Affaire Benalla: le 3e homme s'appelle Philippe Mizerski

  •  SOUTENEZ L'INDEPENDANCE DE FRANCESOIR, FAITES UN DON !  

Affaire Benalla: le 3e homme s'appelle Philippe Mizerski

Publié le 20/07/2018 à 15:03 - Mise à jour à 15:21
©capture d'écran
PARTAGER :

Auteur(s): La rédaction de France-Soir

-A +A

Le nom du "troisième homme' que l'on voit sur la vidéo des violences commises par Alexandre Benalla et Vincent Crase le 1er mai dernier, a été dévoilé ce vendredi: il s'agit d'un policier chargé d'encadrer le chargé de mission de l'Elysée. Et qui n'a donc fait que regarder passivement tandis que les deux hommes outrepassaient leurs prérogatives.

Le Monde a finalement dévoilé son nom. Le fameux "troisième homme", celui qui l'on voit sur les deux vidéos de "l'affaire Benalla" emmenant une jeune femme (dans la première) et la retenant pendant qu'un manifestant se fait tabasser (dans la deuxième), s'appelle Philippe Mizerski.

Comme annoncé, et confirmé à France-Soir, l'homme est bien un policier de la DOPC. La préfécture de police nous a également confirmé qu'il était en mission ce 1er mai place de la Contrescarpe. Et pas des moindres au vue des faits: il était chargé d'encadrer Alexandre Benalla, présent sur les lieux sous statut "d'observateur" en tant que chargé de mission auprès de la présidence de la République. C'est en cette qualité que Philippe Mizerski a assisté passivement à l'agression du manifestant par Benalla, tout en maintenant une jeune femme qui hurlait en regardant l'homme qui l'accompagnait se faire gravement brutaliser.

Les images sont donc particulièrement embarrassantes pour l'institution policière montrant la passivité, voire la complicité dans une certaine mesure, de l'homme chargé officiellement d'encadrer l'envoyé de l'Elysée, mais qui n'avait pourtant aucune attribution pour intervenir de la sorte (ni même pour porter un casque ou un brassard d'ailleurs). C'est également ce même policier qui a laissé Vincent Crase, un proche d'Alexandre Benalla, molester également le manifestant, alors que cet employé de La République en Marche, lui, n'était même pas "observateur" et était présent sans la moindre autorisation officielle.

Voir aussi - Affaire Benalla: Vincent Crase, Laurent Simonin, Maxence Creusat... la liste des impliqués s'allonge 

Les autorités policière ont-elle laissé agir avec complaisance Alexandre Benalla, connu pour être brutal et n'hésitant pas parfois à houspiller en public un représentant des force de l'ordre en marge de ses anciennes activité de responsable de la sécurité d'Emmanuel Macron? Cité par le journal Le Monde, Philippe Capon du syndicat des gardiens de la paix Unsa-Police explique que "l'Elysée, ça fout la trouille à tout le monde". Une hypothèse qui corroborerait la passivité des CRS entourant Alexandre Benalla au moment des faits, regardant ailleurs et préférant s'éloigner plutôt que d'intervenir. L'enquête de l'IGPN –la "police des polices"- saisie par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb devra sans doute éclaircir ce point.

Lire aussi:

Affaire Benalla: une démission de Gérard Collomb dans la balance pour Faure (PS)

Benalla en garde à vue, licencié par l'Elysée

Affaire Benalla: Benalla et Crase armés pendant la manifestation du 1er mai?

Auteur(s): La rédaction de France-Soir


Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




PARTAGER CET ARTICLE :


Philippe Mizerski (à gauche), en compagnie de Vincent Crase (de face, chauve) et d'Alexandre Benalla (casqué, à droite).

Annonces immobilières

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-