Education: Najat Vallaud-Belkacem défend son bilan et tacle la droite

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Education: Najat Vallaud-Belkacem défend son bilan et tacle la droite

Publié le 28/09/2016 à 18:16
©Bertrand Guay/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Najat Vallaud-Belkacem a défendu ce mercredi son bilan, estimant que l'influence de ce quinquennat sur le budget de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche est "immense". Lors d'une conférence de presse, la ministre de l'Education a également mis en garde contre les suppressions de postes en cas de retour de la droite.

En 2017, l'Education nationale reste le premier budget de l'Etat: à sept mois de la présidentielle, Najat Vallaud-Belkacem y a vu la preuve de "la priorité à la jeunesse" promise par François Hollande, mettant en garde contre les suppressions de postes en cas de retour de la droite. Le budget de l'Education nationale (écoles, collèges, lycées), qui accueille 12,4 millions d'élèves, atteint 68,64 milliards d'euros, tandis que celui de l'enseignement supérieur (2,6 millions d'étudiants) et la recherche totalise 23,85 milliards. Soit 92,5 milliards au total.

Ce montant s'entend hors contributions directes de l'Etat aux retraites des fonctionnaires, selon les chiffres communiqués mercredi par Bercy. La hausse est donc de 2,15 milliards d'euros pour le scolaire et de 852 millions pour le supérieur et la recherche, par rapport à 2016. Pour la seule recherche, le budget est de 7,9 milliards d'euros, en progression de 281 millions.

Pour Najat Vallaud-Belkacem, l'influence de ce quinquennat sur le budget de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche est "immense", avec une augmentation de 9 milliards d'euros en cinq ans, dont 3 milliards pour la seule année 2017, "dans un contexte où les dépenses de l'Etat auront globalement diminué". Lors d'une conférence de presse, la ministre de l'Education a de nouveau pointé la "rupture" avec le quinquennat précédent et "ses funestes suppressions de 80.000 postes" sous Nicolas Sarkozy. Mais elle a aussi souligné, à l'approche d'une présidentielle où elle souhaite voir François Hollande de nouveau candidat, le décalage avec ce que "préconise de faire la droite si d'aventure elle revenait au pouvoir". Partant d'une "hypothèse basse" de 300.000 postes supprimés dans la fonction publique, sans toucher à la police, la justice et l'armée comme le promettent des candidats à la primaire de la droite, elle estime que 100.000 concerneraient l'Education nationale en cinq ans.

Comme il y a environ 20.000 départs à la retraite chaque année, "il n'y aura donc aucun remplacement", a affirmé Najat Vallaud-Belkacem. Si c'est plus de 300.000 suppressions de fonctionnaires, "alors il y aura des licenciements". "Il est temps de dire aux Français ce que signifient concrètement" les programmes des candidats à la primaire de la droite, a-t-elle ajouté. Bruno Le Maire et François Fillon veulent supprimer environ 500.000 postes de fonctionnaires en cinq ans, Nicolas Sarkozy 300.000 et Alain Juppé entre 200 et 250.000.

Les enseignants sont traditionnellement un électorat pour le PS mais des enquêtes récentes montrent une désaffection chez eux aussi et l'intention, pour un pourcentage significatif, de voter à droite ou de s'abstenir. La ministre a également souligné que les 60.000 nouveaux postes promis par François Hollande pendant sa campagne présidentielle avaient bel et bien été tenus, puisque le budget 2017 valide les 12.662 postes qui restaient à créer. Ces créations de postes se voient sur le terrain, a-t-elle assuré, à rebours de syndicats qui estiment le contraire. Avec le rétablissement de la formation, les nouveaux enseignants ne sont qu'à mi-temps devant leur classe lors de leur première année, mais cela va rapidement se réguler, selon elle.

Et 2017 sera "une rentrée merveilleuse", a affirmé Najat Vallaud-Belkacem, grâce aux postes supplémentaires prévus dans le budget 2017 et la baisse démographique des élèves du primaire. Une rentrée 2017 qui aura été organisée par le ministère actuel, même en cas d'alternance en mai prochain, puisqu'une rentrée scolaire se prépare bien avant l'été. Pour l'enseignement supérieur, l'Etat a financé la création de 5.000 postes supplémentaires sur le quinquennat. Mais c'est aux universités de créer ensuite ces postes, a indiqué le secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur Thierry Mandon, qui estime qu'entre 75 et 80% de ces postes ont été effectivement créés.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP


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