Chapelle-Pajol: polémique sur la dimension "culturelle" voire musulmane du problème, la mairie et les associations réagissent

Chapelle-Pajol: polémique sur la dimension "culturelle" voire musulmane du problème, la mairie et les associations réagissent

Publié le :

Mardi 23 Mai 2017 - 11:33

Mise à jour :

Mardi 23 Mai 2017 - 15:45
© PHILIPPE LOPEZ / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Les menaces et autres agressions verbales que subissent les femmes dans le quartier Chapelle-Pajol au nord de Paris continuent de faire la polémique. Sur Internet, des voix s'élèvent pour souligner la dimension "culturelle" (liée à l'immigration voire musulmane) du phénomène. La mairie et des associations locales dénoncent cette récupération.

Depuis une semaine et la pétition lancée par des riveraines du quartier Chapelle-Pajol à Paris (et la médiatisation de la situation sur place), le quotidien des femmes de ce secteur à cheval entre le Xe et le XVIIIe arrondissement de Paris ne cesse de déclencher la polémique. Pour rappel, les femmes en question dénoncent l'exclusion dont elles sont victimes de la part des hommes qui occupent la rue (sans nécessairement habiter dans le quartier d'ailleurs), citant pêle-mêle des vendeurs à la sauvette, des dealers de drogue, d'éventuels clients de café, voire des migrants en attente de prise en charge, qui se retrouvent dans cette partie de la ville.

Silencieuses dans un premier temps, la mairie et la préfecture ont fini par réagir en reconnaissant clairement l'existence d'un problème et affirmant être"déterminées à agir". Pour la mairie du XVIIIe, la difficulté réside dans la nature des différentes problématiques qui n'appelle pas une réponse unique (répression pénale pour les vendeurs à la sauvette, prise en charge pour les migrants).

Une manière aussi pour la municipalité de déminer la polémique sur l'immigration qui serait la seule cause d'un phénomène qui aurait des origines "culturelles". Plusieurs sites internet proches de l'extrême droite affirment que la situation est largement due à l'appartenance supposée à la religion musulmane des hommes qui "tiennent" les rues, allant jusqu'à expliquer que la pétition signée, en ne nommant pas explicitement l'islam ou l'immigration parmi les causes du problème, induit délibérément en erreur.

L'autre confusion est venue de Valérie Pécresse, la présidente LR du conseil régional d'Ile-de-France, qui a décrit le quartier Chapelle-Pujol comme une "zone de non-droit", une déclaration que dénoncent plusieurs associations locales venant en aide aux migrants.

Un plan d'action contre les discriminations envers les femmes centré sur le quartier de la Chapelle-Pajol est en préparation avec la préfecture, a indiqué la maire de Paris Anne Hidalgo. Des associations ont rencontré les autorités municipales lundi 22 pour en définir les grandes lignes.

Le quartier est un lieu où se retrouvent vendeurs à la sauvette, dealers et migrants.


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