Discours de Macron sur la banlieue: une "faute historique" selon François Pupponi (vidéo)

Discours de Macron sur la banlieue: une "faute historique" selon François Pupponi (vidéo)

Publié le :

Mercredi 23 Mai 2018 - 11:36

Mise à jour :

Mercredi 23 Mai 2018 - 11:46
Au lendemain du discours d'Emmanuel Macron sur son absence assumée d'un "plan banlieues", François Pupponi, député du Val-d'Oise et ancien maire de Sarcelles a évoqué une "faute historique" au micro de France Inter ce mercredi.
© FRANCOIS LO PRESTI / POOL/AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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"Je ne vais pas annoncer un plan banlieues". En quelques mots d'introduction de son discours à l'Elysée le mardi 22, le président de la République Emmanuel Macron a balayé d'un revers de main les propositions faites par les élus de banlieue dans le rapport Borloo.

Au micro de France Inter, François Pupponi député PS du Val-d'Oise (et maire de Sarcelles pendant 20 ans) a exprimé sa consternation. "Le président de la République a fait une faute historique". En l'occurrence, "nier la légitimité démocratique de ces quartiers". Au cœur de la colère de l'élu, les propos d'Emmanuel Macron laissant entendre qu'il voudrait parler "directement" aux populations concernées sans passer par les intermédiaires qu'il a décrit par cette métaphore polémique: "Deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers" qui préparent un plan banlieues.

Une logique communautaire qui fait bondir François Pupponi: "Dans les réseaux issus de la diversité certains pensent que à partir du moment où ils sont issus des quartiers ils ont la légitimité et nous les élus nous ne l’avons plus". le député fustige aussi la vision fausse de l'exécutif sur l'action des élus de terrain: "On parle avec les gens, on vit avec les gens! Croire qu'il n'y a que des élus qui font du clientélisme et que l'on a méprisé la population est une erreur d'analyse". François Pupponi admet seulement qu'il "ne parle pas à la racaille, ceux qui dealent tous les soirs dans les quartiers, qui cassent leur cage d'escalier".

Toujours au micro de la radio publique, l'élu qui avoue avoir été "sidéré", finit sur un message en forme d'avertissement à Emmanuel Macron: "Je lui dis bon courage et à bientôt…"

Le président a annoncé sans détour qu'il n'y aura pas de plan banlieues.


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