Emmanuel Macron: "la filière nucléaire est une filière d'avenir en France"

Emmanuel Macron: "la filière nucléaire est une filière d'avenir en France"

Publié le :

Jeudi 04 Juin 2015 - 08:35

Mise à jour :

Jeudi 04 Juin 2015 - 08:42
©Capture d'écran France Info
PARTAGER :
-A +A

Emmanuel Macron était l'invité ce jeudi matin de France Info. Le ministre de l'Economie est revenu sur le choix du gouvernement concernant la réorganisation de la filière nucléaire et a aussi évoqué la situation de la Grèce.

Cession de réacteurs nucléaires d'Areva à EDF

"La décision qui a été prise hier par le président de la République, le Premier ministre et une partie du gouvernement c'est de stabiliser, de clarifier, de consolider la filière nucléaire. Ca se passe entre deux grandes entreprises publiques qui malheureusement ont trop souvent par le passé joué l'une contre l'autre".

"Aujourd'hui, notre volonté c'est de donner une stabilité, une pérennité à la filière nucléaire qui est une filière d'avenir en France comme à l'internationale. Les salariés d'Areva ont des compétences, des savoirs-faires, il faut les préserver".

"Il faut faire travailler beaucoup plus ensemble EDF et Areva. C'est pour ça que la décision stratégique qui a été prise hier, c'est à la condition qu'il y ait un vrai pacte industriel entre EDF et Areva. Le choix qui a été fait c'est d'adosser la partie réacteur sur EDF".

 

De 3.000 à 4.000 suppressions de postes chez Areva

"C'est une décision qui avait été annoncée avant toute modification. Aujourd'hui la priorité ce n'est pas le plan social mais cette négociation stratégique industrielle et commerciale".

"On se donne un mois pour que le pacte entre EDF et Areva puisse être signé et que les différents accords commerciaux qui existent entre eux soient clarifiés".

 

Augmentation du prix de l'électricité

"Aujourd'hui il n'y a pas de lien entre cette opération et les tarifs de l'électricité. Ces tarifs sont régulés et font l'objet d'une formule. Ils ont une séquence de stabilité ou d'augmentation  qui n'a rien à voir avec cette opération".

 

Loi Macron

"On a un projet de loi qui a été grandement modifié à l'Assemblée nationale. On a encore apporté des choses au Sénat".

"Dans les prochains jours, le président de la République et le Premier ministre annonceront des mesures pour les PME et les TPE. Nous verrons ce qui pourra être ajouté à ce projet de loi comme à celui qui est porté par mon collègue, François Rebsamen (le ministre du Travail, NDLR)".

"Nous devons réformer et moderniser le pays. C'est ce que nos concitoyens attendent. La vie des gens ce n'est pas le décor de l'action politique, c'est son objet donc tout ce que l'on fait ça doit être utile pour nos concitoyens".

 

Remboursement de la Grèce au FMI

"Ce qui est aussi bien recherché aujourd'hui par la France que par l'Allemagne, c'est de trouver une solution pour la Grèce et donc de faire face à ses échéances du mois de juin qui sont importantes".

"La Grèce doit s'engager sur des réformes pour pouvoir consolider son économie. Et c'est toute la difficulté de la situation grecque aujourd'hui".  

"Nous devons la maintenir dans la zone euro mais elle doit prendre elle-même ses responsabilités".

 

Situation en Europe

"L'Union européenne est de plus en plus rejetée par nos concitoyens. Parce que l'on trouve que Bruxelles se mêle de tout. La zone euro est fragile".

"Si on n'avance pas, alors on laisse la place à celles et ceux qui détestent l'Europe et on laisse la place à son démantèlement progressif. On doit simplifier la gouvernance. Il faut une Europe plus simple".

"Il y a de plus en plus d'écarts entre les Etats. Il faut créer de l'harmonisation sur le plan fiscal. Il faut créer un budget de la zone euro ce qui évitera des situations à la grecque".

"Il faut généraliser l'Erasmus".

 

Photo de lui et son épouse

"J'accepte le caractère public qui va avec la fonction et l'engagement".

 

Emmanuel Macron était l'invité de France Info ce jeudi matin.


Commentaires

-