Economies, Chômage, Immigration: ce qu'a dit Nicolas Sarkozy sur TF1

Economies, Chômage, Immigration: ce qu'a dit Nicolas Sarkozy sur TF1

Publié le :

Mercredi 24 Août 2016 - 19:31

Mise à jour :

Mercredi 24 Août 2016 - 21:05
©Capture d'écran TF1
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Nicolas Sarkozy était mercredi soir l'invité du 20H de TF1, deux jours après l'annonce de sa candidature à la présidence de la République. Il a détaillé son programme économique notamment sur le chômage, les questions de l'immigration au travers de la polémique du "burkini", et évoqué sa défaite en 2012 face à un François Hollande qui "a menti du début à la fin".

Son livre, son programme qui incarne l'aile droite du parti

"La question est très simple: est-ce qu'on peut sortir la France des immenses difficultés dans lesquelles elle est plongée. Ce n'est pas de savoir si je suis de droite ou de la droite de la droite. (...) C'est un amalgame scandaleux de dire que si on veut contrôler l'immigration on est raciste, que si on est contre l'islamisme radical on est islamophobe. Ma campagne servira à dire aux Français qu'on peut apporter des solutions, voila le but de ce livre".

 

Son programme économique, la baisse des impôts et des dépenses publiques

"(Il y a eu) 50 milliards d'impôts nouveaux depuis 2012. Nous sommes les champions d'Europe de la pression fiscale. Comment nos entreprises peuvent créer des emplois si leurs charges sont plus lourdes que celles de leurs concurrents".

"Je veux baisser de 10% l'impôt sur le revenu parce que les classes moyennes n'en peuvent plus".

"Nous sommes aussi les champions d'Europe des dépenses publiques. Je propose 100 milliards de baisse, 300.000 fonctionnaires en moins. Je propose des choses difficiles, que les fonctionnaires travaillent 37 heures, la retraite à 64 ans, que les conditions de calcul des retraites du privé et du public soient les mêmes. Toutes les économies sont prévues et si les Français nous font confiance, nous ferons voter le plan de réduction des dépense en juillet. Absolument toutes les catégories de fonctionnaires seront concernées par le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux à l'exception des forces de sécurité".

 

La dégressivité des allocations chômage

"Il faut être très précis et respectueux sur une question qui touche le chômage. L'immense majorité des chômeurs n'y peuvent rien. (...) Parce que notre système social est généreux, on ne peut accepter les fraudes. Tous les pays qui ont réussi dans la lutte contre le chômage ont connu l'incitation à retrouver un emploi. Les Français ne peuvent accepter que le droit à l'assistance soit supérieur au devoir de chercher un emploi ou une formation. Chaque personne qui refusera deux emplois ou formations sera concernée".

 

L'immigration

"L'Afrique va passer de 1 à 2,3 milliards d'habitants dans 30 ans. Nous sommes à 12 kilomètresde l'Afrique par le détroit de Gibraltar. Nous ne pouvons pas continuer à accueillir des personnes pour lesquels nous n'avons pas d'argent, pas de logement, pas de travail. Je demande que soit suspendu le droit au regroupement familial tant que l'Europe ne se sera pas dotée d'un nouveau Schengen. L'Europe ne peut pas être le seul continent où on peut entrer seulement parce qu'on est attiré par des prestations sociales".

 

Le Burkini

"C'est complexe parce que l'Etat a démissionné, que la République recule. Je souhaite une loi pour que la règle soit claire. Sur le territoire de la Républiques les femmes et les hommes sont tenus par des devoirs, on n'enferme pas le corps des femmes. (Le burkini est) une provocation au service d'un islam politique et radicalisé. La meilleur solution est la proscription de tous signes extérieurs de religion. Si nous laissons le burkini se généraliser, des jeunes filles seront obligées par leur communauté à (en porter un)".

 

Sa défaite en 2012

"En 2012 il y a eu un débat avec M. Hollande qui a menti du début à la fin et le paye aujourd'hui. J'ai été battu, de peu, mais j'ai été battu et j'ai même fait un livre pour expliquer les erreurs qui furent les miennes. Si mon analyse est juste, faut-il confier la France à un capitaine qui n'a pas d'expérience? (..) J'aime la France, j'ai cette passion, elle ne m'a pas quitté, les Français décideront".

 

Pour justifier son retour, Nicolas Sarkozy évoque la nécessité pour la France d'avoir un "capitaine d'expérience".


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