Estrosi tacle Sarkozy, l'accusant "de faire monter le FN"

Estrosi tacle Sarkozy, l'accusant "de faire monter le FN"

Publié le 15/12/2015 à 18:49 - Mise à jour à 20:34
©Eric Gaillard/Reuters
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Le futur nouveau président de la région Paca estime que "plus on va à droite, plus on fait monter le FN", taclant ainsi Nicolas Sarkozy.

Christian Estrosi (Les Républicains), qui a remporté la région Paca face au FN grâce notamment aux voix de gauche, a estimé ce mardi, se démarquant de Nicolas Sarkozy, que "plus on va à droite, plus on fait monter le FN".

"Il faut tirer les conséquences de ce qui s’est passé à l’occasion de ces régionales", indique le nouveau président de la région Paca qui prône, dans une interview à Paris-Match, un rassemblement de la droite et du centre.

"Au soir du premier tour, j’ai décidé de faire campagne sur le thème de la +résistance+ face au Front national. Je n’ai pas adopté, comme le voulait Nicolas Sarkozy, la ligne du +ni-ni+", indique Christian Estrosi, précisant "faire une différence entre le Parti socialiste et le Front national, qui est un mouvement sectaire et nauséabond", alors que des élus PS "m’ont, ici, apporté un soutien sans faille et sans contrepartie".

"Nicolas Sarkozy est un ami, je le respecte. Mais contrairement à lui, je ne pense pas que nous, élus Républicains, devions tenir un discours toujours plus à droite. Plus on va à droite, plus on fait monter le FN", poursuit Christian Estrosi qui, "plutôt que chasser sur le terrain du Front national préfère chasser le Front national du terrain".

Le député-maire de Nice, qui regrette que Les Républicains "n'aient pas su collectivement donner une bonne image", s'est abstenu de participer au bureau politique de LR lundi et à la réunion du groupe LR à l'Assemblée nationale mardi "pour ne pas participer à un débat à chaud, rentrer dans les jeux des petites phrases".

Christian Estrosi est également critique sur l'éviction de Nathalie Kosciusko-Morizet de la direction du parti. "J’attendais de Nicolas Sarkozy un message d’unité et de rassemblement et des mots qui apaisent. Ces décisions sur l’organisation interne du parti sont prématurées. Ne pouvions-nous attendre le conseil national de février?", se demande-t-il en proposant d'avancer la primaire à droite au printemps.

Arrivée en deuxième position au premier tour, 14 points derrière la liste FN de Marion Maréchal-Le Pen, Christian Estrosi a remporté la région au deuxième tour après le retrait de la liste PS arrivée troisième en s'adressant à la gauche à laquelle il a donné des gages pour l'avenir.

"Si les électeurs avaient adopté la ligne du ni-ni, Xavier Bertrand et moi-même n’aurions pas été élus. Il y aurait aujourd’hui une Le Pen élue dans le Nord et une Le Pen élue dans le Sud. Cela aurait été la débâcle".

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP


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Christian Estrosi a critiqué la ligne "à droite toute" voulue par Nicolas Sarkozy.

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