Après deux ans d'état d'urgence, Emmanuel Macron confirme sa fin pour le 1er novembre

Au profit de sa réforme

Après deux ans d'état d'urgence, Emmanuel Macron confirme sa fin pour le 1er novembre

Publié le :

Mercredi 18 Octobre 2017 - 17:06

Mise à jour :

Mercredi 18 Octobre 2017 - 17:23
Devant les représentants des policiers et gendarmes, Emmanuel Macron a rappelé ce mercredi que l'état d'urgence prendrait fin le 1er novembre, près de deux ans après sa mise en place le 13 novembre 2015. La nouvelle loi antiterroriste prendra le relais.
©Miguel Medina/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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L'Etat d'urgence devrait bien prendre fin le 1er novembre prochain. Emmanuel Macron a réaffirmé ce mercredi 18 devant les représentants des forces de l'ordre (policiers et gendarmes) son intention de mettre fin à ce régime qu'il ne juge plus adapté à la situation actuelle.

L'Etat d'urgence devrait se voir substituer la nouvelle loi antiterroriste définitivement adoptée ce mercredi en fin d'après-midi après un ultime vote au Sénat. Une promesse de campagne dont la méthode d'exécution fait cependant grincer des dents.

Au centre de ce texte controversé et parfois dénoncé comme une légalisation permanente d'une mesure d'exception: le renforcement des pouvoirs de l'autorité administrative (préfets, ministre de l'Intérieur) pour assigner quelqu'un (non plus à résidence, mais dans un périmètre au minimum égal à la commune), réaliser des perquisitions, fermer un lieu de culte ou faire des contrôles d'identité près des frontières. Le tout sans feu vert judiciaire, perquisitions exceptées.

Politiquement, mettre fin à l'Etat d'urgence est un geste fort pour Emmanuel Macron. Celui-ci avait été mis en place dès le soir du 13 novembre 2015 et prolongé pas moins de six fois. Les attentats ou tentatives d'attentats successifs avaient compliqué la tâche du précédent gouvernement pour y mettre un terme. Le président de la République se présente ainsi comme celui qui a apporté en quelques mois de mandat une réponse à un problème qui traîne depuis près de deux ans.

Une décision qui n'est cependant pas sans risque. Car en cas de nouvel attentat -risque malheureusement toujours élevé- l'opposition ne manquera certainement pas de dénoncer cette réforme.

Emmanuel Macron a précisé que 13 projets d'attentats avaient été déjoués en France en 2017.

La nouvelle loi antiterroriste se substituera à l'état d'urgence.

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