"Gilets jaunes": pour Hollande, Macron "paye sa première erreur" sur l'ISF

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La rédaction de France-Soir
Publié le 26 novembre 2018 - 10:54
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Francois Hollande, le 1er décembre 2017 à Bordeaux
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© MEHDI FEDOUACH / AFP
"Ce qui marquera le début du quinquennat (d'Emmanuel Macron) c'est la suppression de l'ISF" selon François Hollande.
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François Hollande s'est exprimé ce lundi matin sur la grogne des "gilets jaunes". Selon lui Emmanuel Macron, comme tous les présidents, "paye sa première erreur", en l'occurrence la réforme de l'ISF qui a participé à son image de "président des riches".

François Hollande était ce lundi 26 au matin sur France Inter pour évoquer le prochain sommet sur le climat (la Cop 24). Mais la conversation s'est bien sûr également orientée sur la question des "gilets jaunes", et plus particulièrement sur la gestion du conflit par Emmanuel Macron.

Sur ce point, François Hollande n'a pas épargné son ancien ministre et successeur, jugeant qu'il payait ainsi sa politique fiscale en faveur des plus riches. "Ce qui marquera le début de ce quinquennat c'est la suppression de l'impôt sur la fortune", a-t- il déclaré. Une "formule", précise-t-il, celui-ci ayant été limité mais pas supprimé.

Voir: "Gilets jaunes" -  Macron veut répondre aux "classes laborieuses"

"Tout président peut en faire le constat, on paye toujours sa première erreur, on la traîne tout au long de son mandat". Si le discours des "gilets jaunes" est assez hétéroclite, l'idée d'une politique qui privilégierait "les riches" au détriments des autres en est en effet une composante redondante.

Interrogé sur la première erreur de son propre quinquennat, il a jugé que c'était d'avoir "à un moment été trop lourd sur le redressement des finances publiques", avant de baisser les impôts dans les années suivantes, "mais je ne suis pas sûr que ça ait été l'impression générale qui en soit sorti".

François Hollande est également revenu sur une contestation comparable qu'il avait connue en début de mandat et face à laquelle il avait finalement cédé, celle de l'écotaxe. "La mesure n'est pas comprise, elle est injuste, et bien il faut l'enlever".

"La fiscalité écologique doit être la plus redistributive possible", a-t-il expliqué. Et si la décision d'Emmanuel Macron "d'amplifier" la taxe carbone mise en place sous le précédent quinquennat "pouvait  se justifier au regard des enjeux (climatiques)", "il faut qu'il y ait une compensation. Toutes les recettes de ce surplus de taxe doivent être redonnées en Français" avec notamment des chèques énergie pour "10 millions ou 12 millions de foyers".

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