Harcèlement sexuel: Bruno Le Maire annonce qu'il ne dénoncerait pas un harceleur puis s'excuse (vidéos)

Harcèlement sexuel: Bruno Le Maire annonce qu'il ne dénoncerait pas un harceleur puis s'excuse (vidéos)

Publié le :

Lundi 16 Octobre 2017 - 12:42

Mise à jour :

Lundi 16 Octobre 2017 - 12:56
© Eric FEFERBERG / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Bruno Le Maire a annoncé sur Franceinfo ce lundi, qu'il ne dénoncerait pas un homme politique qui se serait rendu coupable de harcèlement sexuel. Avant de présenter ses excuses et de rétropédaler.

Petite polémique pour Bruno Le Maire. Invité sur Franceinfo ce lundi 16, le ministre de l'Economie a été invité à réagir sur le mot-dièse #balancetonporc, qui incitait ce week-end les internautes féminines à témoigner du harcèlement et des agressions sexuelles dont elles ont été victimes.

Jean-Michel Aphatie a d'abord demandé à Bruno Le Maire s'il connaît un homme politique "dont on dira dans dix ans: +nous savions qu'il était un harceleur+". "Non", a répondu simplement l'intéressé. Et le journaliste de lui demander s'il dénoncerait un tel comportement, ce à quoi le ministre a rétorqué: "C'est compliqué, mais… la dénonciation ne fait pas partie de mon identité politique".

Face à la polémique qui commençait à poindre sur les réseaux sociaux, le député d'Eure a publié une vidéo sur son compte Twitter où il présente ses excuses: "Je me suis mal exprimé, je le regrette. J'ai réagi au mot de +dénonciation+ que je n'aime pas et que je n'ai jamais aimé". Et d'ajouter: "Mais j'aurais dû réagir au problème du harcèlement sexuel lui-même que trop de femmes subissent en France. Pendant trop longtemps, on a voulu mettre la poussière sous le tapis, considérant comme anecdotique, négligeable, des faits qui sont profondément révoltants. Des faits qui doivent être jugés et sanctionnés".

"Il va de soi que si j'étais au courant de faits de harcèlement sexuel sur une femme, je serais le premier à les signaler", a poursuivi le ministre de l'Economie et des Finances, avant de conclure: "Il faut libérer la parole. Il faut que les femmes victimes puissent s'exprimer avec le soutien de toute la société et notamment des responsables politiques".

Bruno Le Maire a présenté ses excuses après avoir dérapé.

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