Groupuscules d'extrême-droite: les Insoumis demande une enquête parlementaire

Groupuscules d'extrême-droite: les Insoumis demande une enquête parlementaire

Publié le :

Lundi 12 Novembre 2018 - 09:49

Mise à jour :

Lundi 12 Novembre 2018 - 09:56
Les Insoumis doivent déposer mardi une demande de constitution d'une commission d'enquête parlementaire portant sur les groupuscules d'extrême-droite. Certains députés FI ont en effet été menacés à plusieurs reprises.
© Philippe HUGUEN / AFP
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La rédaction de France-Soir

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La demande de formation de cette enquête parlementaire intervient une semaine après qu'un attentat fomenté par des individus appartenant à l'ultra-droite contre Emmanuel Macron a été déjoué. Le groupe des députés insoumis doit présenter mardi 13 la constitution d'une commission d'enquête parlementaire portant sur les groupuscules d'extrême-droite.

"Face à cette inquiétante recrudescence d’actes de violence qui visent souvent à se substituer à l’Etat de droit et aux forces de l’ordre de la République mettant en péril notre démocratie, l’inaction relève de l’inconscience. Nous ne pouvons tolérer le retour de la violence émanant de groupes politiques racistes et violemment anti-républicains", explique le groupe parlementaire.

Lire aussi - Le député insoumis Eric Coquerel entarté par l'Action française

Il faut dire que la France insoumise n'a pas été épargnée par les menaces de violences issues de la frange la plus radicale de l'extrême droite. La DGSI avait notamment démantelé en octobre 2017 un groupuscule dirigé par un jeune habitant de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) et ancien militant de l'organisation royaliste Action française, Logan Nisin. Parmi les cibles potentielles, le groupe avait envisagé de s'en prendre au chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon et à l'ancien maire de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) devenu ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner.

"Les députés Insoumis Danièle Obono, Clémentine Autain et Eric Coquerel assurent aussi avoir reçu des menaces contre leur personne et leur famille", rappelle le JDD qui révèle l'information. Eric Coquerel avait également été victime d'un entartage à Saint-Denis de la part d'un membre de l'Action française.

Les quatre sympathisants de l'ultradroite soupçonnés d'avoir voulu s'en prendre à Emmanuel Macron ont été mis en examen samedi 10 par un juge antiterroriste. Entendus en garde à vue depuis mardi, les quatre suspects, âgés de 22 à 62 ans, ont été présentés à un magistrat parisien et mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et détention d'armes non autorisée en relation avec une entreprise terroriste.

Deux d'entre eux, dont le principal suspect, ont été placés en détention provisoire. Les deux autres ont été incarcérés provisoirement dans l'attente du débat différé sur leur détention qu'ils ont sollicité.

Voir:

Menaces visant Macron: 4 sympathisants de l'ultradroite mis en examen

Dijon: un groupe d'extrême droite exige la libération des terroristes présumés liés à Logan Nisin

Coup de filet antiterroriste dans l'ultradroite pour des menaces d'attaque contre Macron

La France insoumise demande une commission d'enquête parlementaire portant sur les groupuscules d'extrême-droite.


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