Affaire Fillon-Jouyet: l'affaire examinée ce jeudi par le tribunal correctionnel

Affaire Fillon-Jouyet: l'affaire examinée ce jeudi par le tribunal correctionnel

Publié le :

Jeudi 28 Mai 2015 - 16:57

Mise à jour :

Jeudi 28 Mai 2015 - 17:21
©Benoît Tessier/Reuters
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François Fillon poursuit pour diffamation Jean-Pierre Jouyet et deux journalistes qui lui prêtent des propos appelant la justice à poursuivre Nicolas Sarkozy pour bloquer son retour en politique. Des paroles que l'ex-Premier ministre nie avoir tenus, dénonçant une machination. L'affaire passait devant le triobunal correctionnel ce jeudi.

C’est ce jeudi 28 que François Fillon avait rendez-vous au tribunal correctionnel de Paris où il poursuit Jean-Pierre Jouyet, l’actuel secrétaire général de la Présidence de la République, ainsi que deux journalistes du Monde; Gérard Davet et Fabrice Lhomme, tous accusés de diffamation par l’ancien Premier ministre.

Rappel des faits. Dans le livre Sarko s’est tuer, les deux journalistes rapportent que lors d’un déjeuner qui s’est tenu le 24 juin 2014 entre MM. Jouyet, Fillon et Antoine Gosset-Grainville (qui fut directeur adjoint du cabinet de François Fillon, et assistant de Jean-Pierre Jouyet à la Caisse des dépôts et consignation), l’ex-locataire de Matignon aurait demandé au haut-fonctionnaire de "taper vite" sur l’ancien président Nicolas Sarkozy pour éviter de le "laisser revenir" en politique.

François Fillon dément formellement avoir tenu ces propos. Jean-Pierre Jouyet, qui niait dans un premier temps la tenue de telles paroles, est ensuite revenu sur ses déclarations laissant entendre qu’il a en effet discuté avec François Fillon d’affaires pouvant nuire à Nicolas Sarkozy. L’ancien Premier ministre dénonce l’attitude de Jean-Pierre Jouyait, qu’il accuse d’avoir été en "service commandé" afin de lui nuire et de semer la zizanie au sein de l'UMP.

C’est donc le troisième homme de cette affaire, Antoine Gosset-Grainville, qui est le témoin-clé de ce procès. Il a jusque-là laissé entendre qu’il n’avait pas entendu de propos appelant Jean-Pierre Jouyet à une intervention au détriment de Nicolas Sarkozy. Cette affaire a écorné l’image de François Fillon, qui souffre dans sa propre famille politique d’une réputation d’allié peu fiable. 

Le jugement devait être mis en délibéré.

 

L'ancien Premier ministre nie formellement les propos qui lui sont prêtés à l'encontre de Nicolas Sarkozy.


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