EN DIRECT- Attentats de Paris: François Hollande demande au Congrès une révision de la Constitution

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 16 novembre 2015 - 09:53
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François Hollande Congrès Versailles 16 NOV 2015
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©Philippe Wojazer/Reuters
François Hollande s'est adressé au Congrès ce lundi.
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Trois jours après la série d'attentats qui a frappé Paris et fait 129 victimes selon un dernier bilan, la riposte française s'est organisée ce lundi. Plusieurs perquisitions et interpellations ont eu lieu en France et en Belgique. Devant le Congrès, le chef de l'Etat François Hollande a demandé une révision de la Constitution pour mieux lutter contre le terrorisme à l'intérieur, et une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU pour combattre Daech en Syrie.

Fin de ce direct, merci de l'avoir suivi. Retrouvez le reste de l'actualité en continu sur FranceSoir.fr et toutes les informations sur les attentats du vendredi 13 à Paris et au Stade de France dans notre dossier ici.

 

20h53

L’Etablissement français du sang (EFS) remercie chaleureusement les 9.474 candidats au don de sang qui se sont présentés sur les lieux de collectes partout en France au lendemain des attentats. "Parmi ces candidats au don, 8.214 personnes ont pu donner leur sang et 1.303 étaient des nouveaux donneurs (27,3 %). L’activité a ainsi été doublée par rapport à celle d’un samedi habituel", a ainsi expliqué l'organisme qui appelle les donneurs à continuer de se mobiliser dans les jours qui viennent.

 

20h45

Alors que les attentats de vendredi soir ont engendré inquiétude et peur, l'UEFA, la Confédération européenne de football, a annoncé ce lundi que l'Euro de football aura bien lieu en France en juin et juillet prochain. "Le tirage au sort de la phase finale de l'Euro aura lieu comme prévu le 12 décembre au Palais des Congrès à Paris et la phase finale se jouera en France entre le 10 juin et le 10 juillet 2016", a ainsi indiqué l'UEFA dans un communiqué.

"Pendant trois ans, le comité d’organisation de l’Euro-2016 a travaillé étroitement avec les autorités concernées pour développer les mécanismes les plus appropriés, afin de garantir un tournoi en toute sécurité, et nous sommes confiants dans le fait que les mesures nécessaires seront prises", a ajouté l'instance européenne de football.

 

20h33

L'Assistance-Publique Hôpitaux de Paris vient de faire le point sur l'évolution de l'état de santé des blessés suite aux attentats de vendredi. Sur les 80 personnes admises en situation d'urgence absolue, 48 ne relèvent pas ou plus aujourd’hui d’une surveillance intensive en service de réanimation, où sont toujours maintenues 29 personnes sont toujours en service de réanimation. Le bilan est toujours de 129 morts. Enfin, 268 personnes sont sorties des hôpitaux.

 

20h19

François Hollande recevra mardi 17 le secrétaire d'Etat américain John Kerry à l'Elysée. Cette rencontre, programmée à 09h40, fait suite aux annonces du chef de l'Etat dans lesquelles il a indiqué qu'il rencontrera au cours de la semaine ses homologues russe et américain, Vladimir Poutine et Barack Obama. L'objectif: "unir nos forces" contre l'Etat islamique.

 

20h09

Le "plan blanc", qui a été déclenché vendredi 13 par l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) à la suite des attaques simultanées dans la capitale, vient d'être levé. "Depuis 17h ce jour, compte tenu de la confirmation de la bonne prise en charge des patients, le Directeur général a levé le plan blanc déclenché le 13 novembre à 22h30 dans les 39 établissements de l’AP-HP", a indiqué l'établissement via un communiqué.

Inscrit dans la loi depuis 2004, ce dispositif permet aux établissements de santé de déployer les moyens humains et matériels nécessaires dans des situations de crise.

 

19h59

Alors qu'un article du Figaro a affirmé que les hôpitaux parisiens auraient été à court de matériel, l'AP-HP a tenu à démentir cette information par le biais d'un communiqué. "La solidarité entre les hôpitaux d’une part, la présence des pharmaciens responsables de la stérilisation pendant la nuit et de l’ensemble des professionnels revenus dans le cadre du plan blanc ou spontanément ont permis de faire face à cette situation exceptionnelle, y compris sur le plan du matériel", a ainsi expliqué l'établissement précisant que "les hôpitaux n’ont donc pas été à court de matériel".

 

18h58

Mohamed Abdeslam, le frère de deux des terroristes impliqués dans les attentats de vendredi 13 à Paris (dont l'un a fait exploser sa ceinture d'explosifs), a été libéré ce lundi après plusieurs heures de garde à vue à Molenbeek en Belgique. Interrogé sur l'endroit où pourrait se trouver Salam Abdselam, un suspect-clé des attaques terroristes de Paris visé par un mandat d'arrêt international, il a assuré ignorer sa position, le décrivant comme un "garçon normal".

