Affaire Benalla: Macron reconnaît des faits "inacceptables" et des "dysfonctionnements" à l'Elysée

Affaire Benalla: Macron reconnaît des faits "inacceptables" et des "dysfonctionnements" à l'Elysée

Publié le :

Lundi 23 Juillet 2018 - 08:39

Mise à jour :

Lundi 23 Juillet 2018 - 08:43
Emmanuel Macron a demandé dimanche au secrétaire général de l'Elysée de travailler à une réorganisation des services et éviter de "nouveaux dysfonctionnements". Il a souligné le caractère "choquant et inacceptable" des faits commis par Alexandre Benalla le 1er mai.
© PHILIPPE WOJAZER / POOL/AFP
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La rédaction de France-Soir

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Ce sont les premiers mots d'Emmanuel Macron depuis que le scandale lié au l'affaire Alexandre Benalla a débuté. Le président de la République a demandé au secrétaire général Alexis Kohler de lui faire des propositions pour réorganiser l'Elysée, où une réunion de crise a eu lieu dimanche 22 au soir. 

 Étaient notamment présents: le Premier ministre Édouard Philippe, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, en première ligne dans l'affaire, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux ainsi que Christophe Castaner, délégué général de la République en Marche et secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement. Le président de la République a fait savoir à ses proches qu'il prendrait la parole "quand se sera utile". Il a souligné le caractère "choquant et inacceptable" des faits commis par Alexandre Benalla le 1er mai, affirmant qu'il n'y aurait "pas d'impunité". "Nul n'est au-dessus des lois", ont rapporté ses conseillers.

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Le chef de l'Etat a personnellement demandé à Alexis Kohler "une réorganisation pour éviter que ce genre de dysfonctionnement se reproduise". Selon les proches du président cité par LCI, Emmanuel Macron a été "heurté par l'amalgame avec les forces de l'ordre et de sécurité qui ont sa confiance", soulignant son "attachement aux policiers qui l’entourent depuis le début de son mandat" et défendant "le grand professionnalisme des forces de l’ordre".

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Alexandre Benalla, dont l'Elysée a annoncé vendredi le licenciement, et Vincent Crase, réserviste de la gendarmerie comme lui, ont été mis en examen dimanche soir pour "violences en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité" et "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique". Ils ont été placés sous contrôle judiciaire. Il a également été mis en examen pour "port public et sans droit d'insignes réglementés", "recel de détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "recel de violation du secret professionnel".

La semaine s'annonce chargée pour le gouvernement avec l'audition ce lundi 23 au matin par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale du ministre de l'Intérieur. S'en suivra les explications du préfet de police de Paris, Michel Delpuech. Gérard Collomb sera également entendu par les sénateurs mardi.

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