François Fillon: "il est normal de répartir les réfugiés dans les pays européens"

François Fillon: "il est normal de répartir les réfugiés dans les pays européens"

Publié le 04/09/2015 à 08:37 - Mise à jour à 09:21
©Eric Gaillard/Reuters
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Auteur(s): Pierre Plottu

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L'ex-Premier ministre et député de Paris François Fillon était l'invité de France info ce vendredi matin. La crise des migrants, symbolisée par la photo du petit Aylan, enfant syrien retrouvé mort noyé, est due à la situation en Syrie, a estimé le candidat à la primaire de la droite. Selon lui, il faut "s'allier avec les Russes et les Iraniens" pour résoudre la crise.

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"L'émotion je l'avais déjà ressentie en visitant les camps de réfugiés en Irak et en Jordanie où l'on voit des enfants dont la tristesse est incommensurable. Mais surtout des hommes et des femmes qui racontent des scènes d'une violence inouïe en Syrie et en Irak".

"C'est normal que cette image vienne réveiller les consciences et nous rappeler que nous avons un devoir d'accueil et de protection des gens dont l'existence est menacée".

"Cet enfant n'est pas mort parce que l'Europe a refusé de l'accueillir, il est mort parce qu'il fuyait la guerre en Syrie. Si l'Europe a une responsabilité dans la mort de cet enfant c'est (celle) de ne pas vouloir, depuis plusieurs années, regarder avec réalisme la situation en Syrie, s'allier avec les Russes et les Iraniens pour mettre un terme à la guerre dans ce pays".

 

Une intervention militaire en Syrie?

"Il faut être raisonnable, on ne va pas envoyer des soldats français seuls en Syrie. Pour faire quoi? S'allier avec Bachar el-Assad ou avec les gens de l'Etat islamique?"

"Pour mettre un terme à la guerre en Syrie il faut mettre autour de la table les Russes et les Iraniens, qui soutiennent Bachar el-Assad. Tant qu'on ne le fera pas évidemment la guerre continuera".

Est-ce la faute de François Hollande? "Pas seulement François Hollande, l'Europe toute entière. Nous-mêmes (les membres de son parti, NDLR) avions tous répété au début de la crise sur toutes les radios que Bachar el-Assad serait parti dans trois semaines. (Mais) ce n'est pas le sujet: c'est un combat de communautés avec des Alaouites qui soutiennent Bachar el-Assad et des Sunnites qui le combattent. Il a toutes les caractéristiques d'un dictateur sanguinaire mais une fois qu'on a fait ce constat on ne peut pas rester immobile devant cette guerre qui tue chaque jour des milliers d'enfants et pousse les Syriens sur les routes de l'exil".

"J'avais proposé qu'on mette en place des centres d'accueil dans les pays les plus proches de la crise et qu'on envoie sur ces territoires des services consulaires qui permettraient d'éviter que les réfugiés ne soient la cible des passeurs et embarquent sur des bateaux qui coulent, comme celui qui a tué cet enfant (Aylan)".

"L'accord européen qui prévoit que l'asile n'est valable que dans le pays où l'on a fait la demande, l'accord de Dublin, doit être renégocié. Je demande sans attendre que la France ne l'applique plus (…). On ne peut pas continuer à renvoyer en Italie ou en Grèce des réfugiés syriens qui demandent l'asile en France".

"Il est normal de répartir les réfugiés dans les pays européens".

"La contrepartie de l'accueil des réfugiés est l'intransigeance vis-à-vis de ceux qui ne sont pas réfugiés, c'est-à-dire les migrants économiques qu'on ne peut pas accueillir".

 

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"On ne va pas couler les bateaux en Méditerranée. J'avais proposé qu'on contrôle les côtes libyennes mais pas contre les migrants, contre les passeurs (…). J'ai le sentiment que tout cela reste lettre morte".

 

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"C'est toujours pareil avec les crises agricoles, on parle de chiffres qui paraissent importants mais qui sont toujours des reports de trésorerie. Ce ne sont pas des vrais milliards, pour le dire simplement".

"Il y a des mesures qui vont dans le bon sens, mais il n'y en a aucune qui règle la crise".

"La crise est due au fait que les charges augmentent, les contraintes augmentent et les prix diminuent (…) notamment du fait de l'embargo sur la Russie. La question centrale est: +comment on redonne de la compétitivité?+".

"Il faut des mesures structurelles: des baisses de charges, la fin des règlementations supplémentaires aux règles européennes".

 

Demain (samedi 5, NDLR) vous allez à La Baule vous afficher (sic) avec Nicolas Sarkozy et Alain Juppé

"On est dans la même famille politique".

"On va aller y parler avec nos militants, y parler de nos projets. Je parlerai de mon projet pour la France".

 

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"On ne pourra pas faire taire (nos) différences".

 

Auteur(s): Pierre Plottu


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