo, de l'école de médecine de Californie, à Los Angeles, est le co-auteur du rapport qui a montré qu'il y a "des risques réduits avec l'utilisation précoce de l'hydroxychloroquine, c'est une preuve extrêmement importante".

 

Le président Donald Trump, après avoir été testé positif au COVID19, a été traité avec des "anticorps monoclonaux" (de Regeneron), un traitement encore au stade expérimental. Ces anticorps ne seront pas produits avant 4 à 6 mois, et il est peu probable qu'ils soient disponibles à grande échelle. L'antiviral remdesivir et la dexaméthasone ont également été ajoutés au traitement, deux médicaments qui sont administrés après une hospitalisation, à un stade avancé de la maladie. Il est certain que les personnes dont le test COVID19 est positif ne pourront pas compter sur le traitement réservé au président des États-Unis. En excluant la quasi-totalité de la population de l'accès immédiat aux anticorps monoclonaux, il est nécessaire de se concentrer sur des stratégies solides et de s'occuper des médicaments précoces, tels que l'hydroxychloroquine, qui peuvent potentiellement éviter l'hospitalisation.

 

La présidente du comité technique scientifique de l'AIFA (Agence italienne de la médecine), le Dr Patrizia Popoli, interrogée par SanitaInformazione.it, au sujet de l'efficacité de l'hydroxychloroquine avait répondu qu’afin de pouvoir répondre de manière adéquate à la question l’efficacité de ce médicament dans le traitement de cette maladie, nous avons besoin d'essais cliniques contrôlés (c'est-à-dire dans lesquels les effets du médicament sont comparés à ceux d'un traitement témoin) et d'essais randomisés (c'est-à-dire dans lesquels la répartition des patients dans les deux groupes, médicament expérimental ou témoin, est randomisée). Dans le cas de l'hydroxychloroquine, aucun des essais randomisés menés jusqu'à présent n'a montré de bénéfice pour le médicament, alors que dans certains cas, il y aurait même des preuves d'un risque accru.

Cependant, la publication de cette méta-analyse peut représenter un tournant et conduire à une nouvelle réflexion sur le médicament, puisque 5 essais cliniques "randomisés" ont été pris en compte, avec un échantillon de 5 577 patients concernés (entre les États-Unis, le Canada et l'Espagne). Le Dr Risch est clair sur ce point : "Nous avons constaté que l'utilisation ambulatoire de l'hydroxychloroquine pour la prophylaxie ou le traitement précoce de COVID-19 réduisait considérablement le composé infectieux. Notre méta-analyse a révélé un avantage du traitement précoce. Le traitement est plus efficace si l'évolution de la maladie ne fait que commencer".

En outre, une deuxième méta-analyse vient d'être publiée sur MedRxiv, toujours sur des essais "randomisés" mais cette fois sur l'effet "préventif-prophylactique" de l'hydroxychloroquine. L'auteur principal est Miguel A. Hernan, de l'École de santé publique de Harvard, qui conclut qu'"une réduction modérée du risque de COVID-19 ne peut être exclue", en bref, l'hydroxychloroquine serait utile en prophylaxie également parce qu'elle pourrait rendre l'infection acquise asymptomatique.

 

Cette conclusion fait suite à celle déjà anticipée par l'un des chercheurs les plus éminents de l'Istituto Superiore di Sanità, Andrea Savarino, qui, avait évoqué à travers un modèle mathématique que le médicament, pris en prophylaxie ou à un stade précoce, pouvait atténuer l'infection contractée.

 

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