Affaire Benalla: Collomb avoue s'être senti "seul"

Affaire Benalla: Collomb avoue s'être senti "seul"

Publié le :

Jeudi 08 Novembre 2018 - 16:44

Mise à jour :

Jeudi 08 Novembre 2018 - 16:59
Gérard Collomb n'a pas digéré d'être mis en cause dans l'affaire Benalla. Mercredi sur Europe 1, il a expliqué: "Je me suis senti un peu seul face au dérapage, qui était infime au départ, d'une personne".
© ludovic MARIN / AFP
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La rédaction de France-Soir

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Gérard Collomb a la dent dure. Le maire de Lyon est longuement revenu mercredi 7 sur Europe 1 sur le scandale lié à Alexandre Benalla qui l'a poussé à quitter ses fonctions place Beauvau. L'ancien ministre de l'Intérieur a estimé qu'il n'est concerné "en rien" par cette affaire qui porte désormais le nom de l'ancien conseiller d'Emmanuel Macron et reconnaît qu'il ne s'attendait pas à être "mêlé à de telles histoires".

"Je me suis senti un peu seul face au dérapage, qui était infime au départ, d'une personne", a expliqué l'ancien socialiste sur les ondes de la radio. "Il est clair que je ne comptais pas, en venant au ministère de l'Intérieur, être mêlé à de telles histoires", a-t-il encore ajouté, avant de préciser sa pensée: "Pour moi, un ministre de l'Intérieur est quelqu'un qui garantit l'ordre de la République pour tous".

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Gérard Collomb a été auditionné dans l'affaire Benalla par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale le 23 juillet. Il a alors estimé avoir rempli son devoir en informant le cabinet de la présidence de la République et la Préfecture de police des agissements d'Alexandre Benalla pendant la manifestation du 1er mai dernier à Paris. 

"Tout d'un coup, vous avez 1,3 million de personnes qui vous voient témoigner pour une histoire qui ne vous concerne en rien", a-t-il regretté. Il s'était vu reprocher par l'opposition de ne pas avoir eu recours à l'article 40 du Code de procédure pénale permettant de faire un signalement auprès du procureur de la République.

Le 22 juillet, l'ancien collaborateur du président Emmanuel Macron avait été mis en examen pour "violences en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité temporaire de travail" (ITT), sur la base d'images le montrant en train de rudoyer un couple en marge d'une manifestation du 1er-Mai place de la Contrescarpe à Paris.

Outre les violences en réunion, Alexandre Benalla est aussi mis en examen pour "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique", "port public et sans droit d'insignes réglementés", "recel de détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "recel de violation du secret professionnel".

Voir:

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Gérard Collomb s'est senti "un peu seul" dans l'affaire Benalla.


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