Harcèlement à l'Assemblée nationale: Marine Tondelier dénonce "une blacklist des mecs avec qui il ne fallait pas trop prendre de risques" (vidéo)

Harcèlement à l'Assemblée nationale: Marine Tondelier dénonce "une blacklist des mecs avec qui il ne fallait pas trop prendre de risques" (vidéo)

Publié le :

Lundi 23 Octobre 2017 - 11:47

Mise à jour :

Lundi 23 Octobre 2017 - 12:07
© Philippe LOPEZ / AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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L'élue Europe-Écologie-Les Verts d'Hénin-Beaumont Marine Tondelier a pris la parole dans l'émission "19h le dimanche" sur France 2, dimanche, pour dénoncer le harcèlement dont sont victimes les femmes à l'Assemblée nationale. Et de révéler l'existence "d'une blacklist des mecs avec qui il ne fallait pas trop prendre de risques".

Dans la foulée de l'affaire Harvey Weinstein et de l'appel "BalanceTonPorc", la parole des femmes victimes d'harcèlement et d'agressions sexuels se libère dans la société française. Au point de briser l'omerta qui règne dans le monde politique sur ces comportements inadmissibles.

Dimanche soir, sur France 2, l'élue EELV d'Hénin-Beaumont Marine Tondelier a fait part de son expérience du sexisme à l'Assemblée nationale lorsqu'elle était assistante parlementaire de Cécile Duflot.

Dans l'émission 19h le dimanche diffusé sur France 2 dimanche 22, elle a raconté ce qu'il peut se passer au palais Bourbon. "Il y a des noms de parlementaires qui circulaient entre collaboratrices, car on savait qu’il ne fallait pas prendre l’ascenseur avec eux", explique la jeune femme. Et d'ajouter: "Il y avait un risque qu’ils vous collent une main aux fesses et qu’il y ait des histoires. Il y avait une blacklist (une liste noire, NDLR) des mecs avec qui il ne fallait pas trop prendre de risques".

Marine Tondelier explique que le harcèlement est quotidien de la part de certains élus: "Tous les jours, vous avez des remarques sur votre tenue vestimentaire, le maquillage que vous portez, sur le fait que vous êtes bien sympathique". Et d'ajouter: "C’est répété tout le temps. C'est insistant, c’est lourd. Jamais une femme va faire cela avec son collaborateur homme".

Pour elle, ce genre de comportement est inadmissible, "vous ne draguez pas votre collaboratrice, premièrement. Deuxièmement, il y a un rapport hiérarchique qui fait que c’est encore plus grave. Et troisièmement, c’est répété tout le temps. C’est lourd, c’est insistant".

Et de conclure: "Il n’y a pas d’excuses à ce genre de comportements, surtout quand on écrit la loi".

"Il y avait un risque qu’ils vous collent une main aux fesses et qu’il y ait des histoires", dénonce Marine Tondelier.


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