Expulsions, grand remplacement: Macron et un vétéran parlent des sans-papiers

Expulsions, grand remplacement: Macron et un vétéran parlent des sans-papiers

Publié le :

Vendredi 09 Novembre 2018 - 11:10

Mise à jour :

Vendredi 09 Novembre 2018 - 11:25
© LUDOVIC MARIN / POOL/AFP
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La rédaction de France-Soir

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Interpellé mardi à Douaumont par un ancien combattant sur la politique migratoire de la France, Emmanuel Macron a tenté de faire un réponse discrète au vétéran. C'était sans compter les caméras de "Quotidien".

Encore une polémique. Et sans doute qu'Emmanuel Macron s'en serait bien passé. Après le rétropédalage et la gestion catastrophique de l'hommage qui devait être rendu à Philippe Pétain dans le cadre des commémorations de la Grande Guerre, le président de la République s'est laissé aller à des propos embarrassants sur la politique migratoire du gouvernement.

En pleine "itinérance mémorielle" à l'approche de la commémoration du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, le président était mardi 6 à l'ossuaire de Douaumont, près de Verdun, dans la Meuse.

Lire- Commémoration du 11 Novembre: l'échec du plan com' de Macron

Il a profité de la cérémonie pour saluer des vétérans présents sur place. L'échange avec l'un d'eux, assez confidentiel, a toutefois été capté par les micros de l'émission de TMC Quotidien (voir ci-dessous).

"Quand mettrez-vous les sans-papiers hors de chez nous?", demande l'ancien militaire au chef de l'Etat. "Ah. Ceux qui n’ont pas de papiers et qui n’ont pas le droit d’asile, croyez-moi qu’on va les… On va continuer le travail", lui répond alors Emmanuel Macron. "Je pourrais le dire aux autres?", poursuit le vétéran. Et Macron de confirmer: "vous pouvez le dire aux autres".

Prenant visiblement conscience que l'échange pouvait être enregistré, le président de la république va alors considérablement lisser son discours face à un homme visiblement particulièrement opposé à l'accueil des migrants dont la  venue et la présence au sein de la population française relèveraient selon lui d'un "cheval de Troie".

"Ceux qui fuient leur pays, parce que c’est leur liberté, il faut les protéger. Mais ceux qui viennent alors qu’ils peuvent vivre librement dans leur pays, il faut les raccompagner. Voilà ma réponse", explique encore le chef de l'Etat. "J'aime bien votre réponse", conclut alors en riant l'ancien soldat.

Les expulsions d'étrangers en situation irrégulière sont en hausse de 20% en France, a annoncé mardi 6 Christophe Castaner. Pour amplifier cette dynamique, a expliqué le ministre de l'Intérieur, le projet de budget immigration-asile-intégration est prévu en hausse de 13%, atteignant 1,58 milliard d'euros. 

Un échange embarrassant entre le président Macron et un vétéran sur les "sans-papiers" a été capté par les caméras.


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