COP21: Fabius et Hollande inquiets pour l'accord de Paris

COP21: Fabius et Hollande inquiets pour l'accord de Paris

Publié le :

Mardi 30 Août 2016 - 15:07

Mise à jour :

Mardi 30 Août 2016 - 15:09
Dans une tribune publiée ce mardi, l'ancien ministre des Affaires étrangères et président de la COP21 Laurent Fabius a exprimé son inquiétude sur l'accord de Paris qui avait découlé de la conférence en décembre dernier. Les plus gros pollueurs ne l'ont toujours pas ratifié. Une question qu'a également soulevée François Hollande.
©Miguel Medina/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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L'ancien président de la conférence de Paris Laurent Fabius a exprimé ce mardi 30 son "inquiétude" face à la lenteur des actions menées pour ratifier et mettre en œuvre l'accord de Paris de décembre contre le réchauffement climatique.

"A l'immense satisfaction d'avoir réussi, en décembre 2015, la conférence mondiale de Paris sur le climat succède aujourd'hui chez moi, comme chez beaucoup d'autres, une inquiétude", écrit-il, dans une tribune publiée mardi dans le Monde.fr.

Parmi "les difficultés majeures", figure le problème de la non ratification de l'accord de Paris sur le climat par les 5 premiers émetteurs mondiaux de CO2 (la Chine, les Etats-Unis, l'Union européenne, l'Inde et la Russie), souligne-t-il.

Aux termes de l'accord signé en décembre, la communauté internationale s'est engagée à limiter le réchauffement de la planète "bien en-deçà" de 2°C, par rapport au niveau pré-industriel. Au moins 55 pays représentant 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), responsables du réchauffement, doivent ratifier l'accord pour qu'il entre en vigueur comme prévu à compter de 2020.

Mais à ce stade "nous en sommes à moins de 2%" souligne M. Fabius, qui dénonce également "des discours incroyablement rétrogrades entendus récemment, par exemple, aux Etats-Unis ou aux Philippines".

L'ancien président de la COP21, aujourd'hui devenu président du Conseil Constitutionnel, milite pour la mise en place d'un "pacte universel pour l'environnement", reconnaissant "le droit à un environnement sain" pour chaque personne.

"Seule une action volontariste, mondiale, rapide et multiforme peut encore éviter la tragédie" écrit-il, avant d'inviter les pays signataires de l'accord à "accélérer" les actions contre le réchauffement climatique.

François Hollande a fait écho ce mardi à cette inquiétude, déclarant que l'entrée en vigueur de l'accord était "loin d'être acquise". Dans son discours diplomatique de rentrée devant les ambassadeurs français, le président de la République a insisté sur l'importance "de passer des promesses aux actes" en demandant au corps diplomatique français à l'étranger de "redoubler d'efforts pour inciter vos pays de résidence à ratifier l’accord avant la réunion de Marrakech", où se tiendra en novembre la 22e conférence de l'ONU sur le climat (COP22).

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a invité les pays ayant conclu l'accord de Paris à une réunion à New York le 21 septembre pour le signer ou pour déposer les documents confirmant sa ratification.

 

Au moins 55 pays représentant 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent ratifier l'accord pour qu'il entre en vigueur comme prévu à compter de 2020.


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