Derniers sondages législatives - Pourquoi la RTBF, "Le Temps" ou "Le Soir" peuvent-ils en publier de nouveaux?

Derniers sondages législatives - Pourquoi la RTBF, "Le Temps" ou "Le Soir" peuvent-ils en publier de nouveaux?

Publié le :

Samedi 10 Juin 2017 - 12:48

Mise à jour :

Samedi 10 Juin 2017 - 13:01
©Frank Perry/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Les journaux étrangers ne sont pas tenus à la stricte prohibition de sondages sur l’élection législatives qui frappent les médias français depuis vendredi minuit. Nos voisins belges et suisses ne se privent d'ailleurs pas de commenter le scrutin.

Ce samedi 10 et dimanche 11, les médias français sont tenus à la stricte observance de la trêve électorale concernant le premier tour des élections législatives. Ainsi, il leur est formellement interdit de commenter le volet politique du scrutin et de publier de nouveaux sondages ou des résultats partiels, selon la loi du 19 juillet 1977, qui a été modifiée le 25 avril 2016. Par conséquent les dernières enquêtes d'opinions qui font foi ont été publiées avant vendredi 9 minuit.

Toutefois, cette règle du droit français ne s'applique pas pour les médias étrangers et notamment nos voisins suisses et belges qui se passionnent pour cette élection. Ainsi les journaux francophones ont toute latitude pour publier des sondages sur leur site Internet. Les curieux peuvent donc se rabattre sur les grands médias belges (Le Soir, la RTBF, Le Libre Belgique) ou suisse (Le Temps, La Tribune de Genève) qui suivent de près les élections législatives françaises.

Un peu plus de 47 millions de Français sont appelés aux urnes ces dimanches 11 et 18 juin dans les 577 circonscriptions de métropole, d'outre-mer et de l'étranger pour départager les 7.882 candidats à un siège à l'Assemblée nationale. Un nombre sensiblement supérieur à celui des législatives de 2012 auxquelles 6.603 aspirants députés étaient en lice.

Les sondages prédisent une majorité plus que confortable pour Emmanuel Macron, qui aurait ainsi les mains libres pour mener sa politique. Le nouveau président pourrait voir près -plus?- de 400 députés étiquetés à ses couleurs entrer au Palais Bourbon. Un raz-de-marée presque sans équivalent sous la Ve République, comparable au plébiscite en faveur du général De Gaulle en juin 1968. Les perdants annoncés, du PS à LR en passant par la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, misent toutefois sur un sursaut de leurs électorats respectifs, voire sur une abstention record qui pourrait rebattre les cartes.

Les médias étrangers ne sont pas soumis à la trêve électorale françaises.


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