Crise Wauquiez-Calmels: Nicolas Sarkozy appelle au "rassemblement"

Crise Wauquiez-Calmels: Nicolas Sarkozy appelle au "rassemblement"

Publié le :

Lundi 18 Juin 2018 - 13:34

Mise à jour :

Lundi 18 Juin 2018 - 14:07
Nicolas Sarkozy a appelé ce matin les Républicains à l'unité après l'éviction de Virginie Calmels par Laurent Wauquiez. L'ancien président de la République s'exprimait au micro de RTL.
© JEFF PACHOUD / AFP/Archives
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La rédaction de France-Soir

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Il a pris la parole pour appeler le parti dont il a été le président à l'unité. Nicolas Sarkozy s'est exprimé ce lundi 18 au matin au micro de RTL sur l'éviction par Laurent Wauquiez de Virginie Calmels après les propos de cette dernière sur le patron des Républicains.

Et l'ex-chef de l'Etat a refusé de prendre parti pour l'un ou pour l'autre, appelant sa famille politique à faire front de manière unie. "Je ne peux dire qu'une seule chose: j'aimerais que tout le monde comprenne cette idée simple que sans le rassemblement rien n'est possible" a-t-il déclaré. Il s'est refusé à tout autre commentaire. "J'ai pas envie de parler de tout ça, ce n'est plus ma vie, c'est autre chose (…) La politique, vous êtes dedans ou dehors, maintenant je suis dehors", balayant pour l'instant toute idée d'un retour, au moins de manière explicite.

Laurent Wauquiez a annoncé dans un communiqué que Virginie Calmels n'était plus la vice-présidente de LR. Si la "goutte d'eau" est la déclaration de la première adjointe de la mairie de Bordeaux sur le positionnement politique de Laurent Wauquiez, cette décision vient sanctionner deux semaines de tensions entre le président des Républicains partisan d'une position conservatrice "dure" et son ex-numéro 2 qui représentait la frange "libérale" des Républicains.

Voir aussi: Laurent Wauquiez sévèrement critiqué par Virginie Calmels, LR au bord du divorce?

Si Laurent Wauquiez a remporté très facilement l'élection pour la présidence du parti en décembre dernier, ce qui aurait dû lui assurer une légitimité indiscutable, sa stratégie est dénoncée. Entre des prises de position systématiques sur les réformes d'Emmanuel Macron (y compris celles que la droite aurait aimé faire) et un discours flirtant avec le Rassemblement national (avec le tract "pour que la France reste la France"), les critiques ont fusé depuis son arrivée aux manettes du principal pari d'opposition.

Virginie Calmels aurait aussi, selon plusieurs sources, mal vécu le fait d'être écartée comme tête de liste possible aux élections européennes en 2019. Si Nicolas Sarkozy refuse de prendre parti au micro de RTL, il avait estimé cependant selon L'Opinion que le candidat adéquat pour prendre la tête de liste serait Laurent Wauqiuez et lui seul.

Nicolas Sarkozy rappelle que "sans le rassemblement, rien n'est possible".


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