Détecteurs de métaux, caméras: Blanquer "ouvert" sur la sécurisation des écoles

Détecteurs de métaux, caméras: Blanquer "ouvert" sur la sécurisation des écoles

Publié le :

Lundi 22 Octobre 2018 - 10:01

Mise à jour :

Lundi 22 Octobre 2018 - 10:16
© Eric FEFERBERG / AFP/Archives
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La rédaction de France-Soir

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Jean-Michel Blanquer s'est dit ce lundi ouvert à la mise en place de moyens de sécurité renforcés dans les établissements scolaires après qu'une enseignante a été menacée d'une arme factice, jeudi à Créteil. S'il émet des doutes sur les portiques de sécurité, le ministre de l'Education s'est dit favorable à la vidéosurveillance.

Portiques de sécurité, détecteurs de métaux ou vidéosurveillance: le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer s'est dit "ouvert" ce lundi 22 quant au débat sur les moyens de renforcer la sécurité dans les établissements scolaires.

La question est revenue au premier plan médiatique après qu'une enseignante a été menacée jeudi 18 par un adolescent armé à Créteil. Le pistolet était factice, mais le fait que le jeune homme ait pu ainsi la transporter a tout de même créé le débat sur la nécessité de "contrôler" les élèves.

La mise en place de portiques de sécurité a ainsi été évoquée. Mais si Jean-Michel Blanquer assure ne vouloir écarter d'emblée aucune piste, celle-ci n'a pas sa préférence pour des raisons techniques: "Je ne suis pas sûr que ce soit la bonne solution. Vous créez une atmosphère et un engorgement à l'entrée qui posent d'autres problèmes de sécurité", a-t-il expliqué au micro de Franceinfo.

Voir: Professeure braquée par un élève: Blanquer et Castaner veulent mettre en place un "plan d'actions"

Il a préféré évoquer la possibilité de miser davantage sur la vidéosurveillance aux abords mais aussi à l'intérieur des écoles. Un système qui ne permet pas de contrôler le contenu d'un sac, mais qui selon lui aurait un effet dissuasif significatif.

Plutôt que des portiques de sécurité, le ministre a préféré évoqué la piste des détecteurs de métaux manuels, avec des "contrôles ciblés". Autant de propositions autour desquelles le débat risque cependant d'être âpre, aussi bien pour des raisons techniques que politiques.

"À chaque fois qu'il y a un fait, petit, moyen ou grand, il doit être sanctionné de façon proportionnée. Ça peut aller jusqu'à l'exclusion quand c'est nécessaire et il peut avoir des suites pénales. Nous sommes pas du tout dans une logique de laxisme", a assuré Jean-Michel Blanquer.

L'élève incriminé, âgé de 15 ans et inscrit au lycée Édouard-Branly de Créteil (Val-de-Marne), a été mis en examen dimanche soir pour "violences aggravées" et remis en liberté avec des mesures de contraintes provisoires, a indiqué le parquet de Créteil. Il sera jugé ultérieurement par un juge des enfants.

La vidéo relayée sur les réseaux sociaux, qui a suscité au cours du week-end de nombreuses réactions politiques, montre un adolescent debout dans une salle de classe, brandissant un pistolet près du visage de l'enseignante tout en lui demandant de l'inscrire "présent" au cours. Arrivé en retard, il contestait que l'enseignante le note comme absent.

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Jean-Michel Blanquer a expliqué préférer la vidéosurveillance aux portiques de sécurité pour sécuriser les écoles.


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