En cas de victoire de Marine Le Pen le prochain ministre des Sports pourrait être un entraîneur de Ligue 1

En cas de victoire de Marine Le Pen le prochain ministre des Sports pourrait être un entraîneur de Ligue 1

Publié le :

Vendredi 05 Mai 2017 - 14:28

Mise à jour :

Vendredi 05 Mai 2017 - 14:49
©Franck Fife/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Un conseiller Front national a confié à "L'Equipe" ce vendredi que Marine Le Pen avait fait son choix pour la personne qui serait appelée à occuper le poste de ministre des Sports dans son gouvernement. Elle aurait jeté son dévolu sur un "entraîneur professionnel". Il pourrait actuellement se trouver en Ligue 1… ou en Ligue 2.

A trois jours du second tour de la présidentielle, les contours des (possibles) futurs gouvernements de chacun des candidats se dessinent, grâce aux "fuites" de noms ou de profils pour de possibles ministres. Si Emmanuel Macron est resté assez secret sur le sujet, confiant tout de même avoir que deux noms en tête pour Matignon, Marine Le Pen n'a pas eu les mêmes "pudeurs de gazelle" et a publiquement annoncé que Nicolas Dupont-Aignan serait son chef de gouvernement.

Mais un autre poste était au cœur des discussions de ce vendredi 5 au matin, après la déclaration du conseiller sport de la candidate du Front national, Aleksandar Nikolic (aussi conseiller municipal à Plaisir dans les Yvelines): celui de ministre des Sports. Il a ainsi confié au quotidien sportif L'Equipe qu'en cas de victoire Marine Le Pen pensait à nommer "un entraîneur de foot d'une équipe professionnelle".

Il s'agirait même d'un coach "connu, doté d'une bonne réputation, prêt à lâcher son poste et qui est d'accord avec notre programme, même s'il n'est pas engagé politiquement: il a nos idées mais n'appartient pas au parti" selon les dires du jeune conseiller, qui a concédé que le nom n'était pas arrivé jusqu'à lui.

Dès que la bombe a été lâchée, les spéculations les plus farfelues étaient sur toutes les lèvres. Beaucoup n'ont pensé qu'à un entraîneur de Ligue 1, mais il y a des équipes professionnelles en Ligue 2. Sur Twitter, certains ont plaisanté en disant qu'il pourrait s'agir d'Unai Emery, l'entraîneur espagnol du PSG (parce que Marine Le Pen veut "rêver plus grand", le slogan du club parisien?).

Sauf que l'on peut déjà exclure des candidats potentiels tous les entraîneurs de football de nationalité étrangère. Car depuis mai 1998 et une décision du Conseil constitutionnel, un ministre doit absolument être Français. "Ne sauraient être confiées à des personnes de nationalité étrangère, ou représentant un organisme international, des fonctions inséparables de l'exercice de la souveraineté nationale" indique ainsi le texte.

Exit donc Barack Obama en Premier ministre d'Emmanuel Macron, même si l'ex-président lui a apporté son soutien jeudi 4. Exit aussi le Portugais Leonardo Jardim (AS Monaco), le Suisse Lucien Favre (Nice) ou encore l'Uruguayen Pablo Correa (Nancy).

Mais nombre d'autres sont possibles. Christophe Galtier (Saint-Etienne, mais en négociations pour la saison prochaine), Bruno Genesio (Lyon), Rudi Garcia (OM), Stéphane Moulin (Angers), Bernard Casoni (Lorient) ou encore Jocelyn Gourvennec (Guingamp) paraissent plus crédibles. Mais aucun n'a publiquement annoncé son affiliation ou son vote du 7 mai. Le premier, Christophe Galtier, a fait savoir en conférence de presse qu'il avait déjà fait son choix mais qu'il resterait dans le secret de l'isoloir.

Exit Emery, Jardim ou Correa car depuis 1998, un ministre doit obligatoirement être Français.

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