 

18h49

Deux nouveaux kamikazes ont été identifiés, portant à cinq le nombre de terroristes dont l'identité est connue à ce stade. Parmi eux on retrouve Ibrahim Abdeslam, 31 ans, qui a été identifié comme le kamikaze qui s'est fait exploser Boulevard Voltaire, sans faire de victime. Il est le frère de Salah Abdeslam, activement recherché. Un autre, prénommé Bilal Hadfi, âgé de 20 ans, serait l’auteur de l’un des attentats-suicides commis à proximité du Stade de France.

Pour le moment, deux des trois tueurs du Bataclan ont été identifiés: Samy Animour, 28 ans, né à Paris et originaire de Drancy, qui était connu des services français; et Omar Ismaïl Mostefaï, un Français de 29 ans, né à Courcouronnes, dans l’Essonne. Visé depuis 2010 par une fiche-S, ce dernier a été identifié au lendemain des attaques grâce à des empreintes prélevées sur l’un de ses doigts retrouvé dans la salle de concert. 

Les cinq kamikazes identifiés auraient tous transité par la Syrie entre 2013 et 2015.

 

18h29

Après les attentats, les restaurateurs souhaitent à nouveau attirer parisiens et touristes dans leurs établissements et sur leurs terrasses. De ce fait, nombre d'entre eux se sont joints à l'opération "Tous au bistrot" lancée à l'initiative du Syndicat des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs (Synhorcat). Cette démarche a pour but de redonner aux Français le goût des sorties en les invitant à se rendre dans ces établissements mardi 17 au soir. Les restaurateurs organiseront ce jour-là une minute de silence à 21h. 

 

18h20

Cécile Duflot, présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale et députée du 11e arrondissement de Paris, a pris la parole devant le Congrès: "Les mots me manquent pour dire l'effroi qui nous saisit. (...) Les écologistes s'inscrivent pleinement dans l'unité nationale. Ils mettent leurs pas dans ceux du Premier ministre pour dépasser nos clivages traditionnels".

"Nous avons un triple devoir: devoir d'unité pour les responsables politiques et le pays tout entier, meilleure garantie de notre sécurité, (...) impératif de dignité et de vigilance. Ne renoncer en rien à nos valeurs et vigilance pour que notre démocratie n'ait pas à pâtir du terrorisme. (...) Lucidité sur ce qui se passe dans notre pays et le contexte international".

"Que nos ennemis le sachent, nous ne capitulerons en aucune manière", a-t-elle ajouté, concluant: "Le gouvernement pourra compter sur notre soutien chaque fois qu'il s'agira de l'unité de notre pays. Leur cible sera notre arme".

 

18h10

François Zocchetto,  président du groupe UDI au Sénat, a tout d'abord tenu à "saluer les travailleurs de l'ombre qui nous ont épargné d'autres drames"  tout en affirmant que "jamais la France n'a subi une telle attaque". "Ce sont des actes de guerre. Ils souhaitent nous faire souffrir pour nous faire perdre la raison. La République doit rester unie" , a-t-il notamment déclaré. Toutefois, l'élu a appelé à ne pas sous-estimer le groupe terroriste. "Ces fanatiques veulent nous asservir ou nous tuer. Leur détermination est absolue. Les volontaires affluent. Cet ennemi c'est approprié le phénomène de la mondialisation", a-t-il déclaré tout en affirmant qu'il faut impérativement agir "avec méthode".

"Nous ne pouvons agir exclusivement par la voie aérienne. Nos frappes n'ont pas eu l'effet escompté. Nous devons infléchir nos positions diplomatiques. Nous devons trouver de nouveaux partenaires", a-t-il expliqué avant d'estimer qu'il fallait renouer le dialogue avec le président syrien Bachar al-Assad: "Bachar a une large responsabilité dans la situation dramatique de la Syrie. Les circonstances nous imposent de hiérarchiser les monstres. Daech est notre ennemi absolu". Quant à l'avenir de l'espace Schengen, il a affirmé que "nous avons besoin d'adapter le mécanisme de Schengen aux circonstances nouvelles".

Enfin, François Zocchetto a estimé qu'il y aura probablement d'autres attaques: "notre combat aura un coût humain, financier et ce coût bousculera quelques-unes des nos traditions. Il y aura malheureusement d'autres attentats. Il y aura peut-être d'autres victimes".

 

17h58

Philippe Vigier, président du groupe UDI à l'Assemblée, a annoncé que son groupe soutenait les mesures d'état d'urgence et de rétablissement des contrôles aux frontières. "Nous devons prendre conscience que nous sommes entrés dans un troisième conflit mondial dès le 11 septembre 2001", a-t-il ajouté. "La France était en guerre avant même les attentats de janvier".

