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Revival des programmes : la pépite en or

People

Publié le 2 octobre 2009 à 14h19
Mis à jour le 12 mars 2010 à 13h33

Pour lutter contre la morosité des téléspectateurs, la télé surfe sur la nostalgie et dépoussière les succès d’antan.

Ringards hier, vintages aujourd’hui. Pour lutter contre l’érosion des audiences, la télévision (TF1 en tête), dépoussière à tour de bras les divertissements qui ont jadis permis d’obtenir le maximum de « temps de cerveau disponible », pour reprendre la formule consacrée par Patrick Lelay, ex-PDG de la Une. Ce principe des reprises, utilisé dans les années 1990 par l’industrie du disque, est devenu monnaie courante sur le petit écran.
Août 2006, TF1 fait le pari, osé, de refaire tourner La Roue de la fortune, près de dix ans après son arrêt. Le risque industriel est calculé, puisque la production n’a qu’à financer le rafraîchissement du décor. Prévu pour durer tout l’été, le jeu va immédiatement renouer avec le succès et devenir pérenne. Ouvrant la voie à La Famille en or, au Juste prix, à L’Ecole des fans, à L’Académie des neuf et plus récemment à Tournez manège !

Rassurer le public


Cette adhésion massive s’explique, peut être aussi, par le passage de la crise. Les chaînes veulent rassurer un spectateur friand de nostalgie et terrifié par une information anxiogène, avec des programmes et des animateurs qu’il connaît bien. Populaires, Lagaf', Cauet, Dechavanne ou Philippe Risoli font déjà partie de la famille. Et tout y est : décor chatoyant, recette ayant fait ses preuves, cadeaux high-tech et somme d’argent à la clef… la décontraction en plus. Aux oubliettes, l’animateur engoncé dans son costume trois pièces. Dechavanne, pour ne citer que lui, s’entoure d’une Barbie à la plastique parfaite, manie les allusions en dessous de la ceinture et la tape dans le dos avec les candidats très imprévisibles.
Mais loin de n’être qu’altruiste, la télé y voit aussi une raison économique évidente : les jeux coûtent dix fois moins qu’un prime time et rapportent quasiment autant. « C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes » : la ménagère de moins de cinquante ans le sait bien. Les producteurs aussi.
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