Après les heures supplémentaires, Macron reprend l'identité nationale de Sarkozy

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Après les heures supplémentaires, Macron reprend l'identité nationale de Sarkozy

Publié le 11/12/2018 à 16:56 - Mise à jour à 17:04
© Thibault Camus / POOL/AFP
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Auteur(s): La rédaction de France-Soir

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Les propos d'Emmanuel Macron sur l'immigration et l'identité nationale lors de son adresse à la Nation lundi soir ne sont pas passés inaperçus. L'idée avait déjà émergé sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

A la fin de son allocution télévisée lundi 10 au soir, Emmanuel Macron a évoqué plusieurs idées qui devront être évoquées lors d'une grande consultation à l'échelle nationale. Parmi elles, on retrouve une vieille marotte sarkozyste, resurgit en même temps que les heures supplémentaires défiscalisées: le thème de l'identité nationale.

"Je veux aussi que nous mettions d'accord la Nation avec elle-même sur ce qu'est son identité profonde, que nous abordions la question de l'immigration. Il nous faut l'affronter", a fait savoir le président de la République sans d'avantage de précisions sur le sujet.

Le sujet avait déjà été mis sur la table sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. L'ancien chef de l'Etat avait chargé en 2009 Éric Besson, son ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire de lancer un débat sur le thème de l'identité nationale.

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"Il faut réaffirmer les valeurs de l'identité nationale et la fierté d'être français" et "Je pense par exemple qu'il serait bon – aux États-Unis c'est banal, en France ça reste parfois compliqué – que tous les jeunes Français aient une fois dans l'année l'occasion de chanter la Marseillaise", avait alors expliqué le ministre. Dénoncé par l'opposition, le débat sur l'identité nationale n'avait pas accouché de grand chose sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Il n'est pas sur qu'Emmanuel Macron arrive à plus de résultat.

D'autant que la présence de ce thème dans une adresse à la Nation qui devait surtout répondre à la colère des gilets jaunes semble assez surprenante au premier abord. Pour autant, il peut s'agir d'un gage donné à la frange la plus à droite de l'électorat, le jour où le très fantasmé Pacte de Marrakech était adopté.

L’approbation de ce pacte sur les migrations de l’ONU , dénoncé par les partis de droite et d’extrême droite, a en effet suscité de vives critiques, et fait même l’objet de multiples intox sur les réseaux sociaux, notamment dans des groupes de gilets jaunes.

A gauche, le nouveau questionnement présidentiel sur l'identité nationale laisse froid voire agace. Dans un communiqué titré Les immigrés comme boucs émissaires?, le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, s’est notamment étonné d’une telle mention alors que "les questions posées étaient notamment celles de la répartition des richesses et des attentes de la jeunesse lycéenne". Et d'ajouter: "Les propos avaient beau être le plus elliptiques possibles, chacun comprendra qu’ils n’augurent rien de bon. Que les choses soient claires: toute tentative consistant à jeter les immigrés en pâture des frustrations sociales sera combattue sans relâche par SOS Racisme".

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Emmanuel Macron veut ouvrir un débat sur l'identité nationale.

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