Défilé du 1er mai: un élu Front national compare les manifestants violents aux djihadistes de l'Etat islamique

Défilé du 1er mai: un élu Front national compare les manifestants violents aux djihadistes de l'Etat islamique

Publié le :

Mardi 02 Mai 2017 - 17:03

Mise à jour :

Mardi 02 Mai 2017 - 17:17
© PHILIPPE LOPEZ / AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Pascal Gannat, conseiller régional FN, a publié un tweet dans lequel il compare les casseurs de la manifestation du 1er mai aux combattants de l'Etat islamique ce mardi. Au passage, l'élu du Front national a diffusé la photo du pilote jordanien brûlé vif par Daech en 2015.

C'est un tweet plus que polémique. Pascal Gannat, président du groupe FN des Pays de la Loire au conseil régional, s'est fendu d'un message ce mardi 2 sur le réseau social Twitter où il compare les manifestants violents du défilé du 1er mai aux djihadistes de l'organisation Etat islamique comme le révèle le Huffington Post.

Ce membre du Rassemblement Bleu Marine a posté deux photos, l'une montrant le pilote de l'aviation jordanienne brûlé vif par Daech en février 2015 et l'autre d'un CRS en feu après avoir été victime d'un jet de cocktail Molotov avec cette légende: "Quel est le point commun entre les soutiens gauchistes et les soutiens islamistes de Macron? Ils brûlent les gens. Macron, c'est la guerre".

Le conseil régional du Front national fait ainsi référence aux six policiers qui ont été blessé en marge des défilés syndicaux du 1er mai lors d'affrontements avec des casseurs et des manifestants violents. L'un d'eux a été "sérieusement brûlé au visage par un cocktail Molotov" a expliqué le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl qui a annoncé se rendre rapidement au chevet des blessés. Rien n'indique par ailleurs que les manifestants concernés par lces violences soient des partisans d'Emmanuel Macron.

Comme le rappelle le site d'actualité, Pascal Gannat pourrait se retrouver devant la justice pour sa comparaison plus que polémique comme devrait l'être la candidate du parti à l'élection présidentielle. En effet, le 16 décembre dernier, Marine Le Pen avait publié sur Twitter des images d'exécutions par l'Etat islamique (Daech). Elle accusait le journaliste Jean-Jacques Bourdin d'avoir établi un "parallèle" entre l'organisation terroriste et le Front national. Elle avait ainsi publié ces images agrémentées de la légende "Daech c'est ÇA!".

Parmi les victimes visibles sur ces trois photos non censurées se trouvaient notamment le journaliste américain James Foley. Marine Le Pen l'avait par la suite supprimée suite à l'indignation de la famille du défunt. Le Parlement européen avait approuvé la levée de l'immunité parlementaire de la député européenne début mars dans le cadre de cette affaire.

Le Code pénal punit de trois ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende le fait "de diffuser (...) un message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine" lorsque ce message est "susceptible d'être vu ou perçu par un mineur".

Un policier a été "sérieusement brûlé au visage par un cocktail Molotov" en marge du défilé du 1er mai.


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