François Fillon: "J'ai été insulté par un microcosme persuadé de tout savoir"

  •  SOUTENEZ L'INDEPENDANCE DE FRANCESOIR, FAITES UN DON !  

François Fillon: "J'ai été insulté par un microcosme persuadé de tout savoir"

Publié le 25/11/2016 à 08:15 - Mise à jour à 08:22
©Eric Gaillard/Reuters
PARTAGER :

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Invité ce vendredi matin sur RTL, François Fillon s'est montré plutôt content du débat, "digne", de la veille. Il s'en est toutefois pris au "microcosme persuadé de tout savoir" qui était allé jusqu'à le comparer au maréchal Pétain ces derniers jours et est revenu sur sa volonté de faire travailler les fonctionnaires 39 heures afin d'alléger la dette française. Enfin, il a assuré qu'il ne voterait jamais pour Marine Le Pen.

Après le débat de jeudi soir, vous avez le sentiment d'avoir gagné la partie?

"Je pense que cela s'est bien passé".

"Ce débat a été digne".

 

Alain Juppé est allé trop loin ces derniers jours?

"C'était contre productif pour lui-même, pour la droite et le centre dans leur ensemble (...) complètement caricatural".

"J'ai été insulté par un microcosme persuadé de tout savoir (...).  J'ai quasiment été traité de maréchal Pétain par Pierre Bergé (...). Pour comparer le programme qui est le mien à Vichy, soit Monsieur Bergé n'a aucune culture, soit il est dans une provocation qui n'est pas digne de quelqu'un qui se pose en donneur de leçons".

 

Les syndicats

"On ne peut plus accepter que ces organisations syndicales aient un monopole".

"Les syndicats sont faibles par eux-mêmes par leur comportement".  

"Aujourd'hui, les Français ne sont pas séduits, ni par les syndicats, ni par les partis politiques d'ailleurs".

"On voit qu'il y a une organisation syndicale qui reste accrochée à des dogmes et des conceptions: la CGT".

"La CGT n'a jamais bloqué la France, cela est dit pour décourager de faire des réformes (...). Il y a eu des perturbations mais dire que la France a été bloquée ces derniers mois c'est absurde".

"Quand j'étais ministres des Affaires sociales, j'ai eu droit à plus de deux millions personnes dans la rue, cela ne m'a pas empêché de faire la réforme".  

 

Passer aux 39 heures dans la fonction publique

"Est-ce qu'on fait ça ou on attend que le FMI et la Commission européenne viennent prendre en charge la gestion de notre pays car on ne peut pas rembourser notre dette?"

"Il faut que les fonctionnaires aient de meilleures perspectives d'avenir, des possibilités d'être augmentés".

 

Le cas des infirmières de nuit

"Il y a des conventions, des accords, qui ont été signés pour ceux qui travaillent de nuit, il ne s'agit pas de les remettre en cause.

"Dans les hôpitaux, quand on est passé aux 35 heures, on a pas diminué le nombre de malades et les infirmières ont été affectées de plein fouet par cela, cela a dégradé leur situation de travail, elles font beaucoup d'heures supplémentaires".

 

Vous avez rencontré Jean-Frédéric Poisson, il veut limiter l'avortement. Est-ce que vous vous assurez aux femmes un accès sans entrave à l'IVG?

"Le tribunal de l'inquisition, ça suffit".

"J'ai été ministre des Affaires sociales, Premier ministre pendant cinq ans. Est-ce qu'on a pas amélioré le droit des femmes à accéder à l'IVG?"

 

Vous êtes confiant à l'approche du second tour de la primaire?

"Pour avoir moi-même expérimenté la surprise du premier tour, je suis extrêmement prudent".  

 

En cas d'un match Hollande/Le Pen au second tour de la présidentielle, pour qui voterez-vous?

"Je ne voterai jamais pour Marine Le Pen et je pense que je n'aurai pas à voter pour Monsieur Hollande car je ne pense pas qu'il pourra accéder au deuxième tour de la présidentielle compte tenu de l'échec de son quinquennat". 

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




PARTAGER CET ARTICLE :


"Pour avoir moi-même expérimenté la surprise du premier tour, je suis extrêmement prudent", a déclaré François Fillon à l'approche du second tour.

Annonces immobilières

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-