Gilets jaunes manipulés par l'ultra-droite et l'ultra-gauche? La DGSI répond

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La rédaction de France-Soir
Publié le 19 février 2019 - 11:47
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Heurts entre manifestants et forces de l'ordre lors d'un rassemblement de "gilets jaunes" à Strasbourg, le 2 février 2019
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© FREDERICK FLORIN / AFP
Le patron de la DGSI fait le point sur l'influence réelle des mouvements radicaux chez les gilets jaunes.
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Lundi 18, Nicolas Lerner, le nouveau patron de la DGSI, répond dans le "Parisien" aux inquiétudes sur la radicalisation du mouvement des gilets jaunes qui serait orchestrée par des groupes d'ultra-droite et d'ultra-gauche. S'il confirme clairement la tendance, il conteste que ces individus radicaux ont pris le contrôle 

Il a pris son poste depuis quatre mois et s'est confié dans la presse notamment sur les courants radicaux qui traversent le mouvement des gilets jaunes. Dans les pages du Parisien, Nicolas Lerner le nouveau patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) revient sur le mouvement qui secoue la France depuis trois mois.

Et le chef du renseignement intérieur confirme ce que les médias ont déjà largement relayé: des membres de l'ultra-droite et de l'utra-gauche sont bien présents dans les manifestations. Et ils poussent à la radicalisation violente des cortèges qui ne se dément que rarement semaine après semaine: "Outre leurs propres agissements, ces individus (…) ont par ailleurs contribué à la radicalisation de certains profils qui ne sont pas connus pour leur appartenance à une mouvance ultra. À Toulouse, Bordeaux, Nantes ou Caen par exemple, ils ont généré une forme de violence totalement décomplexée et débridée chez des individus qui n’étaient connus ni pour leur appartenance à l’ultragauche, ni à l’ultradroite".

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Le patron du renseignement tient malgré tout à tempérer la situation: des dérapages oui, un retournement du mouvement non. "À aucun moment les groupes ultras n’ont réussi à prendre le leadership sur ce mouvement même s’ils voient en lui une opportunité de s’en prendre aux symboles de la République, qui sont leurs cibles habituelles" affirme-t-il.

Côté effectifs de ces radicaux enfin, il estime que la mouvance d'ultra-droite représente environ 1.000 personnes aux profils disparates, entre néo-nazis, identitaires ou même survivaliste. Du côté de l'ultra-gauche, Nicolas Lerner confirme que ses services suivent "près de 2.000 profils" susceptibles de "faire dégénérer des manifestations" ou "conduire des actions de nature plus clandestines".

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