François Bayrou: "François Hollande est à la traîne d'Angela Merkel"

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JmC
Publié le 16 septembre 2015 - 10:22
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François Bayrou France Info 16.09.2015
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François Bayrou est favorable à la création de zones protégées dans les pays de départ des réfugiés.
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François Bayrou était l'invité de France Info ce mercredi. Le maire de Pau et président du MoDem a évoqué la question des réfugiés, sur laquelle il a jugé que "François Bayrou est à la traîne d'Angela Merkel".

La question des réfugiés qui affluent en Europe

"C'est le rendez-vous de l'Europe, que tout le monde observe (…). L'Europe n'arrive pas à s'organiser face à un problème qui touche tous les pays. C'est l'Europe qui manque le plus, c'est une volonté".

"Le problème doit se régler en deux étapes: d'abord un accueil d'urgence humanitaire (…), ensuite une réflexion dans laquelle on n'est pas encore entré. (…) Car nous ne pouvons pas être, nous, la solution à ces problèmes terribles et donner ainsi la victoire à tous les Daech de la Terre. Car ce qu'ils veulent, c'est que les réfugiés s'en aillent".

"Je suis favorable à la création, par les puissances de la région, l'Europe et les Etats-Unis, de zones protégées sur place, (…) des zones protégées, de sécurité et de refuge (…), seule solution pour qu'on ne soit pas dans l'improvisation de l'urgence (…). Car, pour l'instant, on se contente de vœux, de bienveillance verbale".

 

L'action de l'Allemagne et de la France sur la question des réfugiés

François Hollande "est à la traîne d'Angela Merkel et est largement dans l'improvisation", après avoir d'abord refusé puis ensuite accepté le principe des quotas par pays.

"Je comprends bien que l'Allemagne soit une voix forte. Je voudrais que la France soit au même niveau".

 

Les prises de position de la droite sur les réfugiés

"Il est normal que des sensibilités différentes s'expriment. (…) Mais le devoir de secours envers les plus faibles ne doit pas se décider selon la religion ou l'origine".

"C'est un sujet électoralement porteur pour l'extrême droite, mais je ne pense pas que les solutions de l'extrême droite soient les bonnes".

 

La primaire de la droite et du centre en vue de l'élection présidentielle

"Ce n'est pas la multiplication des pains, c'est la multiplication des candidats à la primaires… Tout cela n'est pas décanté".

"C'est un mécanisme qui favorise les plus durs dans chaque camp (…) et auquel je n'adhère pas. (…) Je ne suis absolument pas dans cette perspective-là".

 

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