Concert - Madonna en solde
Près d’un an déjà que le tour Collant et sucré (Sticky and Sweety) de Madonna, faisant suite à son album Bonbon dur (Hard Candy), a démarré. Dix mois après ses deux concerts au Stade de France, la papesse de la pop garait jeudi soir ses semi-remorques au Palais omnisports de Paris-Bercy pour y dérouler à l’identique (si ce n’est un hommage à Michael Jackson) un show manquant cruellement de chaleur humaine.
Ultrarentable (282 millions de dollars de revenus enregistrés entre juin 2008 et juin 2009), cette tournée qui a été la plus fructueuse de toute la carrière de Madonna, peine à remplir la jauge parisienne et les gradins du Stade Vélodrome de Marseille. Le producteur du show, Live Nation, a même été contraint de brader les dernières places disponibles. Ainsi hier, le prix minimum passait de 90 à 65 euros. Dans la cité phocéenne, une deuxième démarque vient même d’intervenir proposant les places à partir de 40 euros.
Tout doit disparaître
Cette politique de déstockage massif, façon « tout doit disparaître » provoque l’ire de quelques fans prévoyants, qui avaient acheté leur précieux sésame au prix fort, soit aux alentours de 190 euros. Un peu cher payé pour un show millimétré au maximum, sans réel échange avec le public, et, surtout, principalement chanté en play-back.
Bien sûr, la Madonne est au top de sa forme physique, mais à 51 ans, elle ne semble plus capable de chanter et de danser en même temps. Et on regrette la folie des débuts… Quand « la » Madonna des années 1980-1990 avait ce grain de folie qui faisait de ses prestations scéniques de vrais moments de partages avec ses fans. Idem pour le côté provoc du Blond Ambition Tour, l’esprit choral du Girly Show et la classe du Drowned World Tour dans les années 2000. Tant de tiédeur semble avoir eu raison de la ferveur des aficionados de la star… Reste à l’inoubliable Material Girl qu’à se réveiller… Et nous surprendre enfin. Comme avant.
Une vie privée mouvementée
Ces derniers mois, l’Américaine, qui cultive un goût pour la provocation, a comme souvent fait parler d’elle pour des raisons extra-musicales. Quelques mois après son divorce d’avec le réalisateur britannique Guy Ritchie, elle a obtenu en juin le feu vert de la Cour suprême du Malawi pour adopter un deuxième enfant originaire de ce pays d’Afrique. L’adoption de cette petite fille lui avait été refusée en première instance.
Par ailleurs, une organisation ultra-catholique polonaise a annoncé mardi qu’elle ferait des prières collectives quotidiennes devant la mairie de Varsovie pour protester contre un concert de la chanteuse américaine prévu le 15 août, jour de l’Assomption.
© La “Material Girl” était mercredi soir à Paris et sera le 19 juillet à Marseille /
France Soir
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