» S'identifier
Mercredi 08 février, 08:45
Accueil > People-TV > Télévision-Média > Souvenirs, souvenirs…

Souvenirs, souvenirs…

Télévision-Média

Publié le 29 juillet 2010 à 06h34
Mis à jour le 28 juillet 2010 à 17h40

Tout le monde a chez soi un trophée de ses vacances, sur un buffet, dans une vitrine ou au fond d’un tiroir. Plongée dans l’univers kitsch de ces objets incontournables.

Boule à neige façon pont d’Avignon, bols rendant hommage aux prénoms, cartes postales croquant les régions… L’émission d’investigation de France 2 s’est penchée sur ces objets qui peuvent rapporter gros.

La boule à neige, un must

Direction Meillonnas, dans l’Ain, dont la spécialité est la fameuse boule à neige, pour découvrir Anne-Marie, femme de ménage depuis vingt ans. Pour compléter ses revenus, elle peint chez elle les motifs que l’on retrouve à l’intérieur des boules. Elle confie à la caméra : « Je voyage rien qu’en peignant […] Lourdes, le pont d’Avignon, le pont du Gard, je visite. » Elle reçoit 15 centimes par décor et en fabrique 30 par heure, elle est donc payée 4,50 € de l’heure. Elle avoue s’appliquer en pensant aux gens qui vont acheter ces souvenirs. Pendant des années, son employeur, JLR, a été le roi de la boule à neige, mais depuis vingt ans, l’entreprise a vu ses ventes diviser par quatre avec la percée chinoise. Sept millions de boules sont fabriquées tous les ans dans cette usine, mais vendues deux fois plus cher que les asiatiques. Jusqu’à quand pourront-ils résister ?

Tour Eiffel et bol breton

A Paris, un seul monument fait vendre : la tour Eiffel. Huit objets achetés sur dix sont à son effigie. Et toutes les techniques sont bonnes pour attirer les acheteurs dans les boutiques de souvenirs. Les guides sont même utilisés comme rabatteurs. Ils touchent une commission de 10 % par vente. Autre région, autres mœurs. En Bretagne, les guides orientent simplement les touristes vers les produits fabriqués dans la région pour « faire vivre les gens d’ici », explique l’un d’eux. Dans la rue commerçante de Concarneau, toutes les boutiques vendent le fameux bol-prénom. Chaque année, 15.000 sont vendus et Thomas est le prénom le plus écoulé. C’est de la ville de Pornic que viennent la majorité des bols, mais là encore la Chine envahit le marché.

Des dessins qui rapportent

A Caen, Sylvain Guichard utilise les clichés régionaux pour les tourner en dérision dans des dessins humoristiques. Son concept est né il y a quatre ans. A la fin de la première saison, il avait vendu 100.000 cartes postales. L’an dernier, il en a écoulé cinq fois plus. En tant que Normand, il s’est attaqué à sa région, mais le succès est tel qu’aujourd’hui, il décline son concept dans d’autres régions. Dernière en date : la Corse. « J’ai vraiment envie que les gens pensent que c’est un gars du coin qui les a faites. Ça demande un gros travail de recherches pour comprendre toutes les subtilités des régions. » Jouer sur les clichés sans se mettre à dos les autochtones, c’est tout l’art du peintre. Sylvain gagne 10 centimes par carte postale vendue. L’an dernier, il a gagné 100.000 € de royalties. La réussite tient parfois à une idée simple et quelques coups de crayons.

* Envoyé spécial, ce soir à 20 h 35, France 2
Par Marie-Eve Wilson-Jamin
C'est sur France Soir !
 

Réagissez à cet article

Réagissez avec votre compte Francesoir.fr :

* Champs obligatoires
  • Texte plus grand
  • Texte plus petit

SUIVEZ FRANCE SOIR


  • 0
PureShopping

En images

Mallaury Nataf SDF : Itinéraire d'une actrice fantasque en photos


Plus d’articles


Dernières vidéos

Exclusif : Jouanno : ''On n'est pas obligé d'aimer Sarkozy"

» Voir toutes les vidéos
France-Soir sur Facebook

Les membres les plus actifs

Quiz

Testez vos connaissances

Mallaury Nataf