Le président du groupe UDI à l'Assemblée a ensuite interpellé le Congrès, en lui demandant d'avoir "l'honnêteté de reconnaître que le danger que représente la bête immonde (Daech) a été sous-estimé. L'exigence est d'anéantir Daech. Une intervention au sol en Syrie ne peut plus être écartée d'un revers de main. C'est s'exposer à ce que ce cette guerre ne se déroule sur notre sol". Il a lui aussi plaidé pour une inflexion nécessaire de la diplomatie de la France afin de "renouer le dialogue avec la Russie". Enfin, après s'être félicité que l'appel en faveur de l'engagement réserviste ait été entendu par le président de la République, il a avancé d'autres propositions: "La déchéance de nationalité pour ceux partis faire le djihad, le bracelet électronique pour les gens fichés, la fermeture des mosquées salafistes, l'armement des policiers municipaux et la possibilité offerte aux forces de l'ordre de porter leur arme en dehors du service".

 

17h45

Venait ensuite le tour de Didier Guillaume, président du groupe socialiste au Sénat, de prendre la parole. Il a tout d'abord exprimé son optimisme face à la détermination de la France. "Parce que la France est la France, la France reste et restera debout. Je ne doute pas qu'en novembre 2015, quand la France a été attaquée, l'âme de la résistance soufflera encore chez nos compatriotes. Cette jeunesse qui est l'avenir de notre pays, ce sont les résistants de demain". Puis il a rappelé l'importance de l'unité nationale qui est selon lui "absolument indispensable". "Le rôle des parlementaires français est de montrer que nous sommes unitaires. Nous voulons défendre ensemble les valeurs de la République".

Sans grande surprise, il a ensuite exprimé son soutien à François Hollande et aux annonces qu'a fait l'exécutif, notamment la proposition de révision de la Constitution. "Le président de la République a fait un discours fort. Nous voterons évidemment le prolongement de l'état d'urgence et il faudra bien évidemment améliorer ce texte de 1955. Je ne sais pas si les rédacteurs de l'époque connaissaient les adresses IP ou les téléphones portables".

Il s'est prononcé sur le rôle que doit avoir l'Europe dans cette menace terroriste. "L'Europe doit bouger et assumer ses responsabilités. Le Schengen d'aujourd'hui suffira à régler un certain nombre de problèmes", a-t-il expliqué avant d'ajouter: "il faut qu'une coalition mondiale avance pour éradiquer Daech". Enfin, Didier Guillaume a appelé à ne pas faire d'amalgames: "nous ne sommes pas en guerre contre l'Islam, les Arabes, les immigrés de France. Ce sont nos frères, nos enfants, les amis de nos enfants. Nous devons toujours lutter contre le racisme et la xénophobie", a-t-il conclu, précisant que "le vivre-ensemble doit nous guider".

 

17h37

Juste après Bruno Retailleau, c'est Christian Jacob, président du groupe Les Républicains à l'Assemblée qui s'est exprimé. Il a appelé tous "les patriotes à se lever pour défendre les valeurs de la France, de l'Occident. Ceux qui ont commis l'irréparables doivent savoir que nous ne plierons pas. Depuis des mois, nos soldats sont les sentinelles de ce combat. Notre reconnaissance est infinie. Demain, nous allons avoir plus encore besoin d'eux, de toutes les forces de sécurité et de secours pour nous protéger".

Christian Jacob a ensuite rejeté la proposition de révision de la Constitution avancée par François Hollande. "Rien, à ce stade, ne semble justifier la révision de la Constitution", a-t-il indiqué avant de constater, selon lui, l'échec de notre politique d'intégration républicaine: "En France, on doit vivre comme des Français, ceux qui le refusent n'ont pas leur place dans notre pays. Ce déchaînement de haine mérite une riposte implacable".

Enfin, il a interpellé le Premier ministre Manuel Valls, notamment sur le "temps perdu" depuis les attentats de janvier. "Le 13 janvier, vous nous parliez de failles. Dix mois plus tard, elles sont toujours présentes." Christian Jacob a également demandé "une révision totale de l'espace Schengen, la priorité des priorités. La France a des frontières, il faut les surveiller (...). La France doit accepter de parler avec la Russie, avec tous les grands pays de la région. L'objectif est d'éradiquer l'Etat Islamique. Cette question ne devrait plus être au centre des débats mais nous réunir", a-t-il dit, estimant que "François Hollande fait fausse route sur la politique syrienne de la France".

 

17h25

Suite à la prise de parole du patron des députés socialistes, Bruno Le Roux, le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, s'est exprimé à son tour. L'élu s'est tout d'abord associé "à la peine incommensurable des familles" tout en rappelant les évènements tragiques de vendredi 13. "Le terrorisme islamiste a frappé au cœur de la France. Il a franchi  une étape dans l'échelle de la barbarerie. Tous les Français étaient visés", a-t-il notamment déclaré.  

