François de Rugy sur le barrage de Sivens: "personne ne gagnera par KO"

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François de Rugy sur le barrage de Sivens: "personne ne gagnera par KO"

Publié le :

Vendredi 06 Mars 2015 - 08:55

Dernière mise à jour :

Vendredi 06 Mars 2015 - 18:25
François de Rugy était l'invité d'Europe-1 ce vendredi matin. Après plusieurs jours de fortes tensions, le co-président du groupe écologiste à l'Assemblée nationale est revenu sur le dossier houleux du barrage de Sivens et s'est attaqué au système nucléaire français.
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©Capture d'écran Europe1
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Auteur : AZ

 

Décision du Conseil général du Tarn sur l'avenir du barrage de Sivens

"Je crois qu'il faut que les élus du département du Tarn prennent acte de l'abandon du projet initial. C'est ce que Ségolène Royal a invité à faire. Ce serait la première décision à prendre.

"Beaucoup d'acteurs locaux disent que ça mérite d'être encore un peu travaillé. Les deux propositions qui sont sur la table, elles ne satisfont vraiment personne. Il y a encore quelques questions de fond qui méritent d'être entendues. Il faut se dire que la priorité c'est l'apaisement. Personne ne gagnera pas KO".

"Si on veut que le projet soit légitime et réponde aux besoins des agriculteurs en eau, il doit être entendu et reconnu. Les agriculteurs ont toujours été aux côtés des écologistes. Sur l'eau, il y a eu beaucoup de bêtises de faites par le passé. Il faut bien mesurer l'impact des solutions".

 

Arrêt de l'occupation illégale des zadistes

"Quand je dis priorité à l'apaisement c'est pour tout le monde. Les occupations illégales ce n'est pas souhaitable. C'est l'échec de la démocratie environnementale".

"Ca s'éteindra tout seul. Les zadistes ce n'est pas ma famille (politique, NDLR). A Nantes, ils viennent régulièrement taguer ma permanence".

 

Promesse de François Hollande sur la fermeture de Fessenheim, doyenne des centrales nucléaires françaises, avant la fin du quinquennat

"Il l'a réaffirmé. François hollande n'a jamais varié sur ce point. Il l'a dit avant les élections, les Français ont voté en 2012 en connaissance de cause. Les choses sont claires".

"Cette vieille centrale est sans cesse à l'arrêt parce qu'elle ne marche plus, parce qu'il faudrait réinvestir très lourdement si jamais on voulait la prolonger".

 

Construction d'une nouvelle génération de réacteurs

"Ceux qui sont pour le nucléaire se projettent dans 30 ou 40 ans mais la loi que nous avons votée ensemble est une loi qui vise à réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité en France de 75% à 50%, de sortir du tout nucléaire et d'arriver à un équilibre. Et pour la mettre en œuvre, il faudra fermer des centrales".

"Nous les écologistes nous sommes pour la sortie du nucléaire. Les socialistes pour la majorité d'entre eux sont pro-nucléaires. Nous n'avons pas la même vision mais nous sommes arrivés à un bon compromis".

 

Groupe Areva: 5 milliards d'euros de pertes l'an dernier

"Il faut surtout reconnaître que c'est un fiasco industriel et financier terrible. Il y a 30.000 salariés en France qui sont menacés. Ça finit mal et il est temps d'en tirer les conclusions".

"Nous proposons qu'il y ait une reconversion qui soit engagée. C'est le démantèlement des vieilles centrales nucléaires".

 

Elections départementales

"Ce n'est pas tout noir, tout blanc. Nous sommes tous sur le terrain. On a fait des choix en fonction des réalités locales. Je souhaite que l'écologie soit plus forte au sortir des élections qu'avant".

"En politique, il n'y a pas d'allié naturel. Dans la vie politique française, les gens qui veulent faire progresser l'écologie, il n'y en a pas beaucoup. Nous devons travailler au sein de la majorité jusqu'au bout de ce mandat".

"Je souhaite depuis le début que les écologistes soient dans l'action. Au gouvernement nous l'avons été depuis deux ans, nous ne le sommes plus depuis un an, nous pourrons tirer le bilan".

"Je ne vais pas vous raconter que depuis deux ans et demi c'est une partie de plaisir tous les jours de faire avancer l'écologie. J'ai toujours dis qu'il faut arrêter le complexe devant l'exercice des responsabilités".

 

 

Auteur : AZ

François de Rugy était au micro d'Europe-1 ce vendredi matin.