Le « bogoss » de Groslay, petite commune du Val-d’Oise de 8.000 âmes, l’a fait ! Il a largement remporté La Ferme célébrités en Afrique vendredi soir, après dix semaines de prises de bec dans la réserve naturelle de Zulu Nyala. Mickaël, l’ex-fermier qu’on adore détester, a recueilli 51 % des votes du public. Une écrasante domination sur David Charvet et Greg Basso, ceux qu’il n’a cessé de traiter de « has been ». Pour TF1, cette finale est surtout l’occasion de passer très vite à autre chose, histoire de faire oublier l’échec d’une télé-réalité qu’elle souhaitait familiale. Vendredi, 3,2 millions de téléspectateurs ont regardé la finale. Pas de quoi pavoiser. Mais assez pour que le petit Vendetta savoure sa victoire.
France-Soir : Le « winner » a triomphé sur les « loosers », pour reprendre votre expression. Alors, heureux ?
Mickaël Vendetta C’est la plus grande joie de ma vie, le fruit de deux ans de travail. Aujourd’hui je suis la preuve qu’il est possible d’exister sur Internet et qu’une chaîne de télé vienne vous chercher. Grâce à ma participation, le Secours populaire s’est vu remettre 110.000 euros pour aider Haïti. Ça me rend très fier.
En participant à La Ferme célébrités, ne devenez-vous pas également has been ?
M. V. C’est vrai que beaucoup de candidats de télé-réalité le sont devenus. Dans mon cas, le travail va faire la différence. Etre connu ne suffit pas.
C’était quoi votre but dans la ferme ?
M. V. Montrer qui je suis réellement. Faire oublier le côté provocateur qui avait été mis en avant sur le plateau de La Méthode Cauet, en 2008. Je suis quelqu’un de sensible. Cet aspect-là, le public ne le connaissait pas.
Qui est Mickaël Vendetta ?
M. V. C’est un film. Ça a commencé il y a deux ans, quand je suis passé de Mickaël Adon à Mickaël Vendetta. Mes camarades de lycée s’étaient moqués de moi parce que je voulais devenir président de la république ou star de cinéma. La méchanceté et la jalousie ont été mon moteur. Alors j’ai opéré une vraie remise en question et créé un site Internet pour prouver aux autres que je n’avais besoin de personne pour réussir dans le show-biz. L’histoire ne fait que commencer. Ce personnage va s’améliorer avec le temps.
Il sera donc moins dans la provocation ?
M. V. Le personnage est dans la provoc qu’avec les méchants. Je suis contre l’hypocrisie. Je dis tout haut ce que les gens pensent tout pas, même si c’est à double tranchant.
Votre entrée dans la ferme a été pour le moins fracassante…
M. V. Les autres fermiers voulaient aller dans le groupe des animaux pour se valoriser vis-à-vis du public. C’est à partir de là que j’ai commencé à dire quelques vérités. Petit à petit, le public s’est rendu compte que je n’étais pas un mec méchant.
Le public ne sait pas forcément que certains fermiers vous ont mené la vie dure…
M. V. (Il réfléchit). C’est vrai. Le public ne sait pas tout. J’ai énormément souffert. J’ai failli partir plus d’une fois. David et Greg m’ont mis une pression psychologique en permanence… Puis il y avait l’enfermement, ma famille qui me manquait. C’était très dur. J’en ai pleuré. Pour tenir le coup, j’ai fait du sport, j’ai marché, je suis allé voir les animaux…
Avez-vous changé ?
M. V. Je pense que j’ai mûri. J’ai vécu une expérience incroyable dans la ferme, quelque chose que je n’oublierai jamais.
Vous savez, il existe encore des gens qui vous détestent…
M. V. C’est normal… Le bien ne peut pas exister s’il n’y a pas le mal.
C’est quoi votre but à présent ?
M. V. Faire du cinéma ou de la télé… Je sais que j’ai encore beaucoup de travail à accomplir. Gagner un jeu de télé-réalité ne va pas m’ouvrir de portes. Mais j’ai déjà connu des hauts et des bas. Je suis sûr qu’avec le temps je réussirais à jouer des rôles de gentil sur grand écran. Je suis parti de rien, je ne baisserai jamais les bras.
Quelle est votre tactique alors ? Vous faire oublier et revenir avec un projet concret ?
M. V. Je suis mégalo dans le positif. J’ai envie de faire plein de choses : des produits dérivés, une boisson énergisante, une marque de vêtements, des lunettes de soleil… Je veux envahir la société, que ma tronche soit partout. J’ai plein de travail à fournir, des investissements à faire. A mon avis bientôt j’aurai des salariés à payer. Ça va prendre du temps mais je vais réussir.
Etes-vous toujours sous contrat avec Trendy prod ?
M. V. J’ai rompu mon contrat avec eux avant d’entrer dans la ferme. J’avais besoin d’évoluer plus rapidement et ils ne peuvent pas m’apporter ce que je désire.
Que peut-on vous souhaiter ?
M. V. De trouver l’amour. C’est ce qu’il y a de plus important. Mais c’est compliqué aussi. Je parle beaucoup de femmes mais je cherche une histoire sérieuse, pas une rencontre d’un soir.