Puis Bruno Retailleau a fait valoir les valeurs de la République: "nous sommes attachés viscéralement à la liberté (…), la légalité (…) et à la fraternité (…). Ce sont ces valeurs qui ont été attaquées. En proposant au pays deux décisions, l'état d'urgence et puis le rétablissement des contrôles aux frontières, nous avons dis oui". Face à la menace terroriste, plus que présente sur le territoire national, le président du groupe Les Républicains au Sénat a ensuite émis certaines propositions. "Les Français attendent des résultats sur le plan de la sécurité intérieure. Il faut assumer un suivi, une surveillance particulière pour les individus les plus dangereux", a-t-il déclaré avant d'ajouter: "il faut prévoir des centres de déradicalisation. Nous devons n'avoir qu'une seule obsession: l'Etat islamique. Il faut une grande coalition mondiale".

Enfin, Bruno Retailleau a déclaré que "la France est en guerre" mais qu'elle peut remporter cette victoire. "Chaque génération a dû faire face à des défis. Nous sommes une vieille nation qui a surmonté tant de drame. Notre caractère s'est forgé dans la résistance. Nous sommes en guerre, alors faites la guerre".

 

17h15

Le discours du chef de l'Etat a été suivi, en son absence, par l'intervention des chefs des groupes parlementaires.

Président du groupe PS à l'Assemblée, Bruno Le Roux a été le premier à prendre la parole. "Je veux dire ici, avec la gravité qui s'impose, que l'unité nationale ne se découpe pas, ne se mégote pas. Elle est d'un seul bloc. Nous sommes dépositaires de cette unité. Nous devons montrer que nos valeurs sont plus fortes", a-t-il dit.

Après avoir rappelé que "l'efficacité" doit guider les débats "dans le "but final d'en finir avec Daech", Bruno Le Roux est revenu sur la révision de la Constitution évoquée par François Hollande. "Nous souscrivons à la proposition du président", a-t-il indiqué. "Nous devons être mobilisés, unis. Je souhaite ainsi que le temps parlementaire soit raccourci pour permettre qu'aux propositions d'aujourd'hui, fassent écho des textes demain."

Enfin, il est revenu sur l'action contre Daech: "C'est parce que la France est en première ligne que Daech nous attaque. C'est parce que nous avons freiné sa progression en Afrique que Daech nous attaque. Nous devons réaffirmer que toutes les bombes qui tombent sur la Syrie ou l'Irak doivent se diriger vers Daech". Après avoir indiqué qu'il fallait "fermer les mosquées qui prônent le djihad", il a conclu son intervention: "Nous sommes la France, nous sommes debout, nous résistons et nous vaincrons."

 

16h55

"Les visage des morts, des blessés, des familles ne quitte pas mon esprit. Ce souvenir nourrit une résolution sans faille. Dans ma détermination à combattre le terrorisme, je souhaite que la France puisse rester elle-même".

"Nous éradiquerons le terrorisme", promet François Hollande, "dans le respect de nos valeurs, sans rien perdre de ce que nous garantit l'Etat de droit. Il ne détruira pas la République car c'est la République qui le détruira. Vive la République et vive la France!", a conclu le chef de l'Etat.

Les parlementaires debout ont applaudi le président de la République et entonné La Marseillaise. La séance a été suspendue avant le débat prévu, auquel n'assistera pas François Hollande.

 

16h48

François Hollande annonce la création de 5.000 emplois supplémentaires de policiers et gendarmes d'ici deux ans, portant à 10.000 les emplois de sécurité créés sous le quinquennat.

"Le ministère de la Justice bénéficiera de  2.500 postes suplémentaires dans les services pénitentiaires et l'administration judiciaire", ainsi que 1.000 postes dans l'administration des douanes. Il annonce également qu'aucun poste ne sera supprimé dans la Défense d'ici 2019. 

 

16h42

François Hollande demande au Congrès de réviser la Constitution afin de "disposer d'un outil approprié pour fonder la prise de mesures exceptionnelles sans recourir à l'état d'urgence".

"Il est légitime que la Constitution comporte les réponses contre ceux qui voudraient nous porter atteinte".

"Je vous demande de réfléchir à la décision que j'ai prise et au Premier ministre de préparer cette révision afin qu'elle puisse être adoptée dans les meilleurs délais"

 

16h39

"J'estime en conscience que nous devons faire évoluer la Constitution pour permettre aux pouvoirs publics d'agir conformément à l’état de droit aux actes de guerre", a dit le chef de l'Etat.

 

16h35

"Nous devons nous défendre dans l'urgence et dans la durée (...). J'ai décidé que le Parlement serait saisi dès mercredi d'un projet de loi prolongeant l'état d'urgence pour trois mois et adaptant son contenu à l'évolution des technologies et des menaces."

