Electorat "à vomir", "bobos" et "petainiste": Henri Guaino persiste et signe

Electorat "à vomir", "bobos" et "petainiste": Henri Guaino persiste et signe

Publié le :

Mardi 13 Juin 2017 - 12:48

Mise à jour :

Mardi 13 Juin 2017 - 13:03
©IBO/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Henri Guaino est revenu ce mardi sur ses propos tenus la veille. Il avait déclaré que l'électorat de sa circonscription, où il a connu dimanche une cuisante défaite était "à vomir". Il a affirmé n'avoir "insulté" personne, se contentant de "dire sa vérité" et n'avoir visé que la droite des "bobos" et des"pétainistes".

Les propos lancés par Henri Guaino à l'encontre des électeurs de la 2e circonscription de Paris ont choqué jusque dans son camp politique. Largement battu (il n'a recueilli que 4,5% des voix) dimanche, le député sortant s'était emporté sur BFMTV.

"L'électorat qui a voté aujourd'hui dans la 2e circonscription de Paris est, à mes yeux, à vomir. Vous m'entendez bien, à vomir", a-t-il lâché. Et d'argumenter: "Entre les bobos d'un côté qui sont dans l'entre-soi, dans l'égoïsme, et de l'autre cette espèce de bourgeoisie traditionnelle de droite, celle qui va à la messe, qui met ses enfants au catéchisme puis après qui vote pour un type qui pendant trente ans s'est arrangé à tricher par tous les moyens"... Le député sortant a poursuivi en qualifiant les électeurs de la primaire de la droite "d'un peu pétainistes".

Interrogé ce mardi 13 par CNEWS, l'ancienne plume de Nicolas Sarkozy qui s'était présentée sans l'investiture LR contre notamment Nathalie Kosciusko-Morizet, a maintenu ses propos, tout en les précisant.

"Je n'ai pas insulté, j'ai dit ma vérité", a-t-il expliqué. "A partir de dimanche soir je n'étais plus un homme politique, j'étais un citoyen", a-t-il aussi justifié, précisant que ses propos ne concernaient que "les bobos qui vivent dans l’entre-soi", allusion assez claire à Nathalie Kosciusko-Morizet et "cette droite traditionnelle tellement hypocrite, au fond un peu pétainiste, qui n’est pas capable de se comporter conformément aux valeurs qu’elle proclame", comprendre François Fillon.

"Je n'ai pas insulté, j'ai dit ma vérité", a déclaré Henri Guaino ce mardi.


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