Démocratie participative : ils ont voté pour une autre voie

Démocratie participative : ils ont voté pour une autre voie

Publié le 30/06/2020 à 09:10 - Mise à jour à 11:53
© JEFF PACHOUD / AFP/Archives
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Auteur(s): FranceSoir

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Dans le sillon de la ville alsacienne de Kingersheim, les électeurs d’une soixantaine de communes de plus de mille habitants ont opté pour une liste participative et un autre mode de gouvernance.
 
Un point commun caractérise ces nouveaux conseils municipaux : leur programme électoral n’était pas constitué de « propositions » nettes mais de « réflexions » sur lesquelles les habitants seront donc invités à se pencher. 
 
« La démocratie participative ne remplace pas la démocratie représentative, elle la renforce par de nouvelles instances »
 
Ces instances ce sont, par exemple, des ateliers participatifs ouverts à tous pour co-construire les projets de la commune, des comités citoyens pour faire le lien avec le conseil municipal, une maison de la citoyenneté, etc. 
 
Une gestion différente
 
Des villes pilotes, Kingersheim dans le Haut-Rhin et Saillans dans la Drôme, ont montré la voie. La première a choisi de continuer dans le bain de la démocratie participative, pas la seconde (pour 18 voix). 
 
Dans la Drôme c’est une autre commune, Dieulefit, 3150 habitants, qui va donc prendre le relais. La liste citoyenne « Osons une transition heureuse » a bien remporté l’élection dimanche. La gestion du village sera désormais organisée autour de neuf commissions composées de citoyens et de deux élus référents. 
 
Dieulefit n’est pas la seule commune à franchir le pas. Il y en a désormais plusieurs dizaines en France, de Pélussin dans la Loire à Plombières-les-Bains dans les Vosges, de Telgruc-sur-Mer dans le Finistère au petit village de Vaour, dans le Tarn.
 
La « transition citoyenne » ne concerne-t-elle que des communes de moins de 5000 habitants ? Dans les faits, non, puisque certaines formations politiques ont dû s’allier avec des listes citoyennes pour l’emporter. 
 
Les citoyens dans la place
 
C’est le cas à Chambéry, 59700 habitants, où le nouveau maire Thierry Repentin a fait alliance avec Aurélie Le Meur et sa liste Chambé Citoyenne (22,5 % des voix au premier tour) pour ravir la place au Républicain Michel Dantin. 
 
En Savoie comme ailleurs, ces candidats  ne sont pas dans le rejet de la politique « traditionnelle », dès lors que les partis avec lesquels elles s’allient s’engagent dans une « nouvelle gouvernance collective et citoyenne ». 
 
Prenons encore l’exemple de Poitiers, dans la Vienne, et ses 87900 habitants. La nouvelle maire, l’écologiste Léonore Moncond’Huy est bien étiquetée EELV. Mais l’ensemble du programme de sa liste, Poitiers Collectif, a été élaboré « dans une dynamique participative », avec groupes de travail thématiques ouvert à tous, construction et vote des propositions et désignation collective des candidats. 
 
Qualifiée d’inédite, la démarche citoyenne a porté ses fruits et comme souligné par le collectif vainqueur sur Twitter, « une nouvelle génération politique a pris ses responsabilités ». Reste à transformer l’essai aux manettes de la mairie. 
 
 

Auteur(s): FranceSoir


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