 

16h30

Pour le chef de l'Etat, "la Syrie est devenu la plus grande fabrique de terroristes que le monde ait connu".

 

16h29

"Je rencontrerai le président Obama et le président Poutine pour unir nos forces", a annoncé François Hollande.

"La France parle à tous, à l'Iran, la Turquie  aux pays du Golfe (...). Chaque gouvernement est face à ses responsabilités."

"J'ai demandé au ministre de la Défense de saisir tous les Etats membres en vertu de l'article 42-7 du traité de l'Union qui prévoit que lorsqu'un Etat est agressé, tous les autres doivent lui apporter solidarité face à cette agression."

 

16h26

"La nécessité de détruire Daech concerne toute la communauté internationale. J'ai demandé au conseil de sécurité de l'ONU de se réunir dans les plus brefs délais pour adopter une résolution pour détruire Daech", a déclaré François Hollande.

"Nous poursuivrons (nos) frappes au cours des semaines à venir. Le Charles de Gaulle appareillera jeudi, ce qui triplera nos capacités d'actions (...). La France intensifiera ses actions en Syrie".

"Bachar el-Assad ne peut constituer l'issue (en Syrie)."

 

16h21

François Hollande devant le Congrès à Versailles:

"La France est en guerre. Les actes commis vendredi soir à Paris et près du stade de France sont des actes de guerre. Ils ont fait au moins 129 morts et nombreux blessés."

"Ils sont le fait d'une armée djihadiste, le groupe Daech, parce que nous sommes un pays de liberté et des droits de l'homme."

"Notre République n'est pas à la portée de méprisables tueurs."

"Les terroristes croient que les peuples libres se laisseraient impressionner par l'horreur, il n'en est rien."

"L'ennemi use des moyens les plus vils pour essayer de tuer mais n'et pas insaisissable, il n'est pas hors d'atteinte."

 

16h14

Le Congrès observe une minute de silence.

 

16h12

Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone a pris la parole en préambule au discours de François Hollande: "Chaque larme, chaque goutte de sang versée viendront renforcer notre résistance à l'obscurantisme".

 

16h02

François Hollande est arrivé à Versailles pour le Congrès.

 

15h50

François Hollande s'apprête à prendre la parole  devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles. Le président de la République devrait appeler les parlementaires à l'union nationale. Ce Congrès devrait également être l'occasion pour François Hollande d'aborder la prolongation de l'état d'urgence.

 

15h40:

Le parquet fédéral de Belgique a déclaré que suite aux interpellations qui ont eu lieu à Molenbeek, deux personnes ont été inculpées pour "attentat terroriste".

 

15h35

Le Syndicat de la magistrature a publié ce lundi un communiqué dans lequel il s'inquiète des mesures d'urgences et du "discours martial repris par l’exécutif". "Lutter contre le terrorisme, c’est d’abord protéger nos libertés et nos institutions démocratiques en refusant de céder à la peur et à la spirale guerrière", dit le texte.

 

15h22

La Tour Eiffel sera illuminée en bleu-blanc-rouge les soirs de lundi 16, mardi 17 et mercredi 18 en signe de solidarité, a annoncé la société d'exploitation. Le monument a rouvert ses portes ce lundi à 15h après avoir été fermé pour raisons de sécurité.

 

14h57

Dans une vidéo de propagande diffusée ce lundi et s'ouvrant sur des images des attentats de Paris, l'Etat islamique menace les autres membres de la coalition qui lutte contre l'organisation terroriste en Syrie et en Irak. "Nous disons aux États qui participent à la campagne des croisés que (...) vous aurez (...) comme nous avons frappé la France chez elle à Paris", peut on y entendre. Les terroristes promettent également de frapper "l'Amérique en son centre à Washington". Le directeur de la CIA John Brennan a dit ne "certainement pas" considérer les attentats de Paris comme "un évènement isolé".

 

14h46

Depuis samedi 14, plusieurs fausses alertes, parfois de bonne foi mais aussi parfois l'œuvre de "plaisantins" ont eu lieu, déclenchant évacuations, mouvements de panique ou déplacement des forces de l'ordre.

Le code pénal prévoit que "le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu'une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende. Est puni des mêmes peines le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information faisant croire à un sinistre et de nature à provoquer l'intervention inutile des secours".

 

14h30

La présidente du Front national Marine Le Pen a demandé par voie de communiqué "l'arrêt immédiat de tout accueil de migrants" en France.

 

14h20

L'opération de police à Molenbeek (Belgique) a pris fin. Salah Abdeslam ne s'y trouvait pas, selon le bourgmestre (maire) de la ville.

 

14h04

Le parquet fédéral belge a confirmé que l'opération de police qui a eu lieu ce matin à Molenbeek-Saint-Jean visait bien à capturer Salah Abdeslam, l'un des auteurs présumés des attentats de Paris et actuellement en cavale. Il n'a cependant pas précisé si l'homme visé par un mandat d'arrêt international se trouvait bien sur place.

