Emmanuel Macron souhaiterait réunir le Congrès à Versailles le 3 juillet

Emmanuel Macron souhaiterait réunir le Congrès à Versailles le 3 juillet

Publié le :

Lundi 26 Juin 2017 - 10:30

Mise à jour :

Lundi 26 Juin 2017 - 10:39
© Lionel BONAVENTURE / AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Emmanuel Macron pourrait prendre la parole devant le Congrès à Versailles le 3 juillet prochain. Si le choix de la date paraît surprenant, la veille du discours de politique générale du Premier ministre à l'Assemblée, au gouvernement on affirme que les deux hommes œuvrent de concert.

Comme le permet la Constitution, Emmanuel Macron pourrait prendre la parole devant l'ensemble du pouvoir législatif réuni en Congrès à Versailles le 3 juillet prochain selon une information dévoilée par RTL. Si l'Elysée s'est pour l'instant abstenu de tout commentaire, l'annonce pourrait intervenir suite à l'élection du président de l'Assemblée nationale qui interviendra mardi 27.

Le président de la République s'adressera donc aux députés et aux sénateurs pour tenir ce que la radio présente comme un pendant du "discours sur l'état de l'Union" que prononce le président américain chaque année devant le Congrès des Etats-Unis. Au cours de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait promis de s'adresser aux parlementaires une fois l'an. Toujours selon RTL, il pourrait être question d'une réforme constitutionnelle avec notamment la réduction à trois mandats électoraux au maximum.

La date de la réunion du Congrès ne manque pas d'une certaine symbolique, en effet, elle se déroulera la vieille du discours de politique générale que tiendra Edouard Philippe devant la chambre basse du Parlement. Doit-on y voir une façon de court-circuiter le Premier ministre?

Interrogé sur le choix de cette date, Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, a préféré botter en touche en affirmant qu'"aujourd'hui, il n'y a pas d'expression du président de la République sur les grandes orientations de la France qui ne soient travaillées avec le Premier ministre et inversement".

"Après avoir théorisé le contournement des corps intermédiaires, prévu celui du Parlement avec les ordonnances, un discours du président la veille de celui du Premier ministre serait une humiliation pour ce dernier, renvoyé au statut non plus de collaborateur mais de simple répétiteur", met en garde le patron des députés socialistes, Olivier Faure.

Son de cloche différent chez Thierry Solère, Les Républicains, qui a jugé "que le président de la République nous donne les grandes lignes et qu'ensuite le Premier ministre vienne expliquer, avec un vote de confiance derrière, sa méthode, ses priorités, son calendrier, je crois que ce n'est pas contradictoire".

Il pourrait être question d'une réforme constitutionnelle avec notamment la réduction à trois mandats électoraux au maximum.

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