 

13h53

Selon les informations du parquet belge, cinq des sept suspects, qui ont été interpellés samedi 14 à Bruxelles, ont été relâchés. Parmi eux: le frère de Salah Abdeslam, toujours activement recherché.

 

13h45

La date limite pour payer ses impôts locaux, initialement fixée au 16 novembre, a été repoussée d'une semaine, au 23 novembre, en raison des attentats qui ont touché Paris vendredi 13. La Direction générale des finances publiques (DGFIP) souhaite ainsi éviter une trop forte affluence, le jour de la date limite, et donc faire en sorte que les déplacements soient étalés sur la semaine. Dans un communiqué, la DGFIP a indiqué que les contribuables peuvent s'adresser aux services des impôts par téléphone, par courriel ou sur le site impots.gouv.

 

13h40

Deux jours après les attentats qui ont fait au moins 129 morts et plus de 350 blessés à Paris, la piste belge se confirme. Abdelhamid Abaaoud, un Belge d'origine marocaine, serait pour les enquêteurs le commanditaire des attentats de Paris. Agé de 27 ans, ce dernier, qui aurait vécu dans la ville de Molenbeek, serait l'un des bourreaux les plus actifs de Daech en Syrie. Son nom a été cité dans une série d'attaques déjouées en Belgique, mais également dans les tentatives d'attentats du Thalys et de Villejuif. (Lire à ce sujet notre article ici)

 

13h27

Pour rappel, 168 perquisitions administratives ont eu lieu entre dimanche soir et lundi matin dans 19 départements en France et dans toutes les grandes agglomérations du pays. Les forces de l'ordre ont interpellé 23 personnes et 31 armes dont quatre armes de guerre, une kalachnikov et un lance-roquettes, ont été saisis. Actuellement, une opération policière est en cours à Bruxelles et vise à interpeller le suspect clé Salah Abdeslam, visé par un mandat d'arrêt international et soupçonné d'être le huitième terroriste des attentats de vendredi 13.  

 

13h17

En ce troisième jour de deuil national et après la minute de silence observée ce midi sur tout le territoire national, le Bataclan, où sont décédées au moins 89 personnes vendredi 13, a souhaité rendre hommage aux victimes par le biais d'un message posté sur Twitter.

"Chers amis, aucun mot ne suffit à exprimer l'ampleur de notre chagrin. Nos pensées vont aux victimes, aux blessés et à leurs proches", a écrit l'établissement avant de préciser: "vous êtes nombreux à vouloir vous recueillir au Bataclan, malheureusement les autorités ont encore besoin de travailler sur place. Nous vous tiendrons informés dès qu'il sera possible de vous recueillir devant la salle. Nous vous remercions pour votre soutien qui nous touche profondément".

 

13h05

L'Etablissement français du sang appelle les donneurs potentiels à différer leurs dons à la semaine prochaine après plusieurs jours d'une mobilisation "jamais vue".

 

13h00

Observée dans toute la France, la minute de silence a également été respectée dans de nombreux autres  pays, notamment devant et au sein des ambassades de France.

 

12h50

Trois proches d'un des kamikazes du Bataclan, Samy Amimour, ont été  identifiés et placés en garde à vue, a fait savoir le parquet.

 

12h45

La vaste opération de la police belge débutée dans la matinée est toujours en cours à Molenbeek-Saint-Jean, l'une des communes de l'agglomération Bruxelloise. Plusieurs des sept kamikazes morts vendredi 13 ont vécu en Belgique, où les voitures ayant servi aux attentats avaient été louées.

 

12h35

La remise du Prix Goncourt des lycéens, qui devait être avoir lieu mardi 17 à Rennes, a été reportée sine die en raison du contexte  des attentats, ont annoncé les organisateurs.

 

12h05

Le chef de l'Etat François Hollande, en compagnie notamment du Premier ministre Manuel Valls et de la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, ont observé cette minute de silence devant l'université de la Sorbonne.

Une Marseillaise a retenti, reprise par les milliers de personnes assemblées place de la République, àprès cette minute de silence. Suite à l'hymne national et aux applaudissements, le silence s'est de nouveau fait sur la place.

A l'Assemblée nationale, les députés réunis dans la cour du palais Bourdon ont également entonné à l'unisson une Marseillaise.

Sur les lieux des attentats, devant le bar le Ca Rillon et devant le Bataclan, une foule nombreuse s'était également réunie dans le silence pour rendre hommage aux 129 victimes des attentats.

 

12h00

Début de la minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Paris. De très nombreux rassemblements ont lieu partout en France, notamment place de la République, où plusieurs milliers de personnes sont présentes, malgré l'interdiction de rassemblement en Ile-De-France décrétée par la préfecture.

 

11h50

Le Belge Abdelhamid Abaaoud, également connu sous le nom de guerre d'Abou Omar al-Beljiki ("le Belge" en arabe), qui se trouve actuellement en Syrie, est soupçonné d'être le commanditaire des attentats qui ont frappé vendredi 13 Paris et Saint-Denis, selon une source proche du dossier. RTL et RMC ainsi que des médias belges avaient diffusé une information similaire un peu plus tôt.

Cet individu est apparu dans plusieurs enquêtes de l'antiterrorisme en France, notamment dans celle sur un projet d'attentat déjoué contre une salle de concert ainsi que l'attentat manqué de Verviers en Belgique, a précisé la source. "Il apparaît comme susceptible d'être le commanditaire de plusieurs projets d'attentats en Europe", a-t-elle indiqué. Le fait qu'il soit aussi le cerveau des attentats de vendredi qui ont fait 129 morts "est une hypothèse privilégiée", a-t-elle ajouté.

 

11h40

Le ministre de l'Intérieur a apporté des précisions sur la lutte contre le terrorisme en France. "Nous menons la guerre contre les terroristes à l'intérieur et à l'extérieur. L'enquête se poursuit pour faire la vérité sur les attaques abjectes qui ont eu lieu. Elles progressent rapidement. La menace d'autres actions reste élevée. Cette menace n'est pas nouvelle, elle a appelé depuis des mois une mobilisation totale des services de renseignement et d'investigation. Nous avons renforcé nos moyens et nos méthodes pour combattre cette menace terroriste".

"Depuis le printemps dernier, 6 attentats ont été déjoués ou évités. J'ai prononcé, en collaboration avec les services de l'Etat concernés, 203 interdictions de sorties de territoire, 62 interdictions d'entrée à l'encontre d'étrangers dont la présence sur notre sol constitue un danger, 6 déchéances de la nationalité et 34 avis d'expulsion contre des individus impliqués dans des milieux radicaux et des imans prêcheurs de haine".

"Pour ce qui concerne les assignations à résidence prise dans le cadre de l'état d'urgence instauré samedi 14 par le président de la République, j'en ai prononcé 104 à l'encontre de personnes faisant partie d'un milieu qui fait l'objet d'une attention particulière de nos services".

 

11h20

Bernard Cazeneuve a prononcé une allocution depuis la Place Beauvau au sujet des perquisitions administratives menées dans le week-end dans plusieurs régions de France. 

"Cette nuit, les policiers et les gendarmes, en coordination avec les services de renseignements ont procédé à 168 perquisitions administratives dans 19 départements (…), dans toutes les grandes agglomérations de France, aucun territoire de la République n'est négligé".

"Ces dernières ont abouti à 23 individus interpellés et placés en garde à vue, 31 armes saisies, 19 de poings et 4 de guerre. Ainsi 18 découvertes incidentes de stupéfiants, ordinateurs, disques durs, téléphones portables ont également été saisis".

"Ce n'est là qu'un début, ces actions vont se poursuivre, la riposte de la République sera implacable et totale. (...) Les terroristes ne détruiront jamais la République car c'est la République qui les détruira", a dit le ministre de l'Intérieur en concluant son intervention.

 

11h05

Selon RTL.be, des coups de feu ont été entendus ce lundi matin à Molenbeek. Une rue de cette commune de Bruxelles est actuellement bloquée à la circulation. La RTBF annonce également de nouvelles perquisitions à Molenbeek en cours ce lundi matin, rue Delaunoy.

 

10h55

L'hôpital militaire Percy de Clamart recherche des donneurs de sang O négatif (O-). Adresse: 1 rue du lieutenant Raoul Batany 92140 Clamart. Tel: 01 41 46 72 70.

 

10h40

Une grosse opération des forces spéciales belges, mobilisant une centaine d'hommes, est en cours à Molenbeek-Saint-Jean, dans la banlieue de Bruxelles, selon les médias du royaume. La cible de cette opération serait un individu localisé rue Delaunoy en lien avec les attentats de Paris.

 

10h20

L'autre kamikaze identifié serait l'un des assaillants du Stade de France, à proximité duquel un passeport syrien a été retrouvé. L’authenticité du passeport au nom d'Ahmad al-Mohammad, né le 10 septembre 1990 à Idlib en Syrie, n'a pas été confirmée. Il existe toutefois une concordance entre les empreintes papillaires du kamikaze et celles relevées lors d’un contrôle en Grèce en octobre 2015 sur un réfugié syrien.

 

10h10

Le procureur de la République, François Molins, a annoncé que deux nouveaux assaillants ont été identifiés. Cela porte à cinq le nombre des auteurs des attentats de Paris, morts vendredi et identifiés. L'un d'eux est identifié comme un des kamikazes du Bataclan, il s'appelait Samy Amimour, né en 1987 à Paris, selon BFMTV. Il était connu des services de police pour avoir été mis en examen le 19 octobre 2012 après un projet de départ avorté vers le Yémen où sévit une branche de l'Etat islamique et surtout Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) qui avaient revendiqué l'attentat contre Charlie Hebdo.

 

10h00

"Nous entrons dans les années de sang, nous sommes en guerre et donc il faut un dispositif qui réponde à l'agression qui s'est perpétuée contre la France", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis sur France Info. Et d'insister: "oui, dans les années de sang, il y aura des morts". Le Premier secrétaire du Parti socialiste a ajouté "imaginez une seule seconde que les trois terroristes aient réussi à pénétrer dans l'enceinte du Stade de France, vous imaginez ce qui se serait passé. C'était ça l'objectif, indépendamment du massacre du Bataclan".

 

9h50

En direct sur France-2, Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, a réaffirmé le "besoin d'unité nationale" après les attentats de Paris, souhaitant que "les uns et les autres sauront se tenir". "Les Français en ont besoin. Non seulement le monde nous regarde, mais nos adversaires nous espionnent". Il a également fustigé "toute division qui pourrait apparaître dans cette volonté d'être soudés autour des valeurs de la République".

 

9h40

Un quatrième kamikaze du Bataclan a été identifié par les services de police. Il s'agit d'un jeune homme, connu sous le prénom de "Samy" né en 1987 à Paris, selon BFMTV.

Depuis le Conseil de Paris, réuni ce lundi matin, le préfet de police de Paris Michel Cadot a annoncé que 250 personnes étaient encore hospitalisées à la suite des attentats de vendredi soir. Il a également précisé que 1.000 policiers supplémentaires avaient été mobilisés sur Paris. 

 

9h30

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius (qui trouve actuellement à Antalya, en Turquie, pour la réunion du G20) a annoncé ce lundi matin sur RTL "qu'il n'y aurait pas d'intervention française au sol en Syrie", précisant que "ces troupes deviendraient des forces d'occupation et cela aboutirait à l'effet inverse de ce que l'on veut obtenir". Et d'ajouter: "il n'y a pas encore d'accord au G20 sur ce qu'il advient de Bachar al-Assad", le président syrien.

 

9h20

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve fera un point sur les perquisitions administratives menées par plus de 2.000 policiers et gendarmes ce week-end à 10h30 ce lundi.

D'après i>Télé, des opérations similaires sont en cours à Lille et Roubaix, où des armes auraient été saisies.
 

9h10

Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé ce lundi matin que plus de 150 perquisitions administratives dans les milieux radicaux ont été menées dans le cadre de l'état d'urgence un peu partout en France, après les attentats de Paris et de Saint-Denis. Trois personnes ont été interpellées à Toulouse lors d'un vaste coup de filets contre des caches d'armes dans le quartier du Mirail.

A Lyon, ce sont cinq personnes qui ont été arrêtées par les forces de l'ordre, qui ont également mis la main sur un important stock d'armes dont un lance-roquette de type RPG.
 

9h00

Invité sur RTL ce lundi matin, Manuel Valls a mis en garde les Français, le terrorisme peut frapper de nouveau "dans les jours, les semaines qui viennent". "Les Français qui sont debout, qui font face à cet acte terroriste (...) doivent rester debout avec leurs valeurs, c'est un Etat de droit qui doit se défendre, mais ils doivent savoir aussi que nous allons devoir vivre avec cette menace terroriste".

"La France est deuil, on parle d'une génération Bataclan" a souligné le Premier ministre, et d'ajouter sur un ton grave: "le monde, depuis vendredi soir, se reconnaît une nouvelle fois dans la France".  

Il a également souligné que "la France est engagée depuis 2014 dans une coalition contre Daech, qui n'existe pas qu'en Syrie, en Irak aussi nous combattons contre Daech (...) Nous allons poursuivre cette action".

(Voir notre article sur l'intervention de Manuel Valls ici).

 

8h50

Cette nuit, l'aviation française a mené des frappes contre des cibles djihadistes à Raqqa en Syrie, un fief de l'Etat islamique (lire notre article ici). "Le premier objectif détruit était utilisé par Daech comme poste de commandement, centre de recrutement djihadiste et dépôt d’armes et de munitions. Le deuxième objectif abritait un camp d’entraînement terroriste", a détaillé un communiqué du ministère de la Défense

Au deuxième jour de deuil national, la plupart des Français reprennent ce lundi matin 16 novembre le chemin d'une vie "normale" tout en continuant à rendre hommage aux victimes. Les écoles de la capitale ont rouvert leurs portes pour accueillir les élèves après avoir été fermée samedi par mesure de sécurité. De nombreux commerces, fermés ce week-end, ont également rouvert. Toutefois, la mobilisation des forces de l'ordre et des militaires ne faiblit pas dans la capitale